GAULE
Tous les auteurs ont avancé que, quand cet angle était resserré, il ne pouvait plus cfiausser le gosier; ce qui, d'après eux, intercepte la respiration du cheval , et s'oppose à sa bonne position.
Il n'en est rien. Pour remédier à ce défaut de conformation, il suffit de faire céder les vertèbres de l'encolure les plus éloignées du sommet de la tête. A cet égard, le travail en place donnera des résultats sûrs et inattendus.
GAULE, c'est une baguette de bouleau, effeuillée, longue de quatre à cinq pieds, dont l'usage s'est conservé dans les manèges de cavalerie, à cause de la dépense qu'occasionnerait celui de la cravache ; mais on ne se sert plus que de celle-ci dans les manèges civils.
Son utilité n'est qu'accidentelle. Le cas où il est le plus urgent de s'en servir est quand le cheval reste sur l'éperon ou n'y répond qu'en ruant à la botte; alors son application vigoureuse peut être dun grand secours. Mais, tant que les jambes et les éperons seront bien sentis, ils doivent avoir la préférence, puisqu'ils ont l'avantage d'agir sur toute la masse, et que la cravache n'a souvent qu'un effet local. Elle convient aux dames pour mettre leurs chevaux au galop, leur faire fuir les hanches, et, en