CHEVAL
Arc en chaînette. — Voy. Chaînette.
Arcs concentriques. — On nomme ainsi
des arcs superposés qui ont un centre commun.
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Arcs concentriques.
Notre figure repi-ésente une bouche d'égout de la cloara Maxima, bouche qui ouvi'e sm* le Tibre , près du pont Sublicius , à Rome.
Arc contourné. — Voy. Arc flamboyant.
Arc de cloître (Voûte en). — Voy.
Voûte.
Arc déprimé. — Cet arc n'est, pour ainsi dire, qu'nne plate-bande raccordée avec ses pieds-droits par deux quarts de cercle. Il a été employé assez fréquemment en France au xvi" siècle ; il existe en Angleterre dans les monuments du xii^ siècle.
Arc-doubleau. — Arc saillant d'un berceau de voûte qui, jeté transversalement d'une naissance à l'autre du berceau, le divise en compartiments.- Les arcs-doubleaux étant destiné
à renforcer une voûte, sont appareillés avec soin; dans les voûtes en petits matériaux, ils
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Arc déprimé.
sont toujours d'un plus grand appareil que le reste. Cet arc doit son nom à la fonction qu'il remplit , c'est-à-dire qu'il a pour objet de douUer la voûte ; disons aussi qu'il n'est souvent destiné qu'à la décorer : dans ce cas, il est orné de sculptures. On peut voir des arcs-doubleaux dans ces conditions à l'éghse des Invalides de Paris.
Dans les églises du moyen âge , les arcs-doubleaux remplissent le même office que les Nervures (voy. ce mot) ; ils sont appareillés et profilés de même.
Observons qu'on ne doit pas confondre, dans les voûtes de l'époque ogivale, les arcs-douhleaux et les arcs formerets. Ces derniers sont bandés parallèlement à l'axe du berceau de voûte, tandis que les arcs-doubleaux sont, comme nous l'avons dit, bandés transversalement à cet axe. (Voy. Voûte.)
Arc en accolade ou en talon. — Arc à la fois concave et convexe, qui doit son nom à la figure qu'il représente et qu'on appelle aussi arc en talon, parce que chacune de ses moitiés affecte la courbure de la moulure qui porte le nom de talon. Née avec le xv'^ siècle ou tout à la fin du xiv'', l'accolade persiste jusqu'à la fin du style ogival, c'est-à-dire qu'elle ne fut complètement abandonnée en France que vers le milieu du xvi*^ siècle , et plus tard encore en Angleterre et dans les pays du Nord.
Bien que pouvant être tracé à l'aide de trois centres seulement, ainsi que le montre notre figure, l'arc en accolade se décrit généralement à l'aide de quatre centres, dont deux sont toujours placés à l'intérieur et sur la ligne
ARC
des naissances, les deux autres au-dessus et en dehors de la courbe. La position de ces
Arc en accolade.
centres varie selon le galbe plus ou moins ouvert de l'arc.
Primitivement peu accentuée et se montrant timidement au-dessus des baies en arc aigu, l'accolade se développa et prit une grande importance à la fin du xv*" siècle.
Son extrados, comme celui des autres arcs ses contemporains, est garni de fleurons, de choux, d'animaux, et son sommet est le plus souvent surmonté par un riche amortissement en forme de bouquet. (Voy. Amortissement, fig. 1.)
L'accolade est une forme , un motif de décoration qu'on rencontre sur tous les objets mobihers et sur toutes les parties des édifices de la fin du moyen âge bien plus qu'un arc réel, car il est rare qu'elle soit vide et employée comme arcade. Généralement, elle constitue , autoHr des arcs en anse de panier, cette seconde archivolte saillante et protectrice qu'on rencontre à toutes les époques du moyen âge et à laquelle les Anglais ont donné le nom si judicieux de wcalher mouldinff (moulure contre les intempéries). L'accolade repose alors sur des culots de feuilles ou historiées ou encadrées, au-dessus de l'anse de panier, d'un petit tympan triangulaire qu'occupe ordinairement une feuille à trois larges divisions, et quelquefois un autre motif approprié à la forme de ses Tympans (voy. ce mot).
L'accolade se trouve indifféremment appliquée aux linteaux de pierre et de bois, ainsi qu'aux objets mobiliers.
Arc en anse de panier, ou arc surbaissé. — Voy. Anse de panier.
Arc en berceau. — Voy. Voûte.
Arc en décharge. — Au-dessus des lin-
teaux de portes et de fenêtres, de plates-bandes et de toutes autres parties faibles de la construction, on pose des arcs pour les soulager, pour
Fig. 1. — Arc (le dOcliarge siu- des liuteaux eu bois.
en ôter la charge, qui, au lieu de tomber directement sur les vides des baies, est rejetée sur les côtés ; de là le nom (Tares de décharge donné à ces arcs. Notre figure 1 montre un exemple
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Fig. 2. — Arc de décharge sur des liuteaux en pierre.
d'arcs déchargeant des linteaux de bois ; notre figure 2, un linteau de pierre dure, de roche; notre figure 8 fait voir un arc de décharge segmentaire soulageant, d'après un autre système, un linteau également en pierre.
Fig. 3. — Arc de décharge sur des liuteaux en pierre.
Dans les fondations , pour retenir la poussée des terres, on établit des arcs de décharge renversés. (Voy. Arc renversé.)
Arc en doucinb. — La partie inférieure de cet arc est convexe et sa partie supérieure (extrados) est concave; c'est à cause de sa forme qu'on l'a nommé en doucine. L'arc en
ARC
doncine est donc le contraire de l'arc en accolade. Le sommet de cet arc peut être aigu ou
Arc eu doucine.
arrondi; comme l'arc en accolade, il a été employé au xv^ siècle , mais beaucoup plus rarement que lui.
Arc en fer a cheval ou arc outrepassé. - — Cet arc est aussi nommé hijzantin, parce que les Byzantins en avaient fait, diton , la première application ; on le nomme aussi moresque, parce qu'il a été principalement utilisé dans l'architecture arabe ou moresque. L'arc en fer à cheval a, comme l'indique
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Arc en fer à cheval ou arc outrepassé.
son nom , la forme- d'un fer à cheval ; c'est un arc plein cintre outrepassé ; de là encore l'origine d'un de ses noms, arc outrepassé. On le retrouve en France dans quelques édifices religieux des XI® et xii'' siècles.
Arc en fronton ou en mitre. — Voy.
Arc angulaire.
Arc en plein cintre, — Cet arc, qui a la forme d'une demi-circonférence , a été employé presque exclusivement à tout autre depuis l'origine du roman jusqu'au xii^ siècle où, mêlé quelque temps à l'ogive, il lui céda enfin la place. A la renaissance des arts, l'arc plein
cintre a reparu pour ne plus disparaître ; aujourd'hui il est employé dans toiis les genres de construction^ il en est même un des éléments les plus utiles.
Dans les élévations, on emploie surtout Varc 2}îein cinire exhaussé, c'est-à-dire celui dont le centre est situé au-dessus des impostes qui reçoivent sa retombée. Cette surélévation de l'arc le rend beaucoup plus élégant que le plein cintre ordinaire, aussi tous les bons architectes l'emploient-ils de préférence à celui-ci.
Arc en segment de cercle. — Yoy. Arc