ABRI. — ABSIDE
ments, et le remplissent avec la Scie a ficher ou la Batte (voy. ces mots).
III. Petites tranchées que les tailleurs de pierre font avec le marteau ou la hachette sur les lits et les joints des pierres, afin que le mortier ou le plâtre y adlière plus fortement , s'y accroche mieux.
ABRI, s. m. — Ce mot , même en nous renfermant dans le cadi-e de ce dictionnaire , s'applique à une quantité de constructions ; aussi dirons-nous, d'une manière générale : un abri est un lieu abrité , couvert ou même découvert ; un mur, par exemple , constitue un abri pour des arbres en espaliers.
Une toiture sert d'abri à ce qui se trouve au-dessous d'elle; un hangar, un appentis, mic sen-e, un cabinet de verdure, sont, chacun dans lem* gem'e , des abris.
ABRI-VEXT, s. m. — Tout ce qui sert à garantir du vent; petite hutte de bivouac pour une garde , pour un poste ; paillasson servant à abriter, à protéger contre le vent.
ABSCISSE, s. f. —Terme de géométrie.
L'une des Coordonnées (voy. ce mot), l'autre s'appelle Ordonnée (voy. ce mot), par lesquelles on définit la position d'une ligue ou d'ime com'be plane. L'abscisse est horizontale. On dit : axe des abscisses , axe des ordonnées, droites indéfinies qui se coupent et de l'intersection desquelles se mesurent les abscisses et les ordonnées. Comme on le voit, le mot explique bien sa racine ab et scinder e.
ABSIDAL , LE, adj. — Qui dépend de l'abside d'une église ; qui a rapport à l'abside. Ainsi on dit, chapelles absidales, élévaiion absidale, etc. On dit aussi apsidal, le; mais ce dernier terme, quoique se rapprochant plus de la racine du mot à']/tç, est à tort moins usité.
ABSIDE, s.f. — I. Partie, ordinairement circulaire ou polygonale, qui termine le chœur d'une église. On disait anciennement apside, de à'i^U, voûte, qui signifie aussi jaute d'une roue et arceau d'une voûte , de air-oj , antsiv , qui veut dire toucher, joindre , unir.
En effet, dans les basiliques romaines, l'abside était un enfoncement semi-circulaire où se tenait le juge sur son siège ; c'était la seule partie recouverte d'une voûte en cul-de-four ou en demi-coupole; aussi, à cause de cette forme, l'appelait-on concJta. (Voy. Eglise et Basilique.) A cette époque l'abside n'avait point de fenêtres.
Plus tard, lorsque les basiliques civiles furent consacrées au culte chrétien , l'évêque occupa la place du juge, et cet hémicycle devint le lieu saint, le sanctuaire, où furent placés l'autel, les bancs pour les prêtres et le trône pom' l'évêque. Le sanctuaire était alors séparé du reste de l'église par des rideaux qu'on écar-
Fig. 1. — Abside de Saiut-Queiiin de Vaison.
tait dans certains moments , ou par des grillages, ccmcelU. Cette disposition subsiste encore aujourd'hui dans les églises consacrées au culte catholique grec.
On désignait encore l'abside par les noms de tribunal^ de presbyteriiim, de capitium ou Chevet (voy. ce mot) ; c'était la partie la plus ornée et la plus riche de l'éghse , elle était pavée en marbre ou en riches mosaïques , et ses murs étaient revêtus de lamelles d'or et d'argent, ainsi que de peintures. L'abside était élevée de plusieurs degrés, d'où son nom à''apsis gradata, ou jîvîfjia.
L'abside fut longtemps regardée comme sacrée , et à cause de cela interdite aux laïques.
Pendant toute la période romane, on employa presque exclusivement à toute autre la forme circulaire pour les absides ; cependant dès cette époque on en voit de forme triangu-