ANNEXE. — ANSE DE PANIER
les tronçons d'une colonnette non monolithe et au travei-s desquels passaient les goujons de fer destinés à en empêcher le déplacement : notre figure 2 montre cette disposition.
Il existe en Angleterre et en Allemagne des exemples de tores d'archivolte et de nervures décorées d'anneaux. (Voy. Anneau, Colonne, Fut, Bague.)
ANNEXE, s. f. — Tout ce qui est uni à une chose principale. On dit : un bâtiment et ses annexes, une ferme et ses annexes. Les annexes d'une écurie sont : la sellerie, la buanderie, les greniers à foin, etc.
ANNILLES ou ANILLES, s. f. (Arch. hydraul.) — Anneaux ou tirants de fer qu'on scelle dans le parement des bajoyers d'une écluse (voy. Baioyers), et qui servent à retenir les poteaux de garde que l'on pose le long des branches et sur les faces de l'avant-bec des piles, dans les écluses à double passage, pom- garantir leurs parements du choc des bâtiments.
Annilles. — ■ Anneaux de fer qu'on met autour des moyeux des roues des moulins pour les renforcer.
Annilles. — • Terme de blason. Sorte de croix ancrée, ou figure en forme de deux crochets adossés.
ANNULAIRE, adj. — Qui ressemble à un anneau , qui a* la forme d'un anneau ; voûte en berceau qui porte sur deux murs circulaires concentriques ; telles sont les voûtes qui dans les églises contournent le chœur aiTondi en abside : les ou^Tiers désignent ces genres de voûtes par le nom de ierceaux tournants. Si le point d'appui intérieur se réduit à un seul pilier rond et central autour duquel tourne la voûte, et cela sans discontinuité, on la nomme voûte sur le noijau ; citons comme exemple la voûte de l'hôtel Colbert, à Paris, à l'angle des rues de l'Ancien Hôtel Colbert et de la Bûcherie. Plusieurs édifices antiques possèdent des voûtes annulaires : le mausolée d'Adrien (aujourd'hui fort Saint- Ange) , quelques tombeaux de la voie Appia.
Parmi les édifices modernes possédant des
voûtes annulaires , citons la voûte du premier étage de la halle au blé, à Paris. On donne aussi le nom de tambours annulaires à des bossages cylindriques que portent certaines colonnes ; on en voit des exemples aux palais du Luxembourg et du Lou\Te, à Paris.
ANNUSURE. — Yoy. Ennusure.
ANSE, s.f. (Serr.) — Petite tringle cintrée en demi-cercle servant à prendre à la main un vase ou un récipient quelconque; partie demi-circulaire d'un cadenas qui passe dans deux pitons et dont l'extrémité rentre ensuite dans le Cadenas (voy. ce mot).
Les artilleurs nomment avises les deux an neaux de fer qui sont de chaque côté d'une bombe.
ANSE DE PANIER (1), loc. et s.f. —Arc dont la flèche est différente de la demi-ouverture du cercle qui le constitue. L'anse de panier se décrit au moyen de plusieurs centres. Sa flèche peut être plus grande que la demiouverture d'un cercle, comme dans la figure 1 ; elle peut être moindre, comme dans la figure 2. Dans le premier cas , l'anse de panier est surhaussée; dans le second, elle est surhaissée. Cette dernière courbe est de beaucoup la plus employée.
L'anse de panier se rencontre rarement dans les monuments antérieurs au xv*^ siècle ; à partir du xvi% l'anse de panier surbaissée se généralise. Pendant le dernier siècle, elle a été très employée aux arches de pont de grande portée; mais depuis l'application de Varc segmentaire aux constructions de ce genre , on n'en ftiit plus que rarement usage.
Les anses de panier, comme les arcs segmentaires, sont susceptibles de se prêter à toute proportion donnée entre l'ouverture et la flèche. Mais, outre que la correction et l'élégance
(1) Nous am-ions pu rejeter ce mot à Arc, comme nous avons fait pour Accolade ; mais comme eu technologie on dit simplement anse de panier, sans employer le mot arc, et qu'en outre ce mot est très important, nous avons préféré pour ces motifs en faire un article à part.