CHARPENTIER. — CHARRETTE
portée, m-A°, Metz, 1840; — J.-Cli. Kraiït, Traité sur l'art de la charpente, tant en France, etc., 2 vol. in-fol., Paris, 1840; — Hanus et Biston, Manuel du charpentier, etc.; — B. Cabanié, Charpente générale, théorique etjiratique, 2 vol. in-fol., Paris, 1857; — J. Adhémar, Application de géométrie descriptive, charpente, 1 vol. in-S» et atlas in-fol., Paris, 1861; — Rondelet et Blouet, Traité théorique et 2)ratique de Vart de bâtir, 5 vol. in-4» et atlas in-fol., Paris, 1870.
CHARPENTIER, s. m. — Ouvrier (|ui taille et met en place les ouvrages de charpenterie ; entrepreneur qui se charge de faire exécuter ces ouvi-ages. — Les principaux outils du charpentier sont : la jauge, le crayon ou la sanguine, le cordeau, le fil à plomb, le trusquin, la fausse équerre, les compas et les équerres de divers genres et grandeurs. Tous ces outils lui servent à préparer et tracer l'ouvrage. Pour tailler le bois , les charpentiers emploient les haches, cognées, doloires , herminettes et scies de toutes sortes; pour le creuser, les ciseaux, fermoirs, ébauchoirs, becs-d'âne, bisaiguës, tarières ; pour le dresser, les rabots, varlopes, guillaumes, bouvets; pour les assembler, les maillets et marteaux; enfin, pour le levage des charpentes, les charpentiers utilisent des chèvres, cabestans et autres machines.
De tous les ouvriers du bâtiment, les charpentiers sont peut-être les plus intelligents, parce qu'ils ont l'habitude de se figurer les objets dans l'espace avant de leur donner une forme tangible, la connaissance de la géométrie et de ses applications, l'habitude de se servir d'outils variés et dangereux à manier ; l'espèce de gymnastique qu'ils sont obhgés de pratiquer pour grimper sur les chèvres, en un mot une foule de manœu\Tes, exercent et assouplissent à la fois le corps et l'esprit des charpentiers. On retrouve chez ces hommes un jugement sûr et rapide, de l'adresse, de la force, de la souplesse et de la tenue ; aussi en province les charpentiers sont presque tous sapenrs-pompiers, et ajoutons d'excellents pompiers.
Il existait anciennement une corporation des charpentiers qui comprenait tous les ouvriers travaillant le bois, charpentiers, menuisiers, tourneurs, charrons, etc. On les distin-
guait en c/tarjjentiers de la grande cognée^ ou charpentiers proprement dits, et diarpentiers de lapctile cofjnée, ou menuisiers. Les derniers statuts de cette corporation datent de 1454 ; une ordonnance de 104!) déterminait les clauses et conditions que devaient remplir les aspirants à la maîtrise. Les maîtrises ont disparu, mais le compagnonnage s'est conservé chez les charpentiers mieux que chez les autres ou\Tiers du bâtiment, et sous les dénominations de compagnons du devoir, de la llherté, ils ont constitué des associations, une sorte de franc-maçonnerie dont le but est d'entretenir parmi les associés des sentiments de confraternité en même temps que des relations propres à leur assurer des connaissances professionnelles théoriques et pratiques. Chez le charpentier il n'y a pas de garçons, mais des ouvriers d'un ordre inférieur qui sont nommés lapins tant qu'ils ne sont pas reçus compagnons. Le maître compagnon se nomme gâcheur; les leveurs sont ceux qui tracent le dessin sur bois. La journée du charpentier est de 9 heures en été et 7 heures en hiver. Ils font une fête de la corporation le jour de saint Joseph (19 mars), qu'ils ont adopté pour patron.
CHARRETIÈRE (Porte), s.f.— Porte à deux vantaux assez large (2'",80 à 3 mètres) pour permettre le passage d'une charrette, d'une voitm-e. Les cours de fermes , les remises et autres locaux agricoles sont fermés par des portes charretières , dont les vantaux sont formés de planches verticales réunies par des rainures et languettes. Ces planches sont maintenues dans des châssis en charpente avec traverses et écharpes. Les chardonnets ou montants du côté des murs sont pourvus dans le bas de pivots tournant dans des crapaudines en fonte, tandis que le haut est retenu dans des colliers en fer, nommés J?oiirdonmèreS; scellés dans le mur.
CHARRETTE, s. f. — Voiture à deux roues et à deux limons, qui sert au transport des matériaux. Les côtés sont composés de châssis à claire- voie nonunés ridelles, maintenus par des montants, et le fond de pièces de bois jointives nommées èparts. Les voitures des carriers se nomment moellonnières.