AIGLE
de la feuille inférieure ; ces agrafes sont ainsi placées pour empêcher l'action des vents ou toute autre cause de soulever les feuilles.
L'extrémité d'une couverture en zinc doit être toujours pourvue des landes iV agrafe. On nomme ainsi une bande de zinc clouée à la partie inférieure d'une couverture et qui sert à agrafer les feuilles de zinc placées au-dessus. — En termes d'antiquités, on nomme agrafes les petits objets servant à attacher les vêtements, les armes, la coiffure, etc. L'agrafe la plus employée était une forte épingle qu'on engageait dans un crochet d'arrêt après avoir piqué l'étoffe du vêtement ; les broches modernes de dames peuvent donner une idée de ces sortes d'agrafes, qui recevaient des formes variées et qu'on faisait en os, en ivoire, en bronze, en argent et en or. (Voy. not. Diction. de la curiosité, au mot Agrafe.)
AGRAFER, v. a. — Attacher, fixer, uuir, fermer au moyen d'une agrafe.
AGRANDIR, v. a. — Donner plus d'étendue à un bâtiment, à un édifice, à un jardin. Il ne faut pas confondre ce mot avec grandir. Ainsi un plan est à 0",01 pour mètre ; si on le dessine à 0™,02, on grandit ce plan.
AGRANDISSEMENT, s. m. — Action d'agrandir. On agrandit une ville en y ajoutant un nouveau quartier ; on dit alors : les agrandissements d'une ville.
AGREGAT, s. m. — Masse produite par la réunion de diverses substances pouvant former un corps solide ; le ciment et le silex concassé forment un bon agrégat.
AGRES, s. m. — Ensemble des machines employées dans les travaux de bâtiment et des objets servant à les faire fonctionner. Lorsqu'un entrepreneur a terminé ses travaux ou qu'il les abandonne pour une cause quelconque, il doit procéder à l'enlèvement de ses agrès, comme de ses outils, équipages, matériaux et autres objets à lui appartenant.
Agrès. Tout ce qui n'est pas la coque, les mâts , les munitions, les vivres, dans un navire. La coque, les agrès et les ajiparaux sont
l'hypothèque du loyer de l'équipage. (C civ., art. 271.)
Agrès. — Moufles, poulie et cordage faisant partie de la chèvre des maçons. (Voy. Chèvre.)
AGROUPER, V. a. — Mettre en groupe.
(Voy. Grouper.)
AHAH ou HAHA, 5-. m. — Ouverture pratiquée dans un mur d'enceinte d'un parc, d'un jardin, et qui n'a pas de gi'ille. Cette ouverture au niveau d'une allée est terminée par un saut de loup. On pratique des ahahs, afin d'agrandir la perspective d'une allée d'un jardin, qui paraît agrandie de tout l'espace situé au delà du fossé ; on ne s'aperçoit de la présence d'un ahah qu'arrivé au bord du saut de loup.
AIDE, s. m. — Ouvrier qui dans un chantier sert de manœuvre à un maçon , à un cou- ^Teur, à un compagnon quelconque. On dit dans la langue des chantiers , un garçon et' son aide, un aide-limousin , etc.
AIDEAU, s. m. — Pièce de bois que l'on passe en travers des Ridelles (voy. ce mot) d'une charrette, d'un chaiiot, pour relever la partie antérieure de pièces de bois et les empêcher de porter sur le limonier.
AIDE-RESSORT, s. m. — Petite pièce de fer ou d'acier, montée sur platine, qui, justifiant son nom, aide le ressort d'mie serrure souvent trop faible eu égard au poids de son bouton.
AIGLE, s. m. et/. — L'aigle a joué un grand rôle dans les productions de l'art ; il a été employé, comme motif de décoration, dans les frises d'entablement, dans les chapiteaux, dans lesquels il a souvent remplacé les volutes ; enfin en caractère ou marque.
Les Perses avaient pour bannière un aigle d'or. Les 'Grecs avaient fait de cet oiseau le porte-foudre de Jupiter, et ce dieu s'était métamorphosé en aigle pour enlever Ganymède dans les cieux.
Les Romains avaient la hampe de leurs di'a-