‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 226 sur 325 · E^^^S^^^SI^^B^I^^A^^^I · texte numérisé non relu

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humide, et figuraient des dessins simples et susceptibles d'être tracés géométriquement. Bientôt on les cou\Tit d'une couverte, ou vernis sujet représenté dans Iciu- décoration, les

Fig. 9. — Carreaux à motif quaternaire (2"^ type).

vernissés ou revêtus d'émail ; ils sont en faïence ou même en porcelaine.

L'époque à laquelle les carreaux ont été le plus en vogue est sans contredit le xiii® siècle ; leur ornementation, fort simple au début, devint plus compliquée. Sous le rapport du

CARREAU

carreaux historiés peuvent se diviser en sujets gèomèiriqurs (fig-. 4), héraldiques (fig. 5), à décoration w^/t'/a/C; ammah{Vig. G), mixte (fig. 7), c'est-à-dire à la fois végétale et animale.

Sous le rapiaert de la disposition du motif, les divers caiTeaux peuvent se diviser en carreaux à motif unitaire, c'est-à-dire représentant un seul sujet, ou à motif quaternaire, dessin

Fig. lu. — Dessin formé par seize carreaux.

complet composé de quatre carreaux (fig. 8 et 9). Des motifs plus compliqués peuvent demander jusqu'à seize carreaux; tel est celui que représente notre figure 10. Enfin il existe des carreaux à motif dont on peut juxtaposer le nombre que l'on veut. Ordinairement on encadre les carreaux avec une bordure en terre cuite; notre figure 11 représente un type de ces bordures.

Fig. 11. — Bordure en terre cuite pour encadrement de carreaux.

Aujourd'hui les carreaux ordinaires sont en terre cuite rouge ; ils sont carrés, hexagonaux ou pentagonaux; ils servent pour le caiTelage des cuisines et, dans certaines localités, pour celui des chambres, salons et salles à manger. Ceux qu'on emploie à Paris sont fabriqués dans cette ville ou dans ses environs, à Massy et en Bourgogne.

Il en est des carreaux comme des briques ; leurs qualités et leurs défauts proviennent également du plus ou moins de soin apporté à

la préparation des terres et à leui* cuisson. On moule aujourd'hui et on comprime av(3c des machines les caiTeaux, pour leur donner une grande densité. — Quant aux carreaux vernissés , émaillés en faïence et en porcelaine , les fabriques françaises et anglaises exécutent des merveilles dans chaque genre. (Voy. Carrelage, Dallage et Payement.)

Carreau. — Petit bloc de pierre taillée, de peu d'épaisseur, qu'on pose alternativement avec des pierres loutisses pour faire liaison. Sa longueur est comprise entre 0™,40 et 1 inètre. Audessous de 0™,40 les blocs prennent le nom de moellons, et au-dessus de 1 mètre celui depierres de taille. Dans les chantiers, les ouvriers emploient comme synonyme de caiTeau, le mot car rotin.

Carreau en biscuit. — Pour la construction des poêles, les fumistes emploient des pièces en terre cuite nommées biscuits.

Carreau de plâtre. — Paralléhpipèdes en plâtre, fabriqués d'avance, et qui servent à construire des cloisons de distribution d'appartements. Ces carreaux sont posés de champ; suivant leur épaisseur, ils sont évidés à leur intérieur; mais leurs bords sont toujours creusés dans leur milieu , de façon à recevoir le plâtre qui sert à leur pose. Les carreaux de plâtre mesurent ordinairement 0™,49 de longueur, 0",33 de largeur et 0™,054 d'épaisseur; leur face est quelquefois striée, pour faciliter l'adhérence des enduits.

Carreau. — Ais carré ou planchette en chêne qu'on emploie comme remplissage d'une feuille de parquet.

Carreau. — Grosse lime à section rectangulaire, employée par les serruriers pour dégrossir les pièces de métal.

Carreaux de vitre. — Pièces de veiTe placées dans les châssis d'une fenêtre, dans les feuillures des châssis en fer ou autres ; elles sont ordinairement rectangulaires, mais on en coupe de toute forme.

Carreaux. — Mettre aux carreaux est un procédé en usage pour reproduire exactement, sans perte de temps et sans recherches, un tableau, un dessin, une estampe. A l'aide de ce procédé, on peut reproduire une œun-e dans sa dimension réelle ; on peut également la

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