ARC-BOUTER
nefs, les collatéraux, les absides, etc. Elles sont ouvertes ou aveugles (fig. 4), adossées à un mur
Fig. 4. — Arcatures aveugles entrelacées.
ou en claire-voie ; portées sur des pilastres, des colonnettes, des corbeaux (fig-. 5), ou sur de mai-
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Fig. 5. — Arcatures supportées par des corbeaux, à Gensauo (Italie).
gres supports présentant peu de saillie, lorsqu'elles forment de simples réseaux décoratifs , comme pendant la seconde moitié duxiv" siècle. Régulièrement appareillées dans le principe, les arcatures aveugles ne furent plus, à partir de cette époque, qu'un é\idement dans la masse de la construction, et la forme de leurs arcs subit les mêmes transformations que ceux des grandes arcades. Semi-circulaires dans l'origine, au XIV'' siècle les arcs des arcatures prirent la forme aiguë, après avoir été trilobés (fig. G).
Fig. 6. — Arcatures trilobées.
Cette dernière forme fut pour elles comme une transition entre le plein cintre et l'ogive ; puis, à l'époque de la renaissance, les arcs des arcatures suivirent les courbes de l'arc déprimé de l'anse de panier, en un mot les courbures des grandes arcades de cette époque. (Voy. Arc.)
L'un des emplois les plus remarquables et peut-être le plus heureux qu'on ait fait des arcatures, ce fut de les placer au pourtour intérieur des églises, entre le sol et les fenêtres du rez-de-chausée , comme le montre notre figure 2.
Reposant quelquefois sur de robustes bancs en pierre, aux xii^ et xiii° siècles, les arcatures satisfaisaient agréablement la vue en semblant déterminer des stalles ; au xiv'' siècle elles s'amaigrissent, et au xv"" leurs colonnettes sont de même diamètre que les meneaux de pierre des fenêtres, dont elles forment la continuation sur le mur d'appui de la fenêtre ; enfin , dès le milieu et surtout la fin du xv'' siècle, les arcatures du rez-de-chaussée sont remplacées par des lambris.
La plupart des anciennes églises de la région rhénane et quelques-unes de l'Italie et (lu midi de la France présentent à l'extérieur, au-dessus de leurs fenêtres et sous la corniche d'entablement, des arcatures à jour qui servent comme de clôture à un petit chemin de ronde régnant à la naissance de la voûte de l'église.
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Fig. 7. — Arcatures ajourant uu chemin de ronde.
Pendant tout le moyen âge, et même jusqu'à la fin du XVI'' siècle, certains ouvrages de menuiserie, principalement les portes, les lambris, etc., furent décorés d'arcatures ; elles furent également employéesjlans des monuments secondaires , tels que des autels , des tombeaux , des chaires à prêcher, bancs d'œuvi'e, etc., ainsi que dans des balustrades et clôtures intérieures ou extérieures. (Voy. Balustrade.)