CI1088ETTE
Les crosses du xv" siècle (fi g. 3 et 4) gardent ce galbe et prennent pour type ordinaire la
Fig. 3. — Crosse du xv<^ siècle.
feuille de vigne, de chardon ou de chou, et se dessinent avec beaucoup d'élégance. Quelque-
Fig. 4. — Crosse du xv<^ siècle.
fois aussi les crosses sont remplacées par des espèces de cornes, de faucilles, ou dents de
Fig. 5, — Crosse du commencement du xvi' siècle.
sanglier, par des animaux ou des monstres fantastiques accroupis sortant de feuillages. Il en est même qui sont terminées par des
têtes d'homme; enfin, au commencement du xvi'' siècle, les crosses affectent les formes
Fig. 6. — Crosse du commencement du x\^* siècle.
que montrent nos figures 5 et 6. (Voy. Enta- BLÉES, Feuilles.)
CROSSETTE, s. f. — Espèce d'oreille que forme la partie supérieure et transversale du chambranle d'une baie rectangulaire. Les crossettes sont fréquemment employées dans les édifices de l'architecture gi'ecque ; notre figure présente en a, b, c, trois genres de crossettes.
Crossettes.
C'est encore une certaine saillie des pierres destinées à s'encastrer dans une entaille de même forme pratiquée dans une pierre adjacente. Ce genre de crossette a pour but de consolider les plates-bandes d'une grande étendue. Dans ces temps modernes , ou a imaginé de ne plus extradosser les arcs, mais d'entailler le haut des voussoirs pour les faire raccorder avec les assises horizontales ; ce mode d'appareil, dont on rencontre des exemples dans les constructions antiques, a repris faveur à notre époque, surtout à Florence, ce qui lui a valu aussi le nom à'' ajipareil florentin. Quand une voûte est ainsi appareillée, on dit qu'elle l'est en tas de cliarge. (Voy. Charge.)