COXE
En fumisterie, le conduit est une canalisation établie dans l'épaisseur des planchers et qui , ])renant l'air extérieur, l'amène autour des châssis des cheminées pour augmenter le tirage de ces dernières. Ces conduits sont ordinairement en tôle recouverte de plâtre, ou en tuile de Bourgogne. (Voy. Ventouse.)
CONDUITE, s.f. — Série de tuyaux servant à canaliser l'eau ou le gaz. Les conduites de gaz et d'eau de peu d'importance sont en plomb ; celles d'un diamètre considérable sont en poterie, en fonte, en tuyaux Chamcroy, etc. (Voy. Eau.)
En fumisterie, on appelle conduites les tuyaux servent à transporter la chaleur, au moyen de la vapeur ou de l'eau bouillante. (Voy. Vapeue, Thermosiphon, etc.)
Conduite des travaux. — La conduite des travaux est un des points les plus importants dans la construction d'un bâtiment. Elle est confiée par l'architecte à ses inspecteurs et conducteurs, et par l'entrepreneur à ses commis et chefs d'atelier ; elle se fait donc contradictoirement et à des points de vue différents.
Toutes les fois que l'importance des travaux l'exige, l'architecte désigne l'emplacement des chantiers et les ateliers affectés à chaque nature de travaux.
Il doit prendre les mesures nécessaires pour que les fers, les plombs , les bois , et autres matériaux ayant une valeur intrinsèque, soient rangés en magasin et inventoriés. Ces matériaux ne peuvent être enlevés ou réemployés que sur m\ ordre signé de l'architecte ou de ses agents.
Toutes les mesures de police que les architectes jugent convenable de prendre, soit pour assurer l'ordre sur les travaux parmi les ouvriers , soit pour la conservation des monuments, sont notifiées aux entrepreneurs, qui doivent, ainsi que leurs agents et ouvriers, s'y conformer scrupuleusement. Les travaux, suivant leur nature, doivent toujours être entrepris en Ijonne saison ; et l'architecte et ses agents doivent s'assurer, avant de commencer un ouvrage, que les matériaux sont disposés d'avance et prêts à être employés, afin d'é- ,
viter des retards pendant l'exécution. Lorsque, par suite d'une autorisation spéciale, il sera nécessaire de déposer, d'enle^'er on de démolir certaines portions d'un édifice ayant une valeur au point de vue de l'art ou de l'archéologie, l'architecte devra faire dresser un état actuel des parties qu'il s'agit de remplacer, avant de commencer l'exécution.
L'architecte ou ses agents veillent à ce que les matériaux provenant de démolitions soient immédiatement descendus sur les chantiers désignés ; qu'ils ne soient jamais déposés, même temporairement, sur des voûtes, des dallages et des couvertures, que la descente des matériaux soit faite avec soin, au moyen des équipages suffisants , et de manière à éviter toute espèce d'accidents. L'architecte et ses agents ont soin de s'assurer que les entrepreneurs chargés de travaux sont munis , chacun en ce qui les concerne , de tous les engins reconnus nécessaires, et que ces engins sont en bon état et liien établis.
Les dépôts de matériaux, tels que bois de charpente, pierres, moellons, etc., doivent toujours être isolés des monuments de manière à ce que le voisinage de ces dépôts ne puisse causer de dégradation aux édifices.
Lorsque les travaux sont' exécutés à proximité de sculptures, bas-reliefs, statues, l'architecte et ses agents doivent indiquer aux entrepreneurs toutes les mesures de précaution nécessaires pour couvrir et protéger ces objets pendant la durée du travail. On devra prendre toutes les mesures convenables pour que, pendant la durée des réparations, les vieilles maçonneries intérieures, et les voûtes particulièrement, soient autant que possible préservées de la pluie. Au contraire , si en plein été on construit des voûtes en briques, on devra les arroser deux ou trois fois dans la journée, afin que le mortier formant liaison ne se dessèche pas trop promptement , ce qui serait nuisible à la solidité desdites voûtes. — Tels sont les soins généraux qu'on doit donner à la conduite des travaux.
CONE , s. m. — Solide compris sous une surface engendrée par une génératrice se mouvant en suivant le tracé d'une courbe appelée