FANTAISIE
Alors que l'équitation était cultivée avec zèle et ardeur, le travail des chevaux avait une sorte de méthode rigoureuse, une suite, comme un discours oratoire ; un pas rassemblé servait dexorde ; puis on entrait en matière par un trot cadencé , c'était la narration ; quelques temps de galop faisaient les preuves du coursier; ensuite des airs bas et relevés présentaient la confirmation : le tout se terminait par une falcade , péroraison digne de ces brillants exercices.
FANTAISIE. Le cheval qui a des fantaisies est celui qui, de temps a autres, veut sauter, tourner ou reculer, contre la volonté du cavalier.
Pour que le cheval arrive à ce point de mépriser les aides et le châtiment de celui qui le monte , il faut qu'il ait été bien mal mené ou conduit par des cavaliers poltrons et pusillanimes.
Quelquefois, avec du soin, on peut ramener ces chevaux à la soumission ; mais il en est chez lesquels ces caprices sont tellement enracinés, qu'il est impossible de les en corriger entièrement.
Dans tous les cas , ils doivent être confié* à des mains habiles ; l'assouplissement et le