CHASSER. — CHASSIS
menuiserie, de sorte qu'en mastiquant le vide laissé par le chasse-pointe , on ne voit aucune
Cliasse-poiiite.
trace de la pointe. Quand on assemble la menuiserie avec des clous, on ne peut employer le chasse-pointe.
CHASSER, V. a. — Repousser une pointe à l'aide d'un chasse-pointe; enfoncer une cheville, une pointe à l'aide d'un marteau, d'un maillet ou du chasse-pointe.
CHASSE-ROUES, s. m. — Objet en fer ou en fonte, remplaçant une borne, qui, placé à l'entrée des portes cochères, ou dans un passage ou vestibule , empêche les roues de dété-
Chasse-roues en forme de console renversée.
riorer, d'endommager les pieds-droits des portes ou les bordures des trottoirs. Il y a des chasseroues de diverses formes : ce sont des boules, des consoles renversées (voy. notre figure), de petites bornes, des doubles branches, etc. ; enfin on fait des chasse-roues pivotant sur un axe.
CHASSIS, s. m. — Assemblage de pièces de bois formant cadre et entourant un panneau affleuré ou renfoncé, mais ordinairement, comme l'indique sa qualité de panneau, d'une matière plus fragile que le châssis ; ce dernier a pour but de consolider, renfoncer ou protéger le pan-
neau. Les châssis sont donc formés de montants et de traverses ; dans les menuiseries de croisées et de vitrages, les panneaux sont remplacés par des feuilles de veiTe. — La pieiTC, percée d'une ouverture caiTée ou circulaire pour recevoir un tampon de regard ou de vidanges, est un châssis; on fait aussi de ces derniers en fonte. On distingue donc des châssis de hois, de pierre, de métal, qu'on subdivise en châssis ouvrants, dormants, à coulisse ou à (juillotine, à tahatière. (Voyez nos figures, qui faciliteront, bien mieux qu'une longue description, l'intelligence des divers gem'cs de châssis.)
Les châssis à coidisse, vulgairement appelés croisées à guillotine, sont ceux dont la moitié inférieure se dédouble en remontant perpendiculairement sur l'autre moitié, au moyen d'une coulisse montante. Ces châssis, fort employés autrefois en France, ne sont guère en usage chez nous ; mais ils sont encore très fi'équents en Angleterre. N'ayant i^as besoin de ferrures, ils sont assez économiques et présentent en outre l'avantage de ne pas occuper de place à l'intérieur; mais à côté de ces avantages ils
Fig. 1. — Châssis de comble en bois.
ont aussi des inconvénients : ils réduisent de moitié l'ouverture de la baie, ce qui est fâcheux au point de vue de l'aérage ; puis ils sont dangereux, puisque si leur partie supérieure n'est pas bien assujettie, elle peut tomber sur la tête des personnes qui se mettent à la fenêtre. Aujourd'hui on a bien remplacé les crampons ou tourniquets d'arrêt par un contrepoids et une corde , mais l'humidité ou l'usure peuvent faire rompre la corde.
Les châssis de comble ou à tahatière ont reçu cette dernière dénomination par suite de l'analogie qui existe entre leur mode d'ouver-