AIRE
Aileron.
En seiTurerie, les ailerons sont les parties de fiches encastrées dans le bois ; on dit aussi ailes cC une fiche. (Voy. Aile.)
En vitrerie , les parties saillantes et opposées des plombs de vitraux, déterminant la rainure qui reçoit les bords des pièces de veiTe, sont appelées ailerons.
AILETTE, s.f. — Diminutif d'aile, mais mot employé plutôt en mécanique qu'en architecture ; ainsi on dira les ailettes d'un anémo-
mètre, mais plus rarement les ailettes d'un édifice, d'un bâtiment.
AIR, s. m. — L'un des éléments de la nature , qui a été assez étudié dans ces derniers temps et qu'on a pu utiliser conune force, sous le nom d'a/r comprimé. Ce nouvel agent a été appliqué à la Ventilation (voy. ce mot), à des machines à perforer les roches et à la transmission; on fait aujourd'hui des sonnettes d'appartement à l'aide de l'air comprimé. Nous ne doutons pas que, dans un avenir plus ou moins éloigné, l'air comprimé ne joue un très grand rôle en dynamique, en mécanique, et dans la ventilation; c'est, du reste, à l'heure actuelle une des grandes forces connues, mais que l'homme ne sait pas encore emmagasiner, employer et diriger convenablement.
AIRAIN, s. m. ■ — Alliage de cuivi'e et d'étain, et quelquefois de zinc; synonyme de Bronze (voy. ce mot). Un airain fort célèbre» dont on ne. connaît pas la composition, c'était Vaii-ain de Corinthe. On doit reléguer au rang des fables la découverte fortuite de ce métal, qui aurait été produit par l'alliage de métaux fondus ensemble lors de l'incendie de Corinthe par Mummius , incendie survenu 146 ans avant J.-C. ; or il est démontré que l'airain de Corinthe était fort réputé avant cette époque. On prétend qu'il entrait de l'or et de l'argent dans sa composition. — L'airain est connu de toute antiquité, puisque les peuples les plus anciens l'avaient appliqué à la fabrication des socs de charrue et des armes. (Voy. Bronze, dans notre Diction, de l'art et de la curiosité.)
AIRE ,s.f. — Du latin area, surface plane, superficie, espace vide ou découvert.
Dans l'antiquité , ce mot a toujours été appliqué à une surface unie, découverte et d'un espace limité.
On nommait ainsi des enceintes sacrées qui étaient fort en usage en Orient et que, dans les contrées occidentales et septentrionales de l'Europe, les Celtes limitaient par des pierres debout. (Voy. Celtiques, Momime^its.)
Les Romains apportaient un grand soin à l'exécution de leui-s aires. Dans leurs bâtiments