‹ Dictionnaire raisonné d'équitation (volume 3)Chapitre 33 sur 73 · ECUYER · texte numérisé non relu

ECUYER

gérait pas le mouvement de tête, mais oq faciliterait encore le changement d'allare, ce qu*il esl bien essentiel d'éviter, puisque alors on laisserait au cheval la possibilité de se livrer à une désobéissance qui pourrait devenir funeste.

Pense-t-on que toutes ces petites choses , sans lesquelles on ne peut dresser parfaitement un cheval , s'acquièrent sans beaucoup de pratique et de discernement? Non, cela est impossible. On verra à Farticle Homme de cheval quelle distinction j'établis entre l'écuyer et celui-ci. L'un n'est que le bon cavalier; l'autre est le professeur capable de former de vrais hommes de cheval. Mais pour atteindre ce but, ce ne sera pas assez pour l'écuyer de connaître à fond l'équitation ; il lui faudra de plus étudier ses élèves, et créer pour chacun une manière spéciale d'enseigner. Si, grâces à ce soin, il parvient à n'en décourager aucun, à faire de leurs qualités et même de leurs défauts des moyens de progrès, il aura mérité le titre d'écuyer.

Ce n'est pas, selon moi, un des moindres talents à exiger des personnes auxquelles on confie la direction des manèges, que cette habitude d'observation morale, sans laquelle on rebute beaucoup d'élèves, et ce serait un grand tort que d'accorder ces places à des hommes qui n'auraient pas l'ensemble des connaissances que je viens de détailler.

La probité équestre est le plus beau fleuron que puisse ambitionner celui que son talent fit décorer du titre à*écuyer,

* La peine est grandement compensée par le plaisir , si l'on apprécie ce dernier dans toutes ses nuan-

ces; mais, faute de réflexion et de patience , il nous échappe et la peine seule nous reste.

lÎDUGATION RAISONNES DU CHEVAL.

L'éducation du cheval se compose nécessairement de différentes parties, que j'aurais pu renvoyer à leurs lettres respectives; mais il m*a semblé que les diviser dans ce Dictionnaire, eût été en perdre l'effet : leur liaison seule peut faire comprendre la série de moyens et de principes qui complètent Tensemble de cette éducation.

L'éducation a pour but d'amener le cheval, par une suite d'exercices , à répondre à l'impulsion de nos forces, et à se soumettre à notre volonté.

L'éducation du cheval, habilement raisonnée, procure une foule de sensations agréables ; mais si les moyens pratiques sont embrouillés, le plaisir s'envole et l'éducation est à refaire.

Les moyens que l'éducation emploie sont l'action et la position.

L'action est l'effet de la force qui met le cheval en mouvement.

La position est une disposition des propres forces du cheval, telle qu'aucune de ces forces ne puisse échapper à l'exigence des nôtres.

Que la force soit bien celle qui donne la position, et elle s'obtiendra aussitôt; que la position soit en raison de l'allure , ou du changement de direction qu'on veut faire exécuter à l'animal, et il ne pourra s'y refuser.

Cette vérité, dont on a méconnu les conséquences, peut seule nous mettre à même de parler prompt tement à l'intelligence du cheval. Je dis parler à son

8% ÉMMxnsff.

des phrases qai lui inâRfsent ce (foe lioiiB HAÎfWM ig de itti, et te râxdt^ ea M |tib Ou Itficftffi ^^râôT^, ea rinsoii ^e ienr dartéw

Mais, pour qae le dîidcigfie S6^ Mté «t qciè rbôttlne iie cède «mua avmtage aa efae^, il ^nft que tèhii-d Mt dan» me positkffii t^è, qaH ne poisse fisire aoeun nwttinemef]^ smâ là |MiFticfpi^ieft de 5011 guide ; ôr, |k>trr *mv» k ee 'bot , le {yriiM^ de toute éducation doit être la position.

Les cbevaux, «n général, ne ^ift ifiâladrmtÀ «t disposés k se défendre ^ae parce qâ*il» ne sdnt pas suffisamment bien placés, il fast deriê, atant de rien exiger d'eux, em]^78r4ous les moif ens pdtnr ^^r à ce défautHâiSieiitîel.'Oesfiioyeiisconst^ent d*alK)râ àtioîB&at^e , par des farces opposée, t^ ^rties ^ui offrent de la résistance^ èn^t« k BvAmplh Yiiwath \we, ce qai conduira infailiibleÂiefit à eett« position indispensable sans laquelle il n*est pa$ de tFavaii régulier.

Supposons le cbeval à dresser âgé de <^ftq afis aa moins, et, pour éviter des détails qtii,4*#^iirs, s^t répandus dans beaucoup ^«trftages tôt t'éqoitation , supposons qu'il ait été sellé, «t {{ti'enfin il saf^ porte d^fà l'homme ; comttientTési^iera-441 k l'action de nos forces? Par reticokirè,eek est ifiœtitestable. Nous agirons doocsuT ceUe partie, ptiisofOe sa rar-^ deur rendrait la soumission du eheyal difficile, et lui donnerait Tenvie de se défendre. Pottr 4a loi ôter, commenoens donc ton édil^tion par rass^nplissement de 1-eiicolttre , etbkMôt'âotis sëTods maîtres des «litres parles da ^sorps.

h 4m fâeéYeoîe kî d*ataaee ipi» je n» lev» d'un mm exlFévienfOt dou^ avec ions iw ok^vaia, et ^(ttc î'eo tm vaag» nêçie avec ceux qBe je iiMo(e peur k fNTeoûère fois. Je regarde k grei^ brldon CMUtte nuisible aux progrès de Fédueatk», mène dan» H) eaa m les ckeva^ux auraient une gf|nde sus- «fEtifeiUtÀ; k seiik précaution que je prenne avec ceux-ci est de kur laisser le niars dana k bouclie ians fpi*îk séi^t HKmtés , afin d^ kB familkrker avec ce firm éknl je garantis k supé^inriti^.

Le meta sera aoecinpagné d'un ikt qui rem|[>k^ e«fa le bridoii; sa prqn'iité spéekk est d*agfr sur l'^icohire, pour k faire fléebir à droite ou à gauche. Le gros bridon produit bien le même effet; ■lais^ n'étant point aeeempagné du mors, il reste 4épenr¥u da levier, el ne peut arrêter ]*éiolgne^ aient du nea quWralne ton action.

Bien que f aie ailleurs un artîck F\letj, j*ai cru néeessairé de donner Ici cette explication , pour biep feire connatlre les moyens que j^mploîe au âresser de mes cbeyaux \

De même, pour le délecmîner à ^oite ou à s^iitcbe, Fencolare doit d^abord céder dSiii de ces cotés; les flexions auxque]lç&on}*aur^auQCOutumé rendront ces mouvements plus faciles.

J'ai dit que ces essais prépar^tpîre^ dftYaiem çp faire en place; en voici la raison :

I Oes moyens sont insérés tout au long dais le !•' VQlaDAe auquel nei» reavoyèn» le lecteur.

Quand le cheyal est brut encore, soit par ignorance, soit par maladresse, les forces qu'il emploie pour se mettre en action, faisant opposition avec celles qu'on lui communique et qui doivent d*abord agir localement, rendent incertain Teffet de celles-ci; tandis que , dans l'inaction , n'étant sollicité que par une seule force à la fois, il y cède aisément , et comprend aussitôt ce qu'on lui demande.

A la suite de ce premier travail , qui doit se continuer jusqu'à ce que le cheval soit parfaitement assoupli^ on le mettra en action pour lui faire prendre l'allure du pas ; c'est un premier progrès sur lequel il faut s'arrêter tant qu'il offre de la résistance. ( Voyez

Le pas doit suivre immédiatement l'inaction, parce qu'à cette allure il a encore trois points d'aplui , et son action étant moins considérable que pour le trot ou le galop, il est plus facile de le régler et de le régulariser, ce qui le conduira à prendre beaucoup plus vite la position à laquelle on veut le soumettre.

J'engage les personnes qui s'occupent de l'équitation à prendre en considération les moyens de succès que je viens d'indiquer ; je les ai étudiés , et j'en ai reconnu l'efficacité. Si je les recommande , c'est que les immenses avantages que j'en ai retirés m'ont prouvé qu'ils étaient un véritable progrès pour l'art.

Les volontés du cheval ne seront soumises à celles du cavalier que quand l'assouplissement l'aura conduit à prendre une bonne position; alors le développement de l'intelligence du cheval deviendra

Fe

facile, et quelques répétitioDS d^un même travail les lui feront comprendre et exécuter sans peine.

Mais, pour arriver à ce résultat, on doit d'abord chercher les moyens de s'emparer entièrement de ses forces, de façon que notre volonté devienne la sienne ; il faut ensuite mettre assez de progression dans ce que nous lui demandons pour que son intelligence nous suive, et comprenne qu'il n'y a dans nos actes ni méchanceté, ni maladresse.

Sous ce rapport, le talent de l'écuyer consiste à trouver les moyens d'agir si directement , si localement sur son cheval, que celui-ci ne puisse pas se refuser aux mouvements qu'on lui demande.

Or , cette habileté de l'écuyer ne peut lui venir qu'à la suite d'une étude indispensable , celle des moyens par lesquels le cheval opère tel ou tel mouvement , ou par lesquels il j>ésiste.

Une fois cette connaissance acquise , en disposant tous les muscles de son cheval d'une façon telle qu'il n'ait plus besoin que d'action pour exécuter , en lui donnant en un mot la position nécessaire, on sera sûrement obéi.

Pourquoi le cheval refuse-t-il de tourner à droite ou à gauche, de galoper, ou de fuir les hanches? c'est qu'on lui demande des choses qu'avec sa position première il ne peut physiquement et matériellement exécuter. Aussi, doit-on bien se garder d'exiger aucun de ces mouvements, avant d'être bien certain qu'il y soit parfaitement disposé.

Comment se soumettra- t-il à cet assujettissement, si nous ne l'avons habitué d'abord à mettre en jeu chacune des parties qui doivent entamer une ligne

quelconque; à savoir, par une position analo^e^ surcharger celle qui doit rester sur le soi} alléger celle qui doit le quitter ?

J*ai déjà signalé Terreur dans laquelle sont tombés ceux qui regardent le trot comme l^Hure la plus favorable à un prompt développement ; j'ajouterai que je ne suis pas plus partisan de la plate—longe pour assouplir les jeunes chevaux ; comme le cheval ne se meut régulièrement qu*à la ^uite d'une bonne position, celle qu'il prend.paç ce genre d'exercice, où il est libre de disposer de ses forces, ne peut pas être la position que vous lui doQQere^ quand vous le monterez. Si le cheval a quelques parties défectueuses, il néglige de les utiliser, et s'habitue ^ de fausses attitudes; sî> au contraire, toutes les parties sont bien constituées, la plate-longe est inutile^ et ne fait que prolonger le temps de l'éducation.

Le seul cas où l'usage en soit admissible , est eelni où nos mouvements ne peuvent calmer , chez le jeune cheval, une gaieté excessive, capable de dégénérer ^ défense. Alors ^ en le laissant trotter dix minutes en cercle , on calme sa fougue , et il devient plus attentif aux observations.

Je no m'occuperai ici spécialement ni du trot,^ pi du galop ; le premier aura toute l'extension ou la cadence relative aux moyens du cheval quand on aura suivi la route progressive que j'ai indiquée. Pour le second 9 j*ai fait un article à part.

Mais ce qui est une partie essentielle de Féducation, c'est la rectification des mauvaises positions;, au moyen desquelles les chevaux résistent.

Voici d'abord la po$ition normale ; la tête c(<ût

être presque perpendiculaire au soi. Po\;ir qfx*viXK qIi^ val ait cet avantage, it faut, ou qu'il ait une b^e conformation , ou qu*il soit savamment monté. Malheureusement les^ cfievaux bien conformés sopt rarçs chez nou$) et les cavaliers, asse^ instruits povkr suppléer par Fart m% imperfections de h E5iture»le sont peut-être encore dayantage.

Cependant la bonne position de U tête et de Feucolure est depremiérç nécessité pour çeUç. des, mU^s parties du corps.

£n efièt, si Tencolure est basse ou ten4uQ.« il n'y a plus d*actiân possible du cavalier sur le. uieval , parce que toute celle qu*il exerce o/est. ressentie que par Tencolure seule, et n*agit pas surlç.r^te du corps.

La main ne parvient à diriger le cheval que parce que rimpulsîon qu'elle donne ^ la \,èt^ réagit sur le reste de Tanimal^ et détermine son mouvemeut; mais, si cette partie, par uue çontjrîictiQa quiconque, absorbe tout TefiFort du ça\aUçr> il est dair que toute direction devient impossible.

Si le cheval met plus de fprce dans Xw des de^juc côtés de l'encolurQ» celle-ci PQ sera plus drpite j^ çt rinégalité des forces fera perdre aux rêueçi ^ *u mors de la bride leur effet détermiuapt

Rendons cette théorie plus intelligible par une application matérielle. Supposons que Tencolure du cheval soit comme le fléau d'une balance entraîné également de chaque coté par vingt livres de force. Dans cet état d'équilibre, le moindre mouvement décidera cette partie à droite ou à gauche; mais si Tun des deux côtés s*est emparé d'une portiou du poids destitué è Tautrç» U ed olsûv quQ c« çfyni va

former un levier puissant de toute la différence qu'il absorbe à son profit. Or, le mors étant d*un seul morceau, et se faisant toujours sentir également, n*aura plus qu'une action très-faible sur le côté qui, par Teffet de la flexion, forme arc-boutant, et se trouve ainsi presque indépendant de Teffet des rênes ; alors le cheval pourra s'emporter ou se livrer à tout autre mouvement désordonné. En admettant l'inflexion à gaucbe, est-ce un déplacement de gauche à droite qu'on lui demande? Jamais l'animal n'j comprendra rien , puisque la rêne de la bride n'agissant que par une pression, tant que l'encolure aura cette forme concave, son effet sera nul.

Est-ce à gauche qu'on veut le déterminer, en le supposant déjà incliné de ce côté? On aura pour premier inconvénient d'être toujours prévenu par lui; et, pour deuxième difficulté ^ de ne pouvoir corriger l'excès de ce mouvement sans de grands efforts pour le ramener droit devant lui.

Si l'encolure est inclinée à droite, les résultats seront les mêmes, mais en sens inverse; au reste, ceci se rencontre plus rarement. L'expérience m'a démontré que tous les chevaux ont une inflexion plus facile à gauche qu'à droite; cela tient à la manière dont on approche d'eux dans l'écurie : les palefreniers leur donnent toujours à manger à gauche, ils sont sellés et bridés de ce côté, les mouvements de tête pour regarder celui qui les approche ou pour céder à ses attouchements étant multipliés, donnent aux muscles de ce côté un jeu plus actif et plus liant.

On remédiera promptement à cet inconvénient, qui peut avoir de dangereuses conséquences, si l'on

y apporte quelques soins dès les premières fois que Ton s'occupe de rinstruction du cheval; il suffira de renouTeler, dans Tinaction, les pressions du filet à droite pour assouplir également ce côté de Tencolure, et l'habituer à céder comme l'autre; mais on néglige ce travail important. Il j a plus, le peu d'attention du cavalier à bien placer sa main gauche, ne tarde pas à l'accroître; en effet, si cette main n'était pas arrondie de façon à ramener la rêne droite à Téga— lité de la gauche, qui, par la position même de la main, se trouverait plus courte d'un demi-pouce , l'encolure prendrait nécessairement un pli qu'il serait difficile de corriger.

La tète suit toujours les mauvaises attitudes de l'encolure, ce qui fait naître des positions souvent dangereuses et toujours disgracieuses; j'en signalerai . deux qui rendent les effets du mors impuissants pour ralentir, arrêter ou enlever, et qui ôtent aux rênes le pouvoir déterminant à droite ou à gauche : l'une est quand le cheval éloigne son nez (ou porte au vent), l'autre quand il s'encapuchonne. Le cheval prend la première position en contractant les mus— des supérieurs de son encolure, et comme c'est par la flexion de ces muscles qu'on fait refluer la force et le poids de la partie antérieure sur l'arrière-main, cette translation devient impossible; aussi ces chevaux sont-ils fort désagréables à conduire, la grande quantité de force dont cette position leur permet de disposer se trouvant toujours en opposition avec les moyens de résistance du cavalier. Ce défaut ne tardera pas à en amener encore un autre : il rendra le chevâ ombrageux; car son rayon visuel, parcourant

t-il tout d*atord « l«s fuk^ el il le fie»,! cl'ai»|a»l plus ti3éiB«ftt que 9m eofkéueteiir a p^u k^ ii»Q]!€4^ 4e le BMitriaer.

Quand la télé, au soulraire, oulr^fia^^ 1« tig9e perpendiculaîte yen le peilmU le <sbetai s^eiie^pibehoiiBe; dès lim Vé^uttibre est détruit, Le.ehevaî e^t p^rlé ant ses épaules» son hmhi^ii lewtebe tu pMfter»et alors le laors perd «» puisas^ç^ £n aupp^apl tDè»e que le ekeval u*ea dwse p^^» Hm^mv» eO-il 9»'il ae petit plus voir «sâeir leiu devaM Kû pem é^er ce qui obstruerait son passag^^) il deiteat «aalldfttil, et oblige le eav^ier k une plu» gcaiide alt^tioit-

Je le répète, c'e^t à oof figer ces vipes de positiôti que Fécuyer doit luetlri» tousç m mi^^ et 1^ travail e» place aeul Vy eoaduira pro»ple«iec^t; le^ diS^ cultes seront valuçues dès que le ehe^al $«r9 dispo^ de mamère ^ oédejr aux mouTeiueiits let fim mf«oeptihles, aux fercea les plua miniaiea; ^ c*^ t^ que l'équilibre amènera infaillihleiiieal.

CombiMi ne Yoyons^Qoua paa d^éoujer^ subir toqs lef oapricïeft de leur» oheiPaux, faute de ec^ tra^dl ^ préalable? Cenabien apurent que leurs elievaiix sout des mieux dressés, qui eepend^uf ardaent qu'ilasent fantasques, et que leurs dispositions va^ rient au jour le jour I â, au lieu de s'en fier aux baas moBienta de son œiur^ier, en s'ocoupait de le bien placer, il est indubitable que les positions de U veiHe qui «nt donné des bons résultats les amèneFaient encore le lendemain; mais on néglige ee point piînoipal, al de là rineertitude. Ce«iBMi|ly ea efbl, le

ch«t%I #è i^^MrHiim^-ll sur ^ii« ligM €roile, «"ii ii'è^ pis dreît lui-niêlM? eoiÂf&eût ise ^«itat^Mit^-il s«r Ufte ligt)« contre, «ti n't^ )^a6 iiicMhé itouiiâe dk? «m&iéfit lu partie %m^eilt^ r«filè^rM^e^ si én« D*èsl pas pluâ allégée qiie la pa^iti^ po^iH«ttre?

f« ti*e« fkiif ai6 pas sî j^ voulais éntttnérér les difficttftés sbns ttomlA^ (ferè ]p«és^t« te e^tftl Wti<}Qel on Ti*«i domié ni équilibre, ni «^pldffib. Att^i ti'e^^l p^S éHMWatit qoe Ife paa d*éniditi<»ii <âtt t^vtMmr te mette seâ^rt^tit d^Yi^ TimpotsKibaité 4te Men 4îH^ sort dbev^l , d i^lt reste, mfiii, «totiftiti It ^H» fhtUâisîes et À ses boWades.

Résuffioft» «et artide. fims v^em ^tém^ ^ te cheTa) efit idéjà fatniliarisé ^vet te p«Ms île T^iMtte; q^l'il le sbil o« Yiott, le ttàvifl en J^e est toujours cd«ii par te^rtiel i! f^dh-à eemitneWDer^ )nai^, ^ te chevfti ft'aran pas été inoiilé, M faudrait Thabittier à supporter te sdte ^ la btWe, qu'il garderait pen-dant «n quart dlieure trote ou quatre fois pat jottt.

Après ravoir ^fourcbé, Wi Tex^-e^ra t»atih « soit en placfe, pendant ¥me èent^iêiate, 4ft buil jours te tteiltont ^n état ^ 'e^smpf^fndre «n Iniv^ail plus compliqué.

Le reculer suivra imfttééiêteminil^ eto ïHî ^vrt d'abord cberdier à ebtenît xjii'toi paà Ht deux la première fois, pouf atigmettter *lutfceteitement. 95h que te cbev^ ne présentera plus de ipésialanoe, im commencera à le faire marcher îMi paU, t^jottrs dt^t devant lui. Ba légèreté indiquera à ^ p«9îtion ne s'est pas altérée.

On ptoera ensuite âut diangeMMnts de ^et^ tiens, îEfn te prévenaiit assez * Tarance pottr éviter

toute fâcheuse opposition. Dix jours après cette gra-> dation pour l'allure du pas, on pourra Facheminer à celle du trot; il faudra observer la même suite et la même précaution , et n'augmenjter la vitesse de l'allure que progressivement. Si, malgré cette attention, il se jette sur la main, il ne faut pas craindre de le ramener aux premières leçons par les moyens inverses, c'est-à-dire le petit trot, le pas et le travail en place; si Ton réussit, rien qu'en diminuant la vitesse de l'allure, on peut en rester là. Quand tous les mouvements obtenus au pas et au trot s'exécuteront sans raideur ni contraction, c'est alors qu'il sera possible de commencer le galop. L'article sur cette allure indique comment on doit s'y prendre. Ici je ferai observer seulement qu'il faut éviter de trop longues leçons; elles épuiseraient les forces et amortiraient le sens du toucher. On s'attachera à faire partir et arrêter souvent le cheval, également aux deux mains. La leçon où il galope pourra être précédée ou suivie du travail sur les hanches. On devra commencer par là, s'il manque d'action primitive, et terminer par cet exercice, s'il a une action considérable. L'apathie et la fougue sont deux causes qui retarderaient ses progrès.

J'ai dit ailleurs qu'il fallait se contenter , les premières fois, de deux pas de côté, à l'extrémité d'une ligne qui traverserait le milieu du manège , et augmenter progressivement.

Le temps de la leçon sera toujours d'une demiheure ; mais on conçoit que la répartition en devra* être graduée selon le degré de l'instruction du cheval : pendant les premières leçons, la demi-beare^

entière se passera au travail en place, moins les cinq dernières minutes, durant lesquelles on l'exercera au reculer; ensuite, un quart d'heure seulement sera réservé au travail dans l'inaction; dix minutes seront employées au pas, et cinq au reculer. Quand nous passerons au trot, cinq minutes seront encore données à fin action , dix au pas, dix au trot et cinq au reculer. Enfin la leçon complète se composera comme il suit :

Cinq minutes en place;

Dix au pas;

Sept au galop et pas alterné ;

Sept au pas de côté ;

Et deux au reculer.

Des leçons ainsi réparties ne sauraient fatiguer le cheval; on pourra donc les répéter matin et soir, rester une huitaine sur chacune d'elles, et nous osons répondre qu'en six semaines ou deux mois au plus, le cheval prendra toutes les allures avec grâce et légèreté. Alors sera complète son éducation , qui n'aura roulé sur rien d'inutile , puisqu'on ne lui aura jamais demandé une chose impossible; aussi son organisation restera-t-elle intacte, et sa soumission ne laissera rien à désirer.

A voir le résultat de cette façon de dresser les chevaux , on croirait que pour y atteindre il faut une patience exemplaire ; c'est une erreur : chaque minute amène une amélioration, chaque effort un progrès; le cheval bien ménagé obéit comme s'il savait déjà , et le cavalier trouve trop de plaisir dans le succès de son entreprise, pour se rappeler qu'il lui faut de la patience.

96 EÎidOitJCHBR.

^ n ^ â ibtiè ôÙ mauvaise foi à rendre la ctiiaistelè responsable d^un tùiMl.

£gà1Ièr Là BOoe⣠D'triî cheval.

Des écurers croîent encof e que les faux mouvements du cavalier ne produisent uA mauvais effet que sur les barres 9 tandis )ue celles-ci sont lies dernières à en souffrir.

C*esl en agissant ^ faux Sur Tencolure et le reste du corps qu*un ignorant fait prendre à son cheval de mauvaises positions, qui détruisent promptement la souplesse des articulations, et Tempêchenl de comprendre les effets du mors et d*y répondre.

* On gagne à prolonger les moments qui concourent au bonheur.

lÉLÂRGIft SOA CHEVAL I c^est, au manège, lui faire serrer le mur, ou lui faire embrasser un plus grand espacé de terrain.

Il n'est pas plus difficile à' élargir que de rétrécir un cheval; toutes les directions sont aisées quand une fois on Ta bien assoupli , elles chevaux n*ont de mauvaises habitudes, ou n'éprouvent de difficultés <jue faute d'une bonne éducation première.

On dit 11 l'élève qui laisse rentrer son cheval dans le manège : Élargissez votre cheval^

* Les sujets de plainte ne doivent pas rendre injuste; l'homme de tact sait quel langage il convient de tenir pour ne blesser aucune susceptibilité*

EMBOVCHEll VN CHEVAL (bien) , c'est choisir Un mors dont l'ouverture soit en rapport avec la largemr de sa bouche, et le bien ajuster sur les barres.

Les canons du mors doivent être ii un pouce des

ITBK. 97

crodbêts d'un dheVd ^ «t fpoaï les Juttents qui n'ont pas de crochets, ils doivent être distants de dix-huit lignes des eoin». ( Vo^ez Mon.)

* L'intimité n*est durable ^e par Tinfinité de ses pmnis de conteet.

EMBm AftSEm SON CrasVAL ) c'est l'envelopper avec les cuiflseB et léft jaiBl)espar autant de points de contact que possible*

La belle position , la solidité , la force et la finesse k tomtomiîqiier au theval, rendent indispensable celte isanim dé ee lier avec l'animal , et de faire , pour ainsi dire, corpd avec Xnu : * Unepremîèreftiuteenentrftlned'autresàsasuitey on pense à la rectification dans le moment du danger s impoiiiUe; il faut revenir au point de départ.

BKPOBnR (s*), se dit du cheval qui, s'étant.

rendu maître de son cavalier, l'emporte selon son caprice et ma^ré lea effiortt de celui^.

Une mauvaise position de tète et d'encolure est toujours le principe de ce défaut; jamais on ne verra de dieval s'emporter quand ces parties seront bien placées; c'est eh baissant l'encolure , en sencapu^ ehmntoKi, en éloignant son nez^ ou en portant sa tête plus d*un coté que d'Un autre, qu'il paralyse les effets du mors. Un travail préparatoire obviera à cet inconvénient.

Si, par des causés étrangères, on ne pouvait graduer l'éducation du cheval, et qu'il s'emportât, il faudrait examiner quelle est sa position, afin de combattre par des forces contraires celles qu'il em-t ploierait pour nous braver.

* Si les impressions de Tàme se reflètent sur Ul

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