CONSTRUCTEUR
La console plate, qui est en manière de CouBKAU (voy. ce mot) ;
La console en enroulements , celle qui a des volutes à son sommet et à sa base ;
La. console en cncorlellement, une console (|ui a beaucoup de saillie et qui est composée ordinairement de plusieurs assises ;
La console renversée, celle dont la partie la plus saillante est en bas, et qui sert d'AuoucissEMBNT (voy. cc mot), comme à la façade de l'ancien hôtel de ville de Paris, ou bien comme les consoles qui surmontent les colonnes en avant-corps des pavillons du nouveau Louvre ;
Fig. 2. — Console lUi xvni^ siècle, rue de la Hanie, à Paris.
La console rampante, celle qui suit le mouvement d'un plan incliné ;
La console coudée, celle dont le contour en ligne courbe est interrompu par quelque angle ou partie droite ;
La console-clef, celle qui remplit ces deux offices. (Voy. Clef, fig. 4 et 5.)
Le type de la console antique affectait la forme, très logique du reste, d'un robuste talon. Au moyen âge, elle est plutôt un ornement ; elle se dessine tantôt en culots, corbeilles, mascarons, figurines; elle se transforme même en cul-de-lampe. La renaissance crée de belles formes de consoles, dessinées souvent avec beaucoup de talent et d'originalité ; enfin, au xviii'' siècle, la console n'est souvent qu'un ornement, comme le montrent nos figures 1 et 2.
Cette dernière console n'a même l'air que d'être un placage ; elle décorait la façade d'une maison aujourd'hui démolie, située rue de la Harpe, à Paris.
En serrurerie, la console est une pièce de fer cintrée qui sert à arrêter la courbe d'un jambage de fourneau de cuisine , etc.
Les fabricants d'appareils à gaz nomment consoles d'érlccb-age des espèces de hras ow. potences qui portent les réverbères à gaz dans les rues trop étroites pour recevoir .des candélabres.
CONSOLIDATION, s. f.
consolider.
Action de
CONSOLIDER, v. a. — Rendre plus solide ; l'art de bâtir donne, suivant les cas, des moyens très divers, que le lecteur trouvera dans différents articles de ce dictionnaire.
CONSTANTINOPOLITAINE (Architecture). — Héritiers de l'art des Romains, les artistes constantinopolitains suivirent le même système dans l'emploi de l'arc et de la voûte; ils le développèrent même d'une manière très remarquable. Ce développement fat l'un des caractères les plus saillants du style architectural de l'empire d'Orient. Ainsi les architectes constantinopolitains abandonnèrent complètement l'emploi de l'architrave pour lui substituer l'arcade. Ne s'arrêtant pas à cette unique innovation, ils surmontèrent leurs églises d'immenses coupoles, genre de voûtes que les Romains avaient très peu employé et dans des conditions différentes. (Voy. Coupole.) L'invention que firent ces architectes des Pendentifs (voy. ce mot) fut une application nouvelle et hardie de la forme courbe dont ou commençait déjà à faire un emploi presque abusif. Nous n'en dirons pas plus long sur ce style d'architecture, qui n'est qu'une partie du style byzantin, et comme complément nous prierons le lecteur de consulter les mots Byzantine et Latine, Architecture .
CONSTRUCTEUR, s. m. — Celui qui construit ; mais on ne devrait désigner sous
COXSTRUCTTBTLITE.
CONTinriTE.
ce nom quo l'homnio qui sait construire ; on dit : architecie-conxtr licteur, ingénieur-consiritcievr, enirejn'eneiir-consiructeiir, etc.
CONSTRUCTIBILITÉ, s. f. — Qualité de ce qui est constructible.
CONSTRUCTIBLE, aâj. — Qui peut être construit; ainsi on dit d'un plan, d'un projet, qu'ils sont ou ne sont pas construciihlcs.
COXSTRUCTIF, lYE, adj. — Qui a la force de construire.
CONSTRUCTION, s. f. — Action de construire. La construction, comme l'architectiu'e, est à la fois une science, ot un art qui comporte deux parties : la théorie et la pratique. La différence qui caractérise l'architecture et la construction , c'est que celle-ci fait partie de Farchitecture, tandis qu'à elle seule elle forme un tout complet et ne comprend pas seulement l'art de bâtir les édifices , mais aussi les machines, les constructions navales, etc. Mais nous ne pouvons nous occuper ici de ce mot que dans un sens restreint, dans le sens de l'art de bâtir. En nous plaçant à ce point de vue, la construction comprend trois divisions distinctes : 1" l'étude des sciences chimiques, physiques et naturelles, qui embrasse la connaissance générale des matériaux; 2" l'étude de la mécanique, qui comprend la mise en œuvi'e des matériaux, l'emploi des motem's, de l'outillage et de toute la machinerie; 3" la comptabilité, c'est-à-dire l'administration et la direction des chantiers, la jurisprudence et la législation des bâtiments. — Pour les définitions complémentaires de ce ternie, nous renveiTons le lecteur au mot Architecture,
Ce mot s'emploie également comme synonyme d'architecture et s'applique à tout édifice public ou privé ; ainsi on dit : constructions civiles, militaires, religieuses, rurales, urbaines.
Jurisprudence. — L'administration ne peut contrôler le mode de construction intérieure des bâtiments, ni s'immiscer d'aucune façon dans l'emploi, la mise en œuATo et la qua-
lité des matériaux. Un préfet ne peut prescrire l'étal )lissemeut de dosserets eu pierre de taille à l'intérieur des constructions ; ainsi jugé (22 août 18(i2) par le tribunal correctionnel de la Seine {Encijclop. Arch., 18G2).
— Un arrêté préfectoral, ni même un décret, ne peuvent non plus prescrire de disposer symétriquement la construction des façades des maisons établies le long de la voie publique, à moins qu'une loi spéciale n'ait investi l'administration de ce droit, ou que les propriétaires n'aient accepté volontairement par une convention l'obligation de disposer symétriquement les façades de leur immeuble. (C. d'Etat, 11 nov. 1859 ; id,. 11) juin 1863.)
Pour les distances et les règles à observer dans certaines consti'uctions, l'article G74 du Code civil renvoie aux règlements et aux usages particuliers. (Voy. Voirie.)
Un maire ne peut permettre que ce qu'il n'était pas défendu aux anciens officiers de la petite voirie d'autoriser. Dès lors , il excède ses pouvoirs en consentant à ce qu'il soit fait aux constructions situées en saillie quelques ouvrages de nature à les conforter, conserver ou soutenir. Son devoir est, au contraire, de s'opposer à leur exécution. (Cass., G déc. 1833; Duricux-Demoret, 4 janvier 1855; Vanreynsclioate.)
Bien que les constructions en retraite soient également contraires à la régularité de l'alignement, le maire ne doit pas exercer la même rigueur à leur égard , puisque l'administration a toujours les moyens de faire disparaître les enfoncements qui nuisent à la salubrité ou à la sûreté publique. (Art. 1G4-G5 de V Instruction concernant la voirie urbaine du 31 mars 1862.)
Construction (Poêle de). — En fumisterie, on nomme ainsi de grands poêles en faïence, à compartiments ou en biscuit, que les fumistes construisent sur l'emplacement que ces poêles doivent occuper.
Constructions civiles, militaires. — Voy. Civile, Militaire, Architecture.
Constructions religieuses, monastiques. — Voy. Religieuse , Architecture.
Constructions rurales et rustiques.
— Voy. HuRA'ijK. Architecture.
contiguïté, s.f. — État de choses qui se touchent : ainsi deux héritages, deux mai-
noi
CONTOUR. - COXTRE -BARRE.
sons, sont contigus lorsque rien ne les sépare, — Pour la jurisprudence voyez Mitoyen, Ifiir; Servitude et Vue.
CONTOUR, s. m. — Ligne qui délimite la forme d'un corps, du terrain^ etc.
CONTOURNEMENT DES FIBRES DU BOIS. — Défaut du bois causé par le vent, qui imprime à l'arbre une torsion. Les arbres ainsi contournés reçoivent le nom de bois tordu ou iois rebours; ils ne peuvent être équarris, car le fil du bois se présente en tous sens et souvent au rebours du mouvement de l'outil, tellement que le bois s'arrache au lieu de se laisser couper. Les arbres exposés au vent d'ouest présentent souvent ce défaut.
CONTRACTURE, s. f. — Ce terme, employé par Vitruve , sert à désigner le rétrécissement de la colonne dans sa partie supérieure.
CONTRADICTOIRE, adj. — Pesée, vérification contradictoires, c'est-à-dire pesée, vérification faites entre deux ou plusieurs parties diversement intéressées.
CONTRARIER, v. a.
vail d'ajustement spécial.
Exécuter un tra-
CONTRAT, s. m. — Convention pa.r laquelle une ou plusieurs personnes s'obligent envers une ou plusieurs autres à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose. D'où l'expression contractuel, qui signifie clause stipulée par un contrat ; ainsi on dit : peine, obligation, succession contractuelle. (Voy. Cahier
DBS CHARGES.)
CONTRE-ABSIDE, s.f. — Abside terminant une église du côté opposé à l'abside principale. Cette disposition, assez rare du reste, rejette la porte principale sur l'axe des transepts ou sur l'axe des collatéraux.
CONTRE-ALLÉE, s.f. — Allée d'un jardin , parallèle à la grande Allée (voy. ce mot) et placée sur l'un de ses côtés ; car il y a ordi-
nairement doux contre-allées, l'une à droite et l'autre à gauche de l'allée principale.
CONTRE-ARCATURE, s.f. — Arcs secondaires ou sous-arcs, qui sont comme des expansions de l'intrados des arcs qu'ils décorent. Ainsi les lobes qui existent dans les réseaux des fenêtres ogivales sont déterminés par des contre-arcatures. Cependant on a plutôt donné ce nom aux contre-arcatures formant
Contre-arcature.
une suite de découpures en manière de festons décorant l'intrados d'une arcade. (Voy. notre figure). — Ce n'est qu'au xin° siècle qu'apparaissent les premières contre-arcatures déterminant des lobes, et à la fin du xiv'' siècle qu'on rencontre celles auxquelles on a donné vulgairement le nom de Festons (voy. ce mot). L'emploi des unes et des autres devient de plus en plus fréquent au fur et à mesure que l'architecture ogivale approche de sa fin,
CONTRE-ARÊTIER, s. m. — Tuile ou ardoise qui précède celle qui est coupée obliquement pour former I'Arbtier (voy. ce mot). — On dit aussi contre-approche.
CONTRE-BANDE, s. f — Terme de blason. — Bande divisée en deux parties de différents émaux. (Voy. Blason.)
CONTRE-BARRE, s.f — Terme de blason. — Barre divisée en deux demi-barres, dont l'une est de métal et l'autre de couleur, (Voy. Blason,)
COXTRE-BAS. — CONTllE-FTCHE.
COXTRE-BAS (Ex) , ndv. — De bas en haut : opposé à contre-haut , qui signifie du haut en bas; d'où les expressions, poser un seuil, une assise en contre -Vas ou en contrehaut, c'est-à-dire au-dessous du sol ou au-dessus.
COXTEE-BOUTER ou CONTRE-BU- TER, r. a. — Contenir la poussée d'une forme quelconque de construction ou d'un teiTain au moyen d'un Coxtreport, d'un Arc-boutaxt ou d'un Étai (voy. ces mots).
COXTRE-BRETÈCHE, s.f. — Terme de blason. — ■ Rangée de créneaux de différent émail. (Yoy. Blason.)
COXTRE-CAXIVEAU, s. m. — Pavé placé contre un caniveau et sur la même ligne que lui.
COXTRE-CHAMBRAXLE, 5. m. — Moulures rapportées contre un chambranle, soit pour l'orner, soit pour lui donner une plus grande apparence. On utilise les contre-chambranles en maçonnerie, en marbrerie, mais surtout en menuiserie. (Yoy. Chambranle.)
COXTRE-CHASSLS, s. m. — Châssis de papier ou de verre qu'on met contre un autre châssis.
COXTRE-CHEVROX, s. m. — Terme de blason. — Chevron opposé à un autre de différent émail. (Voy. Blason.) — Ornement d'architecture nommé aussi Bâtons rompus (voy. ce mot).
COXTRE-CLAVETTE,s./. — Sorte de clavette de renfort qu'on place à côté d'une autre pour augmenter la force du serrage de deux pièces.
COXTRE-CLEF, s.f. — Claveaux ou voussoirs adjacents à la clef d'un arc, d'une voûte, d'une plate-bande. (Yoy, Clef, Vovssoir.)
COXTRE-CŒUR, s. m. — Partie verticale de la cheminée comprise entre les deux
jambages. Elle est adossée au mur sur lequel la cheminée s'appuie ; c'est ordinairement un contre -mur en brique, mais on emploie aussi comme contre-cœurs des plaques de fonte ornées. La peinture des contre-cœurs se fait à la colle quand ils sont en construction, et à la plombagine quand ils sont en fonte. La peinture à la colle se fait avec du noir de charbon en poudre et de la colle de peau : une seule couche suffit ; mais même lorsqu'on donne une couche de plombagine sur les contre- cœurs en fonte , ils doivent avoir été peints à la colle. — Pour la législation , voyez Contre-mur.
COXTRE-COMPOXÉ, aâj. — Terme de blason. — Dont les compons sont disposés à l'inverse des fasces de l'écu. (Voy. Blason.)
COXTRE-CORXIÈRE, s. f. — Bande de fer renforçant une cornière. — En construction navale , c'est une pièce de bois qui sert à lier la cornière et les estains.
C0XTRE-C0UDE,5. m. —Second coude pratiqué sur un objet en sens inverse du premier.
COXTRE-COUDÉ, ÉE, ^. ^;«ssé. —Objet coudé en sens inverse d'un autre ou de plusieurs autres coudes. (Voy. Fer, fig. 1.)
COXTRE-COURBE , COXTRE-COUR- ' BURE, s.f. — Courbe ou courbure contraire à la forme habituelle ; c'est ordinairement une courbe renversée qui termine la partie supérieure d'un arc en tiers-point. Les arcs en accolade sont généralement surmontés de contre-courbes.
COXTRE-EMPOISE, s.f — Pièce de fer ou de fonte qui sépare les tourillons du cylindre à étirer.
COXTRE-FEXÊTRE, s. f — Fenêtre placée dans un châssis qui s'ouvre de dedans en dehors, c'est-à-dire en sens inverse des fenêtres ordinaires. C'est une double fenêtre fort en usage sous les climats froids et humides.
COXTRE-FICHE, s.f — Étai placé obli-
CONTREFIL.