CROMLECH. — CROSSE
figui-e particulière et celui d'un objet qui devint souvent un monument d'une certaine importance. La croix est une figure géométrique des plus élémentaires, et, à cause du crucifiement du Christ, elle devint le symbole de la religion chrétienne; c'est pourquoi elle a été fréquemment appliquée au plan et à l'ornementation des édifices religieux, principalement des églises.
La croix peut être simple ou composée, unie ou ornée. Elle peut même varier dans le nombre comme dans la disposition de ses bras ; ainsi on distingue (voy. nos figures) la croix de Saint-André , fréquemment employée comme
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Fig. 1 à 6. — Divers genres do croix.
décharge dans les pans de bois, les grands combles, les cintres pour la construction des voûtes, les grands échafauds ; la croix ordinaire ou type primitif, qu'on appelle aussi tau à cause de sa ressemblance avec la lettre grecque de ce nom ; la c7'oix papale, à trois rangs de bras ; la croix archiépiscopale , ou à deux rangs de bras : elle est aussi dite de Lorraine, parce qu'elle formait le principal motif des armoiries de la Lorraine ; la croix latine, enfin la croix grecque.
Lorsque les croix sont ornées, elles prennent, indépendamment des noms que nous avons indiqués, les qualifications de croix pattée, lorsque l'extrémité des bras s'élargit ; de croix ancrée, lorsqu'ils sont recourbés ; de croix fleur onnée, quand des fleurons les terminent ; florencée, quand ces fleurons sont des fleurs de lis ; potencée^ quand les bras sont en forme de potence; contre-potencée , quand le^ potences sont opposées, etc.; du reste, au mot Blason, plusieurs écus portent différents genres de croix que le lecteur pourra consulter, s'il le désire.
CROMLECH. — Yoy. Celtiques, Monuments.
CROQI'LS, s. m. — Dessin, fait à main
levée, qui reproduit un dessin sans autres proportions et dimensions que celles fournies par une sûreté de coup d'œil plus ou moins grande de la part du dessinateur.
On nomme croquis coté un croquis portant les cotes de grandeur de l'objet représenté.
CROSSE, s./. — Ornement, particulier à l'architecture ogivale, qu'on nomme aussi crochet. On retrouve cet ornement sur l'extrados des arcs, les rampants des frontons, les arêtes des pyramides, etc.
Fig. 1. — Crosses entablées du xm" siècle.
Les crosses imitant les bourgeons des arbres apparaissent à la fin du xii" et au commencement du xiii" siècle ; c'est surtout à l'origine qu'ils méritent le nom de crosse.
Les premiers types sont de simples tiges
Crosse du xiy siùcle.
assez longues et recourbées en volute à leur extrémité ; ils sont ù.\i&feuillcs entahlées (fig. 1), quand ils décorent les corniches et les entablements.
Au xiv"^ siècle, la tige des crosses se raccourcit, puis disparaît, et leur courbure en volute regarde la terre (fig. 2), ou se redi-esse au contraire en l'air, comme le montrent les deux figures suivantes.