‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 265 sur 325 · CIBORIUM · texte numérisé non relu

CIBORIUM

CIMEXT.

Ou utilise les chutes d'eau comme force motrice pour des moulins, des scieries, etc.

CIBORIUM, CIBOIRE, s. m. —Espèce de dôme, quelquefois de pierre ou de marbre, mais plus souvent de bois ou de métal, porté

Fig. 1. — Ciborium de la basiliqvie de Saint-Georges au Vélabre, à Rome.

sur des colonnes, qui couvrait le maître autel des basiliques anciennes. Au centre du ciborium était suspendue, aU moyen d'une chaîne, une colombe en argent ou une tour d'ivoire qui contenait les hosties. Aujourd'hui, elles sont déposées dans une espèce de calice, nommé ciboire, et le grand ciborium s'appelle également Baldaquin (voy. ce mot).

Un ciborium renommé est celui dont l'empereur Justinien fit don à Sainte-Sophie. Il était exécuté en argent massif, et les colonnes étaient en vermeil. Il existe en Italie d'anciens ciboriimi ; notre figure 1 montre celui de la basilique de Saint-Georges au Vélabre, à Rome; c'est peut-être un des plus remarquables parmi les anciens ciborium. II se compose de

quatre colonnes en porphyi*e noir surmontées de chapiteaux, corinthiens sur celles de devant et composites sur les colonnes de demère. Les architraves supportent chacune huit colonnettes en marbre blanc, couronnées d'une corniche ser\-ant elle-même de support à un second rang de colonnettes sur plan octogone. Notre figure 2 montre un magnifique ciborium moderne exécuté sur les dessins d'un éminent artiste, M. Vaudremer, pour l'église de Montrouge, à Paris; ce monument, dans son genre, est sans contredit une des œun-es les mieux conçues et les plus remarquables de notre époque.

CIEL DE CARRIÈRE. — Voy. Carrière.

CIMAISE. — Voy. Cymaise.

CIMBLOT. —Voy. Simblot.

CIMENT, s. m. — Produit provenant de la cuisson complète de certains calcaires marneux ou argileux susceptibles de durcir très rapidement dans l'air ou dans l'eau.

Les ciments ne s'éteignent ni ne font efferverscence avec l'eau; mais, réduits en poudre et gâchés, ils durcissent facilement et promptement. A quelle époque remonte la découverte du ciment ? Les uns l'attribuent aux Romains et les autres à Smeaton, c'est-à-dire vers 1756. Ces deux versions sont également fausses. Les Romains n'ont jamais connu le ciment ; ils n'ont employé qu'un mortier hydraulique qu'ils tenaient des Etrusques, leurs maîtres dans l'art de bâtir. Quant à Smeaton, il aurait été devancé par des ingénieurs français, puisqu'un moine bénédictin, dom Coudret, rapporte dans ses Dissertations sur l'histoire générale de la Franche-Comté que, « vers 1651, existaient, dans les environs de Vesoul , plusieurs fabrications de ciments de toutes pièces, provenant de la cuisson de pierres grises tirées des lieux mêmes. Ce ciment servait, sans adjonction de tuileaux tii hriques, aux digues élevées sur les rives de l'Ognon, pour s'opposer à ses débordements désastreux (1). » — Ce ne fut qu'en

(1) Nous avons vainement cherché cet ouvrage, qui doit être rare ; Brunet ne mentionne pas dom Coudi'et dans son Manuel du libraire; la citation que le lecteur

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