‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 83 sur 325 · ARC ANNE. — ARCATURE · texte numérisé non relu

ARC ANNE. — ARCATURE

tes colonnettes, ce qui constitue de véritaljles urcadcs ternée? , quaternées, etc. ; nous en donnons (fig. ;5) un exemple provenant de la chapelle du donjon de Vincennes , près Paris.

Les arcades , comme toutes les baies, peuvent être aveugles ou feintes; les arcs de décliarge, compris dans l'épaisseur du mur ou faisant saillie sur ce mur, sont des arcades aveugles ou feintes.

Les petites arcades aveugles continues qu'on retrouve à l'intérieur ou à l'extérieur des monuments se nomment Arcatures (voy. ce mot).

Dans les jardins, pour décorer de grands murs nus de terrasses ou de serres, on élève des arcades de treillage, sur lesquelles on fait courir des plantes grimpantes ; ou bien encore, on obtient des arcades avec des arbres et des arbustes susceptibles de se prêter à cette forme par la taille, comme les ifs, les fusains, etc.

ARC ANNE, s.f. — Craie rouge, espèce de sanguine dont se servent les charpentiers pour tracer leur coupe de bois ; ce mot est presque synonyme d' Arceaux (voy. ce mot).

ARCANSON. — Voy. Colophane.

ARCASSE, s. f. — Terme de marine. Partie extérieure de la poupe d'un navire.

ARCATURE , s. f. — Suite ou série d'arcades de petite dimension, figurée en relief ou peinte sm* des murs; les arcatures sont plutôt destinées à décorer les parties lisses des murs, qu'à répondre à un besoin de la construction.

Les arcatures existent dans beaucoup de monuments antiques, notamment au-dessus des portes de ville ; on les retrouve également dans les constructions modernes; en Italie, dans la cathédrale de Pise, on a multiplié jusqu'à la monotonie ce genre de décoration, qui se retrouve aussi dans les édifices normands de l'Angleterre et dans les absides des églises romanes.

Le moyen âge a largement employé l'arcature comme moyen décoratif, surtout dans le but d'orner et d'allégir les parties lisses des

murs, et nous pourrions ajouter qu'il en a fait un emploi abusif. C'est ainsi que k's fa-

Fig. 1. • — Arcatures intérieures.

çades de beaucoup d'églises de style ogival tertiaire, ainsi que la plupart des murs des édifices de la même époque, disparaissent, pour ainsi dire, sous un réseau d'arcatures.

Fig. 2. — Arcaturis intérieures.

Du XII® au XVI® siècle, les arcatures occupent différentes places dans les édifices, tantôt à l'in-

Fig. 3. — Arcatures extérieures.

térieur (fig. 1 et 2), tantôt à l'extérieur (fig. 3), au rez-de-chaussée, ou à toute hauteur dans les

AKC-BOUTAXT.

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