‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 304 sur 325 · COUCHE · texte numérisé non relu

COUCHE

de forger; c'est battre le fer à cliancl, réunir et souder au marteau plusieurs tiges ensemble.

COEYÉE, s.f. — Travail de peu d'importance que les omTiers traduisent par Bricole (voy. ce mot).

COSTIÈRES, s.f. — Languettes déterminant les flancs ou les faces latérales d'un coffre de cheminée ; ce n'est que dans la pratique journalière qu'on emploie ce mot sans y joindi'c celui de languette. (Voy. Coffre et la figure qui l'accompagne , et Languette .)

COTE, s. f. — Mesure de dimension inscrite sur un plan pour éviter d'avoir recours à l'échelle et pouvoir apprécier du premier coup la mesure d'un ensemble ou des parties de celui-ci.

L'apposition des cotes sur im plan ne dispense pas d'y mettre également l'échelle d'après laquelle le plan a été rédigé ; mais ce sont toujours les cotes qui font foi et auxquelles on doit se rapporter. On comprend que sur un dessin non dressé à l'échelle, comme un croquis, les cotes sont encore plus indispensables, car elles sont tout.

Les cotes s'indiquent sur les plans en chiffres arabes placés au milieu ou sur l'axe de la dimension à laquelle elles se rapportent. On attache les cotes aux extrémités des dimensions par un trait plein ou mieux encore ponctué; elles sont inscrites à l'encre rouge, terminées par une petite flèche indiquant les points précis où commencent et oîi finissent les dimensions inscrites. — Les cotes, étant, comme nous l'avons dit, ce qui fait foi sur un plan, doivent être très lisibles, exactement écrites, bien attachées, sans ratures, et surtout coUationnées avec le plus grand soin.

COTE, s. f. — De même que dans le langage usuel, ce mot signifie ligne saillante ; ainsi on dit, les côtes d'un dôme, d'une feuille d'ornement sculpté. — C'est aussi le listel nommé canne qui sépare les Caxxelures (voy. ce mot).

Cotes de coupe. — Saillies qui séparent les

douelles d'une voûte sphérique en parties égales.

Cotes de vache. — Fer carillon ou fanton servant de remplissage à un fourneau de forge, de cuisine, à un plancher en fer ou à tout autre travail de fmnisterie ou de maçonnerie.

— En serrurerie, on appelle aussi côtes les saillies de profil des fers à T, des poutres, etc.; dans ce cas ce mot est synonyme d'AiLE (voy. ce mot).

Cotes DU verre. — Stries ou filets saillants qui se trouvent sur la surface du verre , et qui , comme les Nulles et les bouillons ^ constituent un défaut.

COTER, V. a. — l\Icttre les cotes ou mesures sur un plan, d'où l'expression p/r/u coté.

— Ce travail doit être fait avec le plus grand soin et la plus rigoureuse exactitude. (Voy, Cote.)

COTÉS (Bas). — Voy. Bas côtés et Collatéral.

COTERIE, s. /. — Nom avec lequel les omTiers du bâtiment s'interpellent dans le chantier ; d'où l'habitude prise par les architectes d'appeler les peintres ou les menuisiers de cette façon : « La coterie peintre, la coterie menuisier, écoutez, etc. »

COTIÈRES, s. f pi — Voy. Costières.

COUCHE, s.f. — Ce mot a dans les industries du bâtiment les mêmes acceptions que dans le langage usuel. Il s'applique à toutes les matières plus ou moins liquides susceptibles d'être étendues. Ainsi on dit, une couche de mortier, de plâtre, de ciment, de sable, de terre, etc.

Pour les pierres, les briques, etc., on se sert du mot assise pour désigner une couche de mortier ou de plâtre gâché étendue horizontalement ; on emploie aussi le mot lit.

La peinture en bâtiments, quelle qu'en soit la nature, peut être appliquée à une, deux, trois couches, et plus.

Il est bon de donner à chacune un ton différent pour être assuré (|ue toutes ont été

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