C ARC ERES
Ce mot sert aussi à désigner l'âge et l'époque d'un monument ; ainsi on dira d'une construction très ancienne, qu'elle a un caractère arclta/iqiie. C'est cette dernière acception qui a fait confondre ce mot avec celui de style , qui est tout différent. (Voy. Style.)
CARAVANSÉRAIL, s. m. — En Orient, on nomme caravansérails de grands bâtiments destinés à loger les voyageurs et les caravanes. Ils remplacent les auberges et les hôtels des peuples d'Occident. Il existe beaucoup de ces édifices en Perse. Ce sont pour la plupart de gi'andes constructions carrées, à deux étages, rarement trois, qui possèdent une série de petites chambres sur une seule ligne, débouchant sur un couloir. Cette ordonnance rappelle assez à l'esprit les dortoirs des monastères. Ces chambres sont voûtées, hautes seulement de 2",50 à 3 mètres au plus, et n'ont guère que 5 à 6 mètres carrés de surface ; elles sont sans fenêtres et ne reçoivent de jour que par la porte donnant sur le couloir, que les Perses nomment maiabè. Au rez-de-chaussée, derrière les chambres , il y a des écuries pour loger les chevaux et les chameaux. La disposition que nous venons de décrire existe sur trois côtés ; le quatrième, qui sert d'entrée, possède des portiques dans lesquels on vend des aliments usuels, du pain, du lait, des fruits. Sous ces portiques, il existe de petites cheminées dans lesquelles les valets font la cuisine, du reste fort peu compliquée, de leurs maîtres. Au centre de la cour, il existe un grand bassin avec une fontaine, ou bien ce que les Persans nomment un maatals, c'est-à-dire exposé à la lune ; c'est un perron de forme carrée ou hexagonale. On ne trouve absolument rien en fait de meubles dans ces hôtelleries. Chaque voyageur, eu aiTivant, occupe la première chambre libre; le logement est gratuit. Tels sont les caravansérails des campagnes. Ceux des villes sont de deux genres : les uns pour les pèlerins, les autres pour les marchands; ces derniers sont plus beaux et mieux agencés, on les nomme également Bazars (voy. ce mot). Dans les villes, chaque caravansérail reçoit spécialement des gens ou des marchandises de certaines contrées.
CARBOXATE DE CHAUX, s. m. — Cette
substance forme la base de tous les Calcaires (voy. ce mot) ; c'est une combinaison d'oxyde de calcium et d'acide carbonique.
CARBONISATION, s.f. — Opération qui consiste à brûler la surface des bois pour assurer leur conservation. On pratique la carbonisation sur les pieux, poteaux, pilotis, sur tous les bois qu'on enfonce en terre; cette opération empêche la pourriture des bois et prolonge par conséquent leur durée.
CARCASSE, s.f. — Bâti d'une feuille de parquet garnie de ses traverses et dans les- (juelles doivent être fixés les panneaux de remplissage. — La carcasse d'un bâtiment est l'ensemble d'une construction non terminée, ou ce qiii subsiste après un incendie.
CARCÈRES, s. f. — Mot emprunté du latin, très usuel dans la langue des architectes et des archéologues, et qui signifie prisons; c'étaient des loges dans les amphithéâtres et dans les cirques antiques, dans lesquelles on enfermait les gladiateurs, les chars, les com'siers, les bêtes fauves, avant la représentation.
Carcères, d'après uu bas-relief du Musée britannique.
Les carcères étaient généralement voûtées, et , dans les cirques , leurs portes donnaient directement sur le cirque ; celles-ci étaient à claire-voie.
Avant la course, les chars étaient remisés dans les carcères ; lorsque la trompette donnait le signal du départ, les valets du cirque ouvi"aient toutes les portes à la fois, et les cochers se rangeaient en ligne devant la corde.