ATTAQUER
faut bien consolider l'assiette , afin de suivre l'élan du cheval, élan qui sera d'autant moindre, que la main sera plus sûrement et plus vigoureusement soutenue.
Il est des écuyers qui ne se contentent pas de ce châtiment , et qui compliquent ou rendent nulle l'attaque par de singuliers principes.
Par exemple , je lis dans un ouvrage moderne : « Lorsque Ton donne deux coups de » talon au cheval, on peut encore ajouter à la » punition qu'on lui inflige , en saccadant les » rênes. Mais lorsqu'on enfonce progressive- » ment les éperons derrière les sangles, on » doit toujours rendre la main. »
L'auteur suit ici la route commune, en donnant pour des principes généraux ce qui ne doit se pratiquer qu'accidentellement. En effet, dans quel cas devrait-on saccader? Selon nous, jamais. La saccade est en dehors de tout principe raisonné. Selon lui, ce serait quand le cheval se porterait avec trop de violence sur la main ; mais alors ce qu'il y a de mieux , c'est d'être bien près du cheval , de soutenir la main avec vigueur , et de n'opposer de force qu'en raison de celle qu'il emploierait ; encore faudrait-il s'y prendre sans à-coup , sous peine de ne point rencontrer juste.