POINTE
Vov. Cherche-
CHERCHE-POINTE, s. m. — Espèce de poinçon servant à chercher les trous des fiches, pom- les pointer ou les arrêter par des pointes. L'extrémité supérieure du cherche - pointe porte un talon , pour aider à le retirer du trou quand on l'a enfoncé de force. Les cherche-
Fig. 1. — Chevalement (profil).
voir de profil notre figure 1. Les chevalements servent à supporter la façade d'un bâtiment lorsqu'on est obligé d'en démolir une partie
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Fig. 2. — Clieyalement (face).
inférieure pour la reconstruire ou pour la modifier. Notre figure 2 montre la face du chevalement de la figure 1. Cet étayement a été construit pour supprimer un trumeau entre deux fenêtres du rez-de-chaussée, afin de passer un
CHEVALEES. — CHEVAUCHEMENT.
poitrail, pour rtablir une devanture de boutique.
Lorsqu'on place un chevalement sous une façade, ou étrésillonne les baies des étages supérieurs. Dans notre figure 2 , les deux baies du milieu sont seules étrésillonnées. — Quand la façade d'un bâtiment ne présente pas toute la stabilité désirable, on la maintient encore par des Contre-fiches (voy. ce mot). Des étais verticaux ou chandelles sont aussi placés sous les planchers inférieurs. (Voy Etais.)
Les chevalements doivent être faits avec de bons bois de brin suffisament forts. Hs réclament pour leur exécution les soins les plus minutieux et une très grande précision. Ils doivent porter sur un sol très solide et sur des madriers. (Voy. Étayement.)
CHEVALEES, s. /. — Étages soutenus à l'aide d'un chevalement.
CHEVALET, s. m. — Pièce de charpente formée par l'assemblage de deux Unçoirs ou noidets sous le faîte d'une lucarne ; on le nomme aussi chevalet de lucarne.
En couverture, ce terme désigne deux us-
Chevalet du couvreur.
tensiles très différents : c'est un support dont se servent les plombiers pour soutenir les tuyaux qu'ils soudent , ou bien c'est une espèce de console faite de planches minces et légères (voy. notre figure) , que les couvreurs attachent avec des clous ou des cordes aux bois de char-
pente, et sur laquelle ils s'échafaudent. Ces chevalets se nomment encore iriqiiels et traquets.
Chevalet. — Outil de treillageur ; c'est une espèce de petit banc à l'une des extrémités du- . quel s'élève une planche inclinée, nommée jdanchette. Le treillageur emploie ce chevalet pour 2^lancr les bois.
Les serruriers appellent clievalcts deux instrument différents : une boîte qui supporte le foret ou \di, fraise, et une espèce de presse dont ils se servent pour blanchir.
Chevai-et. — Appareil servant de support aux peintres pour peindre des tableaux de petites dimensions (d'où l'expression de tahhaux de chevalet), et aux sculpteurs pour modeler des bas-reliefs. Par extension, on nommait aussi chevalet un appareil à trois ou quatre pieds qui supportait des bustes et des statues ; aujourd'hui on le nomme plutôt selle. Enfin le chevalet sert, dans les salles de cours, pour supporter un tal)leau noir sur lequel on dessine ou sur lequel on écrit.
Chevalet. — En termes de fortifications, c'est un assemblage de pièces de bois servant de pile à un pont, de fascines ou de madriers. On s'en sert aussi dans les places fortes pour communiquer avec des ouvrages détachés.
En termes de marine, chevalet a deux significations : c'est d'abord chacun des deux montants qui portent la roue d'un gouvernail ; ensuite, une machine servant à passer les câbles d'un lieu à un autre.
Chevalet. — Sorte de râteher d'armes, dans les rendez-vous de chasse, dans les casernes, ou les corps de garde.
CHEVALIS, s. m. — Passage dans une rivière dont les eaux sont peu profondes.
CHEVAUCHÉ A JOIXT, part, passé. — Disposition, employée en" menuiserie, par la- (juelle le bord d'une planche recouvre la suivante, ou bien dans laquelle les joints des abouts des planches ne se rencontrent pas, comme dans un plancher de frise, par exemple.
CHEVAUCHEMENT, s. m. — Croisement de deux pièces ; mais en technologie on dit plutôt Chevauchuee. (Voy. le mot suivant.)
CHEVAUCHURE. — CHEVILLE.
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CHEVAUCHURE, s./. — Partie d'une table de plomb qui recouvre rextrcmité de l'autre. Certains revêtements, certaines couvertures sont en chevauchure. La longueur de la ehevauchui'e doit être suffisante pour empêcher l'eau de remonter entre les deux parties chevauchées. La chevauchure correspond à ce qu'on nomme le pureau dans les cou^■ertures en ardoises. Dans les couvertures en plomb, on remplace la che^^auchure par un bourrelet, en retournant ensemble les deux bords des tables de plomb qui se réunissent. (Voy. Em-
BARDELLEMEXT et DÔME.)
CHEVET, s. m. — Partie extrême de l'abside d'une église. Les chevets sont construits sur plans polygonaux, semi-circulaires, ou même rectangulaires. Quand le chevet est un mur droit, il peut être percé d'une ou de trois fenêtres et pourvu de contreforts. (Voy. Abside.) L'étymologie de ce mot vient de capitium, caputj tête, parce que l'abside représente la partie supérieure de la croix sur laquelle le Christ appuya sa tête. — Garniture de plomb qu'on met au bord des chéneaux.
CHEVÊTRE, s. m. — Pièce de bois faisant partie de l'enchevêtrure qu'on ménage dans les planchers, pour laisser passer des tuyaux de cheminées, des tuyaux de conduites, des trémies, etc. Le chevêtre porte des mortaises pour recevoir les solives de remphssage du plancher ; il est lui-même assemblé par ses abouts sm- les
Chevêtre. a, chevêtre ; c, c, solives d'eucUevètrui'e.
solives d'enchevêtrure. (Voy. notre figure.) Quand la trémie est à l'angle d'une pièce, le chevêtre est encastré par un de ses abouts dans une solive d'enchevêtrure, et de l'autre dans le mur. — Dans les planchers en fer, le che-
vêtre est un fer à double T qui se relie par des cornières avec les solives d'enchevêtrure, ou bien celles-ci ont des sabots en fer dans lestpiels portent les abouts du chevêtre.
Chevêtre (Faux). — Chevêtre placé derrière un autre, mais qui ne reçoit pas d'assemblage.
CHEVILLE, s.f. — Petit morceau de bois de forme cylindrique, légèrement conique, et taillé quelquefois en pointe (fig. 1 et 2). Les chevilles sont introduites avec force dans un trou
Fig. 1 et 2. — Clievilles du menuisier et du charpentier.
{enlaçuré) traversant le tenon et la mortaise ; elles servent à assujettir les assemblages de charpenterie et de menuiserie. Dans ceux-ci, on emploie généralement des chevilles de forme quadrangulaire, qu'on enfonce à force dans un trou cylindrique d'un petit diamètre ; aussi la cheville, obligée de se mouler en cylindre, exerce une pression considérable sur les parois du trou, ce qui donne une grande solidité à l'assemblage.
Fig. 3. — Cheville à tête.
Avant d'assembler définitivement les charpentes, les charpentiers les assemblent provisoirement , au moyen de chevilles en bois de 0"',30 à 0'",40 de largeur ; l'une des extrémités de ces chevilles (fig. 3) est munie d'une tête au milieu de laquelle on a pratiqué un œil qui sert à arracher la cheville. Si elle résiste trop , on donne quelques coups de marteau sous cette tête , en frappant de bas en haut.
Les serruriers assemblent les pièces de fer non seulement a-\-ec des boulons d'assemblage et des rivets, mais avec des chevilles en fer et des chevilMtcs.
Cheville de ranche. — Espèce d'échelons, de C^jSO de longueur, qui portent le Raxche (voy. ce mot) d'un engin ou la volée d'une grue. Les chevilles de ranche servent aux ou-