‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 77 sur 325 · I -'Il 'lllil'''t · texte numérisé non relu

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Arc biais.

Arc bombé ou arc ex segment de cercle. — Cet arc a son centre au-dessous de sa naissance ; il a été employé fort rarement dans l'antiquité, et seulement dans la construction des amphithécâtres ; de nos jours, au contraire, les architectes en ont. peut-être abusé, car il n'ofii'e pas la même garantie de solidité que le

Arc bombi , eu segment de cercle ; arc segmentaire.

plein cintre ; aussi les constructeurs ne devraient-ils l'employer que pour les baies de peu d'importance, ou dans des cas exceptionnels, quand on manque de hauteur pour employer un autre arc,

Arc-boutant. — . I. Cet arc a été employé surtout dans la construction des églises. Les arcs-boutants sont des constructions légères et arquées qui partent des contreforts, franchissent extérieurement la largeur des collatéraux et vont s'appuyer sur les murs de la nef et du chœur au point où se produit la poussée des voûtes des églises.

Ce sont, pour ainsi dire, des contre-fiches qui servent à étayer l'édifice de toutes parts, et leur analogie avec des étais est telle qu'ils viennent presque toujours s'appuyer sur un petit contrefort appliqué sur le mur, comme un couchis, dont il remplit, du reste, l'ofiice.

ARC

L'emploi des arcs-boutants et rimpossibilitc où l'ou se trouve d'élever des cg-li ses gothiques sans leur secours ont fait juger trop sévèrement peut-être le style ogival. Il est certain que, pour les architectes du moyen âge comme pour nous , les ars-boutants ne furent pas autre chose que des étais. Or il est clair qu'un système de construction qui emprunte sa stabilité à de telles conditions est vicieux en lui-même. Mais, d'un autre côté, on est bien forcé de convenir que ce bel ensemble d'équilibre est fait pour exciter l'admiration des constructeurs ; et les personnes de goût, qui ne voient que les façades pittoresques et accidentées de nos cathédrales , et qui ne s'occupent point de la construction , n'ont pas d'expressions assez louangeuses pour en célébrer les magnificences. Disons encore que les constructeui's de l'époque ogivale ont su tirer un excellent parti de l'emploi des contreforts et des décharges extérieures non seulement comme moyen décoratif, mais encore pom* diminuer considérablement les points d'appui intérieurs.

Fig. 1. — Arc-boutant simple.

Les arcs-boutants ont pris naissance au milieu du xii*^ siècle ; bientôt reconnus indispensables, leur emploi se développa et arriva à sa plus haute perfection vers le milieu du xiv^ siècle.

Formés d'abord d'un arc simple, cintré en quart de cercle (fig. 1), les arcs-boutants furent dans la suite tracés d'après des données plus compliquées.

L'expérience ayant démontré dans beaucoup de cas l'insuffisance d'un seul arc, on en superposa deux ; enfin, ces deux arcs cessant d'être

indépendants , furent rendus solidaires au moyen d'arcatures disposées de manière à les relier et à les raidir.

D'après de grands constructeurs, une des conditions capitales dans la construction des arcs-boutants, et qui devrait toujours être observée, c'est que leur dernier voussoir doit être simplement appliqué contre le parement du mur et non engagé dans la maçonnerie, afin que l'arc puisse glisser sans se rompre, s'il se produit un mouvement dans le mur. Mais n'est-ce pas là une donnée théorique outrée que la pratique dément tous les jours ?

Dans les églises où il existait un second collatéral ou des chapelles, on divisait l'arcboutant en deux volées, car un seul arc-boutant am-ait eu une portée beaucoup trop étendue.

A l'époque de >a renaissance, les arcs-boutants redevinrent plus simples, et rien n'est curieux à étudier comme les tâtonnements des architectes du xvi" siècle pour appliquer l'architecture antique à un motif de construction qui en était profondément distinct; parfois ils résolurent la difficulté d'une manière assez

Fig. 2. — Arc-boutant avec caniveau.

heureuse; au xvii^ siècle, les arcs-boutants devinrent très lourds et perdirent de leur importance, souvent même ce ne furent que de simples éperons ou contreforts plus ou moins tourmentés dans l'appareillage. Malgré tous les efforts tentés un peu plus tard pour s'affranchir de cet appendice indispensable des grandes . voûtes d'églises, on dut eu faire usage jusqu'à la fin du siècle dernier, époque où l'on appliqua à ces édifices le plan des temples antiques.

ARC

Disons, pour terminer ce qui concerne ce .c^cnve d'arc, que les architectes du moyen âge utilisèrent les arcs-boutants pour débarrasser leurs édifices des eaux pluviales en établissant sur leurs rampants un caniveau amenant les eaux à une gargouille saillante qui les rejetait loin des murs du monument (fig. 2). Lorsque la tête des arcs-boutants n'atteignait pas la corniche du comble, ils surmontaient leurs arcsboutants d'une canalisation, ou aqueduc, portée sur des arcatures ou d'élégants ajours. (Voy. comme complément le mot Buttée.)

II. Barre de fer ou de bois servant à retenir une contruction dont l'équilibre n'est pas suffisamment assuré.

Aec brisé. — Voy. Arc angulaire.

Arc byzantin. — Voy. Arc en fer a

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