CONCAVE. - CONDUIT
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contre-bas des fluides qu'ils comptent, et sous-
traits à l'action de la gelée.
CONCAVE , adj. -^ Dont le milieu est plus déprimé que les bords ; c'est le contraire de convexe.
CONCAVITP:, s.f. — Partie creuse d'un corps, d'une surface ; la concavité d'une voûte est l'intrados de cette voûte.
CONCENTRIQUE, adj. — Qui a le même centre ; se dit en parlant de cercles, de courbes , d'ARCS (voy. ce mot).
CONCERT (Salle de), s. f. — Local dans lequel on donne des concerts ; bâtiment qui renferme ce local.
Les salles de concert ont une «'rande analogie avec les salles de spectacle, soit au })oint de Vue de leiu' disposition d'ensemble , soit au point de vue décoratif; nous ne parlerons donc pas de leur construction, mais nous renveiTons au mot Théâtre.
CONDAMNER, v. a. — Ne plus se servir d'une baie. On condamne une porte, une fenêtre, un passage, eu empêchant ces baies de s'ou\Tir.
CONDUCTEUR, s. m. — Employé qui, sous les ordres d'un architecte ou d'un ingénieur, est chargé de la conduite des travaux d'mi chantier, c'est-à-dire qu'il surveille les oumers, la qualité des matériaux, mesure et cube les ouvrages, tient un carnet d'attachements, fait le relevé de ceux-ci contradictoirement avec les employés de l'entrepreneur. Il est sous les ordres des inspecteurs et des sous-inspecteurs , mais il commande aux piqueurs et au chef d'atelier.
Conducteur de paratonnerre. — Barre de fer ou corde métalli(pic qui met en communication la tige d'un paratonnerre avec un perJUiide. (Voy. Paratonnerre.)
CONDUIT, s. m. — 8uus le nom généri- <|ue de conduit, on désigne tout passage long et étroit permettant Fécoulemeut d'un fluide.
— Les conduits pour les eaux pluviales , pour la distribution du gaz d'éclairage ou des eaux affectent la forme de tuyaiLX et se nomment Conduites (voy. ce mot) ; ceux pour la fumée des cheminées , Tuyaux ou Coffres (voy. ces mots); ceux mettant les sièges d'aisances en communication avec la fosse se nomment tuijaujc de Chute (voy. ce mot).
Tous ces conduits sont faits de diverses matières; ils sont construits en maçonnerie, ou établis au moyen de tuyaux en métal ou de terre cuite ajoutés bout à l)out.
Il est un autre genre de conduits, qui fut en usage dans l'antiquité et qui offre un certain intérêt d'étude : ce sont ceux qui, tout en alimentant la combustion dans les Hypocaustes (voy. ce mot), concouraient, en même temps que ceux-ci, à échauffer l'atmosphère des chambres des habitations antiques et des salles de Bains (voy. ce mot et Thermes). Ces conduits étaient en terre cuite, de forme rectangidaire et percés de trous latéraux pour permettre le passage de l'air chaud. Ils étaient obstrués à leur départ par une tuile qui empêchait l'arrivée de la fumée du foyer dans la chambre. Ceux, au contraire, qui conduisaient au dehors la fumée de l'hypocauste étaient ouverts à leur naissance, et les trous latéraux étaient bouchés. Ils portaient des stries ou cannelures pom' faciliter l'adliérence (grippement) des enduits dont on les recomTait.
En menuiserie, le conduit est la partie excédante du fût d!un outil (soit en dessous, soit sur le côté) qui sert à l'appuyer contre le bois et l'empêcher de dévier.
En serrurerie, le conduit est un petit tube en tôle ou en fer-blanc encastré dans le mur et dans lequel passent les fils de tirage d'une sonnette ; on nomme ce genre de conduit fourreau. Le conduit de sonnette est encore un crampon à double pointe, en fil de fer fort, qui, planté dans un trou à tampon , retient les fils de sonnette à une hauteur voulue. — Le conduit d'un verrou est le crampon faisant l'oflice de conducteur à sa tige. (Voy. Verrou.) — Enfin on appelle conduit ou tube de longe, de hiUof, n\\ tuyau en fonte qui sert, dans les écuries et dans les boxes, à attacher les longes des chevaux.