‹ Dictionnaire raisonné d'équitation (volume 3)Chapitre 25 sur 73 · CONTREDANSE · texte numérisé non relu

CONTREDANSE

d*apparat , qui répandent et fortifienl le goùl de l equitation.

Je n'entrerai pas dans de plus grands détails sar cet article^ et je me contenterai de tracer les figures et Tordre dans lequel on exécute.

D'abord la Promenade autour du manège , deux à deux , jusqu'à vos places.

Le Pantalon, qui comprend la chaîne anglaise, la chaîne des dames, la demi-queue du chat (ces trois figures se font d'une piste, au pas , au trot, ou au galop, selon la force des élèves), balancez, et tour de mains (de deux pistes).

L'Été. En avant deux (d'une piste), chassez, déchassez , traversez , chassez, déchassez, à vos places, balancez, tour de mains (tout de deux pistes).

L'Anglaise. En avant quatre (de deux pistes), changez de dames (d'une piste), en avant quatre (de deux pistes), même répétition pour reprendre vos places ; rond , moulinet , tiroir double sur les côtés (les ronds se pratiquent en plaçant les chevaux à la croupe l'un de l'autre ; pour les moulinets, les quatre têtes des chevaux sont en regard et forment la croix; les ronds et les moulinets se font un tour à droite et un à gauche).

Le Carré de Mahoni double. (Ceux qui chassent en dehors vont de deux pistes, et ceux qui vont en avant, d'une piste.)

Le Moulinet à huit au milieu du manège. (A droite et à gauche, reculer en coupant le manège par huitième.)

La grande Chaîne au galop.

44 CONTEE-TEMPâ. ^

L'Anglaise à colonnes, pour figure finale. (Descea^ dre Tanglaise par deux au galop, et remonter de deux pistes au pas.)

* La ruse n*est admissible que quand elle a pour but de tromper agréablement la bonne foi.

CONTRE-CHANGEMENT DE MAIN (le) est une véritable équerre , à l'angle de laquelle le cheval change de côté.

Qu'on se suppose à main droite, à deux pas du coin d'un des grands côtés : on part de deux pistes comme pour le changement de main; mais, au milieu de la ligne, on reporte le cheval à l'autre main, pour reprendre le mur, à peu près à deux pas de l'angle opposé du même côté.

On ne doit pratiquer les contre-changements de main que quand le cheval ne marque plus d'hésitation, autrement on lui donnerait une incertitude qui le ferait souvent prévenir le cavalier; une fois, au contraire, qu'il répond bien franchement aux jambes, cet air de manège ne peut qu'ajouter encore à la finesse de son tact.

* Les passions franchissent tous les obstacles jusqu'à ce qu'elles se rallient k la voix puissante de la raison.

CONTRE-TEMPS est le passage subit et inattendu de l'action à l'inaction ; c'est un défaut des che- Taux ombrageux; avec eux il faut que le cavalier soit sur ses gardes, qu'il ait un ferme soutien de reins et de jambes , pour que ces brusques mouvements ne déplacent pas son assiette, et qu'il soit en mesure avec ses aides inférieures de rendre moins violents et de corriger même le9 déplacements rétrogrades.

GOVCBKR. 45

Des attaques vigotireuses seront aussi d*un utile secours si elles sont appliquées à propos.

On appelle aussi contre-temps les mouvements brusques que fait le cheval au galop, lorsqu'il change plusieurs fois de pied, coup sur coup, sans la volonté de son cavalier.

*La paresse conduit à l'oubli de soi-même et rend impropre aux actiotis énergiques.

COUCHER (se), se dit du cheval qui force ses inclinaisons dans les changements de directions, ou toute autre ligne circulaire, malgré son cavalier. Ce défaut dénote un cheval non assoupli et mal habitué aux impressions du mors et des jambes. Le travail en place et celui au pas sur des lignes droites peuvent seuls y remédier; ce serait en vain qu'on exigerait que le cheval trottât et galopât régulièrement avec cette tendance à forcer les moyens d'aides du cavalier. Il faudrait combattre longtemps avant d'obtenir une amélioration sensible; toutes les lignes qu'il parcourrait seraient outre-passées par lui, et la lutte que ces mauvaises positions provoqueraient sur des lignes courbes nécessiterait des effets de forces qui seraient toujours au désavantage du cheval et du cavalier ; an désavantage du cheval, parce que ses mouvements, lorsqu'il se défend, nuisent toujours à son organisation ; à celui du cavalier, parce que l'animal acquerrait moralement la certitude qu'il peut disposer d'une force supérieure, et malheur à celui qui laisse celte conviction pénétrer dans l'esprit de sa monture!

* Le sens commun redresse les torts des autres et modifie les siens propres.

Page 1