‹ Dictionnaire raisonné d'équitation (volume 3)Chapitre 18 sur 73 · BARRES · texte numérisé non relu

BARRES

Mais ce n*est pas là le seul avantage que j'ai tiré de mes recherches; tous les écuyers en renom qui ont dirigé les principaux manèges de France n'y ont admis que rarement les chevaux mal conformés; quand cela leur est arrivé, c'est toujours sous la prévention qu'ils avaient tel ou tel défaut, et jamais on ne s'est imaginé de chercher les moyens de les en corriger. On se contente de dire bien sérieusement : « Tel cheval a la bouche dure, tel autre le nez au vent ; celui-là se tourne plus facilement à une main qu'à l'autre ; x> et l'on ne s'inquiète pas des correctifs propres à vaincre ces défauts ; celte indifférence tient à ce que les chefs d'établissement trouvent ces chevaux indignes d'eux, et les abandonnent en partage à des élèves écuyers qui n'en montent pas un assez grand nombre pour sortir de la route commune.

Je suis une méthode tout opposée : loin d'acheter des chevaux de choix , je les prends , au contraire , avec une conformation fort ordinaire; et, bien que j'en monte souvent de très-beaux , je ne les aime, ni commeétude, ni comme spéculation, parce quelebeau cheval, que chacun estime de suite à sa valeur, se vend souvent plus cher brut qu'après son éducation. Mais les chevaux négligés dans leur construction , qui n'acquièrent de grâces qu'après le dressé y sont achetés en raison de leurs défauts naturels, et vendus en conséquence des belles qualités qu'on leur donne. Il y a de plus avec ces chevaux l'avantage de faire des études plus sérieuses qu'avec ceux ap-^ pelés chevaux à moyens.

Je pose donc en principe qu'il n'y a pas de bou-

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