BÉGAYER
che dure; que c*est en agissant sur l'ensemble du cheval qu'on le rend sensible à la main, et que le talent de Téouyer est bien plus de corriger les conformations défectueuses que de profiter des dispositions favorables.
On trouvera peut-être singulier que j'oppose ainsi mes méthodes et mes façons de faire à celles de tant d'écuyers; mais si j'ai obtenu des résultats certains, c'est par de longues veilles, par des travaux réfléchis : toutes les heures de ma journée, passées en observations dans mon manège, donnant leçon à soixante ou quatre-vingts élèves, montant hait ou dix chevaux par jour, sans aucun auxiliaire, feront comprendre aux lecteurs que, si j'ai fait faire quelques pas à l'art, j'ai fait ce qu'il fallait pour cela ; d'ailleurs^ si je n'avais rien à dire de nouveau, je ne prendrais pas la peine d'écrire.
* Celui qui supporte humblement les menaces injurieuses pourra-t-il en arrêter les conséquences ?
BATTRE A LA MAIN, BÉGAYER^ ENCEN- SER, sont des termes presque synonymes pour indiquer le mouvement de bas en haut que le cheval fait avec sa tête.
Ces secousses désagréables ne dénotent rien autre chose que l'ignorance du cavalier, et, quelle qu'en soit la source (mauvaise habitude, faiblesse ou moyen de défense), une main bien assurée, habile à proportionner les pressions du mors aux effets de force qui amènent ces déplacements, les fera cesser et disparaître en peu de jours. ( Voyez éccter.)
* Les petites épargnes forment un capital.
BIÊGATER. ( Voyez ci-dessus BkTTEii A la main.)
ik BOUCHS.
"^Les pensées incertaines sont impropres atiit grandes actions.
BERGER (se), se dit d*un cheyal qui se dandine aux allures du pas et du trot, comme un enfant qu'on endort.
Ce défaut indique ou la mollesse, ou la faiblesse du cheral ; dans le premier cas , yoici le correctif : il faut le placer bien droit d'épaules, de corps et de hancbes , réveiller souvent son apatîiie par les éperons et les jambes vigoureusement soutenues près des flancs, et lui donner ainsi Ténergie qui lui manque; dans le second cas, c'est du temps seul qu'il faut attendre le remède.
* Il faut arrêter à leur naissance les vices que Ton aurait à cœur de réprimer par la suite.
BOND (le) , c'est le saut d'un cbeval qui s'enlève subitement, et retombe à la même place.
Si le cavalier saisit assez promptement l'instant où le cbeval se dispose à bondir, pour disperser ses forces, en faisant céder l'encolure de droite et de gauche ; s'il le porte assez vigoureusement en avant avec les jambes , pour qu'il ne puisse rencontrer un point d'appui fixe sur le sol, il paralysera l'effet du bond , ou, du moins, il en neutralisera une partie, et rendra le mouvement moins violent.
* Il y a folie à vouloir être parrain sans filleul.
BOUCHE lÊGARliE. Il n'y a pas plus de bouches égarées qu'il n'y a de bouches dures et de bouches loyales ; tous ces mots sont vides de sens.
Pour vous en convaincre, essayez du travail en place ! tâchez de vaincre, par les moyens que j'indique, leè oppositions que présentent certains che-
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vaux, et quand tous aurez réussi, votiS en tirerez naturelliçment la conclusion que tous n*ayee pu changer la conformation des barres ; que cependant vous avec obtenu de la légèreté, rien qu'en modifiant les attitudes de tête et d'encolure ; qu*il faut donc bien que la bouche ne soit pour rien dans les résistances, et que la légèreté dépend de Tensemble delà position : alors vous abandonnerez indubitablement les moyens de rigueur que vous aviez employés jusqu'ici, sans résultats, peut-être.
* C'est momentanément qu'il faut laisser en pré* sence l'orgueil et l'insouciance : la prétention de l'un se froisserait du regard prolongé de l'autre.
BOUTS EN DEDANS (les deux)< On entend par les deuœ bouts en dedans, mettre en regard la tête et la croupe du cheval , en le faisant travailler sur les Hanches, et marcher du côté Où les flancs décrivent une ligne concave.
Il faut au cheval un grand degré de souplesse pour qu'il parvienne à prendre cette position courbe, et un grand accord au cavalier pour la lui donner; car, tandis qu'une de ses jambes donne le pli à l'animal, l'autre doit pousser la masse ^ sans nuire à la position ; et certes, il n'est pas sans difficulté d'activer sans changer la courbe , ni de courber sans arrêter le mouvement.
Du reste, ce travail n'a rien de gracieux pour le spectateur , mais il est, pour le cheval, une excellente étude; il faut donc en user^ mais modérément, et ne l'aborder qu'avec lenteur.
* Le beau doit servir de modèle à ses admirateurs. BRANLB DB OALOP^ c'est le iaouvement que