‹ Dictionnaire raisonné d'équitation (volume 2)Chapitre 111 sur 144 · PILIERS · texte numérisé non relu

PILIERS

peu à-la-fois, le caresser aussitôt qu'on obtient un mouvement, puis, petit-à-petit, régulariser Faction des extrémités, et quinze jours ne s'écouleront pas sans qu'on obtienne ce nec plus ultra de l'équitation.

PICOTER un cheval, c'est lui faire sentir les éperons sans cause et avec incertitude.

C'est le défaut des gens chancelant à cheval , qui se servent des jambes comme moyen de solidité.

Les chevaux mal montés ainsi, contractent l'habitude de ruer à la botte , heureux encore s'ils bornent là toute leur défense ! Le remède est d'acquérir de l'assiette avant de chercher à faire usage des aides ou du châtiment.

PILIERS ( les ) sont deux poteaux placés aux trois quarts de l'un des bouts du manège , et entre lesquels on met un cheval pour lui apprendre à exécuter tous les airs relevés.

Beaucoup d'écuyers ont encore recours à cet expédient pour asseoir un cheval sur les hanches ou le former au piaffer. C'est un tort, selon moi, car les longes qui l'assujettissent , la chambrière qui l'excite, ne peuvent jamais remplacer l'accord des mains et des jambes. Ce n'est qu'avec l'assiette qu'on peut saisir ces milliers de petits

Page 1