ANNEAU
ANNELURE.
BiBLlOGBAPniE. — V. Moknus, Historia imarjinum sacrarum, in^"; — P. Cahier, Sur quelques points de zoologie mystique, Paris, 1842, brocli. in-é".
ANNEAU, s. m. — Ornement composé d'une ou de plusieurs moulures et qui ceint le fût d'une colonne; cette dernière est dite alors anneUe, et le système décoratif est appelé annchire. On ne rencontre guère de colonnes annelées qu'aux xii'= et xiii^ siècles, et leur profil peut être simple, c'est-à-dire formé d'un seul tore, ou bien riche et composé de plusieurs moulures auxquelles se joignent quelquefois des ornements. (Voy. Annelurb.) On a souvent donné aux anneaux le nom de Bague (voy. ce mot).
Anneau. — Listels ou filets placés sous l'échine du chapiteau dorique grec et dont le nombre peut varier de trois à cinq ; on nomme aussi ces listels Annelets (voy. ce mot).
Anneau. "(Serr.) — Cercle de métal soudé ou non soudé servant de suspension, de cordon de tirage, etc.
L'anneau de serrurerie sert à une infinité d'usages : l'anneau étamé d'un loqueteau sert à tirer celui-ci ; les anneaux fixés sur des pierres, des trappes, servent à lever ces pierres ou ces trappes.
Dans une clef, on nomme anneau la partie qu'on tient dans la main pour tourner la clef dans la serrure.
Jj''anneau irisé en acier est destiné à réunir plusieurs clefs ensemble ; enfin les anneaux portant tige à vis, à pointe ou à scellement sont employés pour tirer des tiroirs, attacher des chevaux, ou à réunir deux ou plusieurs objets.
ANNELÉ, ÉE, jjart. passé. — Décoré ou pourvu d'anneaux, d'annelure.
ANNELET, s. m. — Filets, au nombre de
Annelets.
deux, trois ou cinq, soutenant la moulure ou
quart de rond d'un chapiteau dorique. On les nomme aussi Armilles (voy. ce mot).
Annelet. — En termes de blason, ce mot signifie petit anneau.
ANNELURE, s.f. — Décoration des fûts de colonnes consistant en anneaux répartis sur divers points de sa hauteur.
Cette décoration est principalement propre aux édifices de la seconde moitié du xii^ siècle et de la première du xiii'^; les exemples de
Fig. 1. — Annelure.
date antérieure et postérieure sont fort rares. Nous devons observer aussi qu'il n'y a ordinairement qu'un ou deux anneaux aux fûts des colonnettes de cette époque, mais il en existe dont l'annelure se compose d'un plus grand nombre d'anneaux : ceux-ci ne paraissent pas avoir eu simplement pour but de décorer les fûts, mais aussi de remédier à leur maigreur ; ce qui pourrait le prouver, c'est que les anneaux ainsi exécutés ne font leur apparition qu'en même temps que les longues et maigres colonnettes. Souvent les annelures ont été employées comme moyen de construction ; ce sont alors des pierres faisant saillie et percées de manière que les bouts de colonnettes s'y engagent dessus et dessous. Fréquemment aussi, le diamètre du fût subissait une diminution au-
ri
Fig. 2. — Annelure traversée par un goujon.
dessus de chaque anneau. Ces derniers étaient alors comme autant de coussins placés entre