‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 23 sur 325 · ABSIDIOLE · texte numérisé non relu

ABSIDIOLE

lairc, par exemple à Saint-Quenin de Vaison , jcomme le montre notre figure 1.

Aux xii^, XIII'' et xiv"^ siècles, on commence à entourer les absides de chapelles rayonnantes au nombre de trois (fig. 2) , de cinq ou même de sept. Nous devons observer aussi qu'à toutes les époques on trouve des églises terminées, par des absides carrées ; citons la cathédrale de Laon, l'église de Dol en Bretagne, Saint-Martin de Clamecy (xiii* siècle), l'église de Vernouillet et de Montréal (Yonne), de la même époque; de Gassicourt, près Mantes (xiv^ siècle) ; de Saint- Julien de Tours, ainsi que beaucoup de petites églises de la Bour-

Fig. 2. — Abside de Saint-G-uilliem du Désert (Hérault).

gogne, de la Bretagne, de la Champagne, de l'Ile-de-France et de la Normandie.

Les absides carrées sont surtout en usage en Angleterre ; on retrouve aussi cette disposition à Saint-Cyi'iaque d'Ancône, à Saint-Michel de Pise, etc.

Dans l'est de la France et dans la vallée du Rhin, certaines églises possèdent une seconde abside à l'extrémité de l'édifice, opposée au sanctuaire, et qu'on nomme à cause de cela contre-ahside ; telles sont les cathédrales de Mayence, de Trêves, et l'église de Saint-Sebald, à Nuremberg. Pareille disposition existe à la cathédrale de Ne vers.

Quelques églises ont des ahsides Jumelles, c'est-à-dire placées de chaque côté de la nef principale, comme à l'église du Taur, à Toulouse.

Enfin, dans d'autres églises, les transepts sont terminés soit par des pans coupés, soit par des hémicycles , auxquels on donne le nom d'aisides. Dans ce cas , les portes des transepts sont rejetées sur les flancs de l'édifice. Parmi

les églises où se trouve cette disposition, nous citerons les cathédrales de Soissons,.de Noyon, de Bonn, de Tournay, et de Saint-Pierre-èsliens, à Rome.

Un grand nombre d'églises ont leur grande nef flanquée de Bas côtés (voy. ce mot) qui se terminent par des absides qu'on nomme Absidioles (voy. ce mot); les nefs collatérales, ou les Collatéraux (voy. ce mot) , possédant des absides, servaient autrefois, celle de droite à la consécration des offi'andes, Trpoôeat;, celle de gauche à la sacristie et au trésor, oiaxovtxov.

Généralement, la chapelle absidale centrale, qui a plus d'importance que les autres, est dédiée à la Vierge , celles de droite et de gauche à saint Joseph, ou à un saint ou ime sainte sous le vocable desquels l'église est placée.

Quand les églises possèdent des crjqDtes, elles sont placées en général sous l'abside ; c'est pourquoi celle-ci est quelquefois surélevée de quinze à vingt marches au-dessus du sol de l'église, comme cela existe à l'église abbatiale de Saint-Denis.

II. On donne aussi le nom (Taisides aux châsses renfermant les reliques des saints ; on les nomme ainsi parce qu'on les conservait dans l'abside, ou qu'elles avaient elles-mêmes la forme d'une voûte.

ABSIDIOLE, s./. — Diminutif d'abside ; en général, toute abside de peu d'importance. On nomme aussi absidiole la saillie que font les chapelles rayonnantes d'un chœur, lorsqu'elles sont chacune accusées au dehors.

Mais ce mot s'applique plus particulièrement aux absides secondaires qui, dans un certain nombre de basiliques latines et d'églises romanes, terminent chacun des collatéraux et flanquent l'abside de la nef centrale.

Ces absidioles, dont sont dépom'vues les basiliques civiles des Romains, ainsi que celles élevées primitivement pour le culte chrétien, furent d'abord (nous l'avons xu dans le précédent article) affectées, l'une à la sacristie et l'autre au trésor.

Plus tard, le culte ayant admis la multiplicité des autels, ce furent les absidioles qui reçurent les autels secondaires. (Yoy. Autel et Chapelle.)

ABUB. — ACADEMIE.

Sous le i-appoit de la forme, de la construction et de la décoration tant extérieure qu'intérieui-e , les absidioles ne diffèrent en rien des absides principales.

Anciennement on disait absidioles.

ABUB, s. m. — Instrument à vent des anciens Hébreux, dont on ne connaît pas précisément la forme et que certains archéologues ont cru reconnaître dans des fragments de bas-reliefs. Kircher prétend que cet instrument ressemblait à un cornet, et dom Calmet à une flûte, celle que les Grecs appelaient àixêuSaia; enfin d'autres y voient une baguette de tambour.

ABUS, s. m. — Ce mot, dans le langage des arts, caractérise l'usage excessif, l'emploi irréfléchi et exagéré de certains procédés, de certains ornements, que de parti pris on applique systématiquement partout.

Par exemple , un architecte trouve-t-il à son goût un rinceau, une arabesque, un motif ou un style d'architectui'e ; s'il le reproduit à satiété dans ses compositions, on dit qu'il abuse de ce rinceau, de ce motif, de ce style d'architecture.

L'abus est aussi ancien que le monde, car l'homme tend à l'exagération, et c'est cette tendance qui a créé la plus grande partie des passions qui désolent l'humanité.

De son temps, Vitruve (liv. YII, ch. 5) se plaignait amèrement des abus introduits par les peintres dans la décoration des édifices :

ce On ne dessine sm- les murs, dit-il, que des monstres extravagants. On emploie pour colonnes des roseaux qui supportent un entortillement de tiges, de plantes avec leurs feuillages refendus et tournés en volutes. On fait des chandeliers qui portent de petits châteaux, desquels surgissent des branches grêles sur les- (iuelles sont placées des figures assises, dont les unes ont des têtes d'hommes et les autres des têtes d'animaux. »

Enfin il termine en disant : « Nous aurions grand besoin que Licinius pût ressusciter, pour nous reprendre d'un pareil abus... J'ai voulu faire savoir cela, afin d'ôter les abus en peinture. »

DICT. D'aRCHITECTCRE. — T. I.

Palladio, dans son Trailé d'architecture, consacre tout un chapitre (ch. 20) , Degli abusi, aux abus qu'il étudie et analyse avec grand soin ; il rédige même des préceptes absolus pour se préserver des abus.

ABUTER, V. a. et v. n. — Joindre; en termes de marine, mettre bout à bout, ou toucher par un bout ; ainsi on dit : ces pièces de bois abutent. Anciennement on écrivait abbutter. FauU lui {âme) fournir d'object oii elle s'ab'ulte. (Montaigne, I, 21.)

ACACIA, s. m. — I. Les variétés de cet arbre sont fort nombreuses, aussi les qualités de son bois sont-elles bien différentes suivant l'espèce ; nous distinguerons donc Vacacia véritable {acacia mimosa, famille des légumineuses), le faux acacia {rohinia pseudo-acacia) , ou Ro- BiisriER (voy. ce mot).

L'acacia véritable, assez rare dans notre pays, est originaire d'Afrique, mais il croît en Em'ope et en Asie; c'est un arbre très branchu, armé d'épines, ayant les feuilles opposées et des fleurs jaunes sans odeur.

Le bois de cet acacia, dur et liant, est propre à la charpente et à la menuiserie.

IL Objet que les empereurs du Bas-Empire, depuis Athanase, tiennent à la main sur les statues qui les représentent.

Les antiquaires ne sont pas d'accord sur ce que représente cet objet : les uns y voient un morceau d'étoffe que les empereurs déroulaient pour domier le signal des jeux; les autres, un placet ou un mémoire ; d'autres enfin pensent que c'était un petit sac rempli de teiTe et destiné à rappeler à ces empereurs qu'ils étaient mortels.

Acacia faux ou acacia blanc. — Voy.

ROBIXIER.

ACADÉMICIEN, s. m. —Membre d'une société appelée académie; les architectes qui font partie de la quatrième classe de l'Institut de France sont académiciens.

ACADÉMIE, s. f. — Terrain marécageux qui était situé dans la partie du Cérami<iue

acadp:mique.

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