‹ Dictionnaire raisonné d'équitation (volume 3)Chapitre 24 sur 73 · CHEVAL · texte numérisé non relu

CHEVAL

du but qu'on a négligé de lui montrer; cependant c'était le premier soin à prendre.

Placez d'abord , déterminez ensuite, et vous éviterez les défenses.

* On doit tout faire pour conserver sa dignité. CHEVAL PORTANT BAS. PorUr bas se dit

d'un cheval dont l'encolure et la tête s'affaissent. Des vices de conformation , tels qu'une encolure faible, une tête forte, les reins mous et de mauvais jarrets, sont souvent la cause de ce défaut; le manque d'action peut aussi y contribuer. Il y a peu de chevaux d'une nature assez imparfaite pour qu'une partie ne vienne pas au secours de l'autre. C'est dors que l'art doit montrer sa puissance, en établissant la répartition des forces avec assez d'équilibre pour rendre propre au service un cheval qui , sans lui , fût resté désagréable et souvent dangereux.

Avec ces sortes de chevaux on doit recourir au travail dans Vinaction et graduer lentement les études préparatoires. L'art n'est point ingrat pour quiconque en conçoit la marche et en suit les règles avec discernement.

* Si la nature donne des dispositions que la société réprouve, l'éducation doit en supporter les conséquences.

CHEVAL PORTANT AU VENT, c'est celui qui porte la tête dans une position plus ou moins horizontale. Cela tient soit à l'emboîtement de la tête dans les premières vertèbres du cou , soit à la tension excessive des muscles supérieurs de l'encolure.

Quoi qu'on en ait, dit sur l'impossibilité de cor—

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riger ce défaut, réxpérience m*a prouvé que c'était encore un préjugé sur lequel il fallait revenir.

Je renvoie le lecteur à Tarticle : Tous les chevauœ peuvent se ramener. Les moyens de changer^ en moins de dix minutes, cette mauvaise position y sont décrits. ( Voyez bambner.)

* Gardez qu'une voyelle à courir trop hâtée , Me soit d'une voyelle en son chemin heurtée.

(BoiLEAU.)

CHEVALERy c'est lorsque le cheval croise les jambes de devant et de derrière l'une sur l'autre.

( Voy. FUIB LBS HANCHES.)

"^11 ne faut jamais croire Tesprit de jactance sur parole; il donne souvent comme d'une grande importance des choses de peu de valeur. *

CHEVAUCHER, vieux mot qui exprime l'action d'aller à cheval, et que les auteurs modernes ont mis à la mode ; il signifie encore porter les étriers plus ou moins longs. On entend aussi par chetaucher l'action du cheval faible et incertain dans ses allures, qui se taille les boulets en marchant.

Les mauvaises positions du cheval rendent souvent ses allures irrégulières, et le font ainsi s'entretailler; pour les changer, il faut exercer le cheval qui chevauche aux allures lentes, et s'attacher à le mettre en équilibre.

S'il y a un vice réel de construction , il n'y a pas de remède.

* Un style négligé jette une grande défaveur sur l'ouvrage.

CHOPPER {broncher vaut mieux), se dit d'un cheval qui cède d'une jambe de l'avant-main, soit

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qu'il foibliise d8 cette {Mirtie» «oit 9i*U re&coiilr« une aspérité»

Qaand bien même cette faute Tiendrait de faiblesse, le cheval tombera rarement, 8*il est monté par un cavalier attentif , qui sache le prévenir et le secourir, selon la forme du terrain sur lequel il le fait marcher,

* La patience et le savoir subjugueront toujours l'esprit rebelle, quelle quf soit son opiniâtreté.

COL ou EHCOLURS- L'encolure est la partie la plus essentielle à exercer ; son liant aide à Tassouplissement des autres parties du corps.

Même quand il y a faiblesse de Tarrière-main, ou mauvaise volonté , c*est encore de ce levier que le cheval se sert pour braver les efforts de là main; c'est donc par l'encolure qu'il faut commencer l'instruction du cheval, en la faisant céder en tous sens, jusqu'à ce qu'elle réponde aux moindres pressions du mors ou du filet. Grâce à ce travail préparatoire, on pourra mettre à profit même jusqu'aux défenses du cheval.

* Il faut passer par toutes les vicissitudes de la vie pour apprécier dans toute leur pureté les avantages qu'elle renferme.

CONDUIRE SON CHEVAL INTROÏT OV XiARG^ , c'est-à-dire lui faire parcourir dans le manège un cercle plus ou moins grand.

Quand ua cheval sait prendre avec précision la position pour faire un doublé (traverser h manège dans sa largeur ou sa longueur), il lui est aisé de parcourir toutes les lignes. Il ne reste plw au eava-

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lier qtt*à savoir cimserver raction de sea aides ^ l'équilibre du dieval.

* On ne doit admirer un nom que quand celui qui le porte s'en est r^du digne.

CONFIBBIER UN CHEVAL, c'est lui donner le nec plus ultra du dressé.

Pour qu'un cheval atteigne ce degré de perfeC'tîon , il faut que sa position soit gracieuse, son équilibre exactement observé» quelque attitude qu'on lui fasse prendre, et ses mouvements toujours si bien réglés, que Tordre n'en puisse être troublé par la moindre opposition de sa part. U est inutile de dire quel tact il faut à l'écuyer pour amener ses cbevaux à ce point de perfection, surtout pour les y amener promptement.

On en voit dans quelques manèges qui lais- ^nt, il est vrai, peu de choses à désirer pour être confirmés ; mais ce qui désenchante, c'est d'apprendre que, depuis deux ou trois ans, on leur prodigue des soins assidus. Gela me rappelle ce que disait M. Coupet (écuyer de Versailles), chaque fois qu'il montait son cheval VAimahU, âgé alors de dix->huit ans; bien qu'il le montât depuis treize ou quatorze ans,ilseplaignaitenoore souvent de sa désobéissance, et ajoutait : // faut de la patience, c'est un enfant l

Je n'entends point ici attaquer la mémoire de ce digne écuyer; mais je crois qu'avec des moyens raisonnes et définis on peut arriver aussi sûrement et beaucoup plus vite à ce but.

*Ia gaieté qui se rattache à la raison a le double avantage de plaire et d'instruire.

GOMTBBDANSE. L'àiuitation, poussée ju»-

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qu*à un certain point , permet de faire exécuter aa cheval tous les mouvements imaginables, de former des quadrilles, et de retracer réellement les figures de la contredanse ; grâce à cet exercice , qui est tout à la fois une étude utile et un plaisir charmant , nos amazones peuvent répéter le matin dans le manège ce qu'elles dansent le soir dans les salons; dans Tun, non moins que dansTautre, elles pourront acquérir de l'aisance et de Tagilité, et déployer la grâce et le tact qu'elles apportent à tout ce qu'elles font ; rien n'empêchera dorénavant nos jeunes dandys de parler équitation aux dames. Nos écujères sauront aussi bien qu'eux en raisonner, et, après quelques contredanses équestres , tirer parti d'un cheval avec toute sorte d'adresse et d'élégance.

Dans mon manége,.pour faire exécuter ces figures aux dames, je me contente de leur faire prendre un petit éperon : cet éperon et la cravache employée à propos suffisent pour déterminer le cheval aux mouvements les plus précis; grâce à ces deux aides bien simples, elles exécutent, sans de sérieuses difficultés une grande partie des airs de manège qu'on avait cru jusqu'ici réservés en propre aux écuyers les plus habiles; j'engage donc mes confrères à relever les leçons par ces puissants moyens d'émulation et d'attrait.

Dès que les élèves se servent avec ensemble de leurs aides, on peut remplacer la haute école par des contredanses, qui les contraignent à plus d'assiduité, parla crainte de laisser les quadrilles incomplets; au bout d'un certain temps, ils ont tout le savoir désirable pour prendre leur part à de brillantes fêtes

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