ATTAQUER
,.. Fouir combattre une force continue, il faut opposer une force graduée; comment veut-on graduer un mouvement brusque, et obtenir la puissance qui doit priver le cheval de l'usage de ses forces ? Comment le mors peut-il parler à F intelligence du cheval , et ajouter à la punition des éperons, si ce n'est en interceptant les forces dont il apprend trop vite a se servir contre nous ?
L'auteur ajoute encore qu'avec la progression des éperons, il faut rendre la main. Est-ce avec tous les chevaux qu'on doit abandonner le poignet ? Si, à la suite de l'attaque, le cheval ne se porte pas en avant, alors la tension des rênes est inutile ; si , au contraire, il répond à l'attaque, et se jette sur la main, il faut savoir diriger cette impulsion , de façon qu'il ne tombe pas sur les épaules, et ne tende pas l'encolure , mais qu'il conserve un équilibre qui garantisse de toute défense.
Ce n'est pas, je le répète, avec des mouvements brusques, des saccades et de l'abandon, qu'on soumet promptement le cheval : c'est avec des temps bien saisis. Au reste, ce qu'il y a de plus défectueux, à mon avis, dans ce principe , c'est de vouloir faire une règle absolue de ce qui ne doit être que le résultat de la nécessité du moment.