‹ Dictionnaire raisonné d'équitation (volume 2)Chapitre 24 sur 144 · ARMER · texte numérisé non relu

ARMER

mais une qualité du cheval , à moins qu'elle, ne soit extrême.

Le cheval ardent est plus facile à dresser, et moins sujet à se défendre. Si, cependant, cette fougue devient excessive, il faut s'en garantir ; or , pour empêcher le cheval d'en abuser , les moyens les plus simples et les meilleurs sont de l'assouplir et de le faire beaucoup reculer, afin que les mouvements à l'aide desquels ôn le modère lui deviennent familiers et faciles. Le travail dans l'inaction l'habituera, en outre, k demeurer en place À ce qui contribue dé soi-même à le calmer.

f ARMER, c'est l'action d'un cheval qui se défend contre l'effet du mors, soit qu'il tende son encolure et porte le nez au vent , soit qu'il l'abaisse et s encapuchonné. Ces deux positions lui servent également à rendre le mors impuissant. J'indique, à l'article Ramener, le moyen de les combattre; ici je me contenterai de dire xjue les chevaux ne s'armeraient jamais, si leur instruction était mieux graduée et raisonnée. Qu'on n'exige donc point un déplacement, quel qu'il soit, avant d'être certain de pouvoir disposer des mouvements du cheval, et, grâce à cette précaution, on se préservera du désagrément et du dauger des résistances.

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