‹ Dictionnaire raisonné d'équitation (volume 2)Chapitre 75 sur 144 · ESCAPADE · texte numérisé non relu

ESCAPADE

considérable pour empêcher cet organe de reprendre bientôt avec la même énergie son action accoutumée. »

ESBRILLADE , secousse que les écuyers du temps de Louis XIII donnaient avec une seule rêne à un cheval désobéissant, pour l'obliger à . tourner.

Ce mauvais procédé ne setpratique plus par les gens qui raisonnent leur art. On a reconnu que ces espèces de saccades ne peuvent rien apprendre au cheval, et que c'est par une série de pressions progressives basées sur ses résistances qu'on lui indique, en le plaçant, ce qu'il doit faire.

ESCAPADE, action subite d'un cheval qui se livre à. un instant de fougue.

Un cheval vif, qui ne travaille pas assez, est sujet à ces sortes de gaîtés, qu'il est, au reste, facile de réprimer, s'il sait répondre aux effets du mors et des jambes.

Il est essentiel , pour la santé et la subordination du cheval , de le promener chaque jour, ou au moins tous les deux jours. Le cheval trouve à ces promenades un exercice salutaire , et le cavalier un moyen d'étude qu'il doit saisir avec empressement.

ESTR A PASSER. 129

ESCAVESSADE , mot inusité , qui signifie donner au cheval des secousses violentes avec le cavesson ou les rênes de la bride. {Voyez

ESTRAPADE , saut de mouton très-vif que fait le cheval. Les jeunes chevaux y sont les plus sujets. L'estrapade est une défense peù dangereuse; cependant, il n'en est pas qu'un bon cavalier doive négliger ; d'abord parce qu'il peut être surpris désagréablement , ensuite parce qu'il ne fait pas preuve de science en se contentant seulement de suivre le cheval.

ESTRAPASSER , c'est faire travailler le cheval au-delà de ses forces, et lui demander des choses qu'il ne peut exécuter. C'est un défaut ordinaire aux gens qui mettent plus d'ambition que de raison dans leurs exercices. Us contractent le cheval , pour obtenir de lui , par la violence , ce que le temps et Je savoir seuls peuvent amener ; qu'en résulte-il ? Ils exténuent ces pauvres animaux, dont, avec un peu plus d'expérience, ils auraient tiré de bons services sans fatiguer leur organisation.

A ce défaut il n'est qu'un remède : apprendre.

130 RTRIERS. '

ÉTRIERS. Les étriers servent a reposer les jambes, et non à donner un point d appui pour soutenir le corps.

Les personnes qui basent leur solidité sur la bonté des étrivières sont toujours incertaines et dangereusement placées.

Mais le cavalier solide par principes ne laissera que deux pouces de longueur # de moins aux étriers qu'aux jambes, l'extension de ces dernières lui servant à mieux embrasser son cheval.

Les réactions du cheval seront moins sensibles quand, par un juste emploi de force , on aura plus de poids sur la selle. Alors les fesses y seront plus adhérentes , Its genouAe porteront moins en avant , et leur immobilité empêchera le pied de quitter l'étrier , qui ne doit être chaussé que jusqu'à la naissance des doigts. Le talon sera un peu plus bas, ce qui s'obtiendra aisément si la jambe tombe sans force.

La plupart des élèves se figurent que les étriers attirent les jambes en avant; c'est une erreur : les jambes descendent comme les étriers, perpendiculairement; mais ce qui les porte en avant , c'est la forte tension que Ton donne aux muscles pour peser sur l'étrier.

FALCADE.

FAÇONNER UN CHEVAL, c'est le rendre régulier et gracieux dans ses exercices.

FAIRE LA RÉVÉRENCE, se dit d'un cheval qui fait un faux pas.

Quand un cheval est sujet à ces génuflexions, c'est au cavalier à le placer et à le soutenir dans la main et les jambes, pour ne laisser porter à Favant-main que le moins de poids possible.

FAIT ( le cheval ) est celui qui n est plus jeune et qui est dressé.

Les chevaux faits conviennent plus particulièrement aux dames ; il faut que ceux qui leur sont destinés soient familiarisés avec tous les objets qu'ils peuvent rencontrer ; et si le cheval qui a été dressé , à cinq ans , est bien monté jusqu'à huit , on peut, après ce temps , sans

crainte , le confier a une dame.

FALCADE ( la ) était un résumé, en quelques petits sauts ou courbettes, des exercices d'un cheval ; c'en était comme la cadence parfaite.

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