‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 312 sur 325 · CRAIE · texte numérisé non relu

CRAIE

TRE, etc., ainsi qu'à des oun-ages spéciaux, notauimcnt à notre Traité des constructions rurales, qui renferme les détails les plus complets sur les couvertures économiques.

COUVRE-CHEF, s. m.

Dais (voy. ce mot).

Synonyme de

COUVRE-JOINT, s. m. — Tout objet recouvrant un joint.

En menuiserie, c'est une tringle de bois mince et chanfreinée qu'on rapporte sur les joints de planches accolées. Les couvre-joints peuvent également être faits avec des baguettes moulurées ou dont la section présente un demi-cercle.

En couverture , les couvre- joints sont tantôt des bandes de métal recourbées et agrafées aux feuilles de manière à leur conserver une dilatation libre; ou bien ce sont de fortes tringles de forme trapézoïdale, des tasseaux qu'on recouvre de métal. Les tuiles creuses {chapeaux) (voy. Couverture) posées sur les joints des tuiles plates à rebords , qui ne sont que juxtaposées , constituent des couvre-joints.

COUVREMENT, s. m. — Abréviatif peu usité et synonyme de Recouvrement (voy.

ce mot).

COUVREUR, s. m. — Ouvrier qui fait des couvertures, ou entrepreneur de couvertures. Autrefois on donnait exclusivement le nom de couvreur à l'ouvrier qui faisait la pose de la tuile ou de l'ardoise. Les ouATiers établissant ■les couvertures en métaux se nommaient plomhiers et zingueurs. Cette distinction entre les ou-^Tiers d'un même corps d'état a disparu aujourd'hui, et les couvreurs sont ceux qui font les couvertures; on dit cependant couvreur-plomlier, car le couvreur-entrepreneur fait aussi tous les travaux de plomberie.

Les principaux outils, employés par le couvreur sont , avec les échelles et les cordages : Vessette; V enclume, sur laquelle se taille l'ardoise avec le marteau dit à ardoise, qui sert en même temps à clouer; le tire-clou, le martelet pour couper la tuile, le contre -lattoir, enfin Vavge et la truelle (voy. ces mots et les figu-

res qui les accompagnent). — Les cou'VTeurs'se divisent en compagnons et en aides ou garçons; leur salaire est le même en été et en hiver, bien que les journées soient moins longues dans cette dernière saison. — Le métier de couvreur exige beaucoup de prudence et d'adresse et une grande souplesse de corps.

COYAUX, s. m. pi — Petites pièces de bois formant un adoucissement entre le pied des chevrons et la saillie de l'entablement.

Coyaux.

(Voy. notre figure) Les coyaux A ont pour but de former l'égout d'un comble et de faciliter la chute et l'écoulement des eaux pluviales.

COYER, s. m. — Maîtresse solive, posée en diagonale, qui reçoit l'assemblage des soliveaux en emjjannon; ce sont en un mot les entraits des arêtiers et ceux des noues, ainsi que ceux des demi-fermes. Le coyer s'assemble ordinairement dans une pièce horizontale par l'une de ses extrémités, tandis que l'autre reçoit le pied de l'arbalétrier.

CRAIE, s.f. — La craie compacte est depuis longtemps employée comme pierre à bâtir dans les pays dépourvus de roches ou autres pierres à bâtir, mais elle ne fournit que de mauvais matériaux. La craie tendre, suscep-

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