‹ Dictionnaire raisonné d'équitation (volume 2)Chapitre 26 sur 144 · ASSEOIR · texte numérisé non relu

ASSEOIR

erreur qui a fait estropier plus d'un jeune cheval. On eût évité ces accidents, si Ton eût pris le soin indispensable de préparer et disposer celui-ci , avant de lui demander des résultats que l'éducation seule peut amener.

Toutes ces inclinaisons exigent une combinaison de forces doubles , qui coûtent beaucoup au cheval, et le poussent à se défendre, si d'abord, dans l'inaction et à l'allure du pas sur des lignes droites, on ne s'est assuré qu'il répond à des forces égales.

Il faut graduer le travail, si on veut en diminuer la difficulté , et ne point mettre son coursier, pour ainsi dire , en droit de résister , si l'on veut le soumettre à une obéissance passive et prompte.

ASSEMBLER UN CHEVAL , c'est le mettre en équilibre sur ses quatre colonnes. Ce mot est undiminutif de rassembler. ( V. rassembler.)

ASSEOIR UN CHEVAL. On entend par ce mot faire plier les hanches du cheval , pour alléger et grandir son avant-main.

Quand le cheval est léger à la main , il est suffisamment assis ; il ne faut pas lui en demander davantage , et le talent de l'écuyer consiste à conserver dans ses aides assez d'accord pour le

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maintenir ainsi , sans le comprimer au détriment de son organisation.

ASSURÉ, se dit d'un cheval qui rte bronche pas. C'est dans une bonne conformation qu'il faut d'abord chercher cet avantage ; mais Fart peut rectifier et secourir ce que la nature à d'imparfait.

Le triomphe de l'équitation est d'obtenir, malgré les vices d'une mauvaise construction , les résultats heureux qu'une bonne paraissait seule pouvoir atteindre.

tL ATTACHER (s'), se dit du vice d'un cheval qui se jette sur Péperon , quand il en a été piqué. Dans ce cas, il faut savoir maîtriser les hanches, au moyen des épaules, et c'est par F assouplissement préalable de l'encolure qu'on , accoutume le cheval à cette réaction, et qu'oi* le force k répondre à l'attaque. '

r ATTAQUE. (V" oyez attaquer.)

ATTAQUER, c'est appliquer deux coup* d'éperon, ce qui ne doit se pratiquer qu'après avoir employé inutilement toute la force des jambes. - : ' . ' ■ '

Ayant d'avoir recours à ce châtiment, il

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