‹ Dictionnaire raisonné d'équitation (volume 3)Chapitre 36 sur 73 · CHEVAL · texte numérisé non relu

CHEVAL

* Il y a présomption à vouloir juger tout un homme sur une particularité.

ENTRER DANS LES COINS, c'est pénétrer autant que possible dans les angles du manège ; il faut au cheval beaucoup de souplesse pour qu'il puisse se contourner ainsi , et que les jambes de derrière suivent exactement la même ligne que celles de devant.

100 iPAOLt.

Dtt resi^f )B eheral qui supporte te f assemblé li*offire pas la moindre difficulté pour ces exercieei;» et le cavalier qui saura bien équilibrer Ibu che?al arrivera sans peine à le faire entrer dans les coiUs.

* L*amuur qui vous oblige à le sUrvcâiie^, est peu propre à vous ftire croire qu'il agit par insf^ration.

EH^IISTElflR, e*est renouveler Taction du ebeval, pour lui conserver utie égale vitesse dans les allures.

Boit qu'il faille se servir du mors pour le calmer, ott des jambes pour Tactiver, les aides agissantes doivent toujours être modérées par les aides opposées, afin que Tlmpulsion Qu'elles donhent ne change pas ractiôtt nécessaire à l'allure et à une bonne position.

Aihsi les changements de diroition ne sont qu'imparfaitement etécutés quand le cheval ne conserve pas eicacteiûent eh toUrnàUt la même vitesse qu'il avait en ligne droite.

Ici) il n'y a pas de règle générale possible; il faut commencer par se rendre raison des dispositions naturelles du chevaK et faire, suivant les cas, précéder la main ou les jambes avant d'imprimer la force qui doit changer la position.

* Plus on met de prétention dans le langage que Ton ne possède qu'imparfaitement, plus on étend son ridicule.

ÉPAULE EN DfiHANB (!') s'exécute lorsqu'on amène les épaules du cheval dans le manège, en conservant toujours les jambes de derrière sur la piste.

8i lôn est à )i^ain droite, ie cheval marchera k

ttiDLI. toi

e«eha, «t eonserveva f« pcttition oblique pour qu9 \ jambes de cjerrièrfi obeminent un peu plui qufii d^une piste et pas pré£i9éBient de deux. A Tipprûçtiii des angles, on diminuera lentement la marche dee épaules, pour augmenter celle des hanches; afin dK conseryer au cheval le même degré de Yitesi« , et k retrouver dans la même position après avoir pasié les coins.

Tous les écuyers regardent cet air de manégf) comme Tun des plus, aisés , surtout pour les jeunea chevaux ; je ne partage pas leur opinion : bien que les deux lignes que parcourent les jambes postérieures et antérieures ne soient pas para]lèles, le cheval n'en aura pas moins une grande propension à résister , parce que , n*4tant plus droit , il aura plus de facilité d'échapper au rassemblé, sans lequel la direction précise est impossible.

Je ne pense pas npn plus comme les éeuyera qui regardent l'épaule en dedans comme Fair de manège par lequel il faille commencer les chevaux au travail de deux pistes.

Je lis dans un ouvrage en vogue , sur VÊpauh en dedans :

a S'il arrive qu*un cheval se retienne* ou se » défende par malice, ne voulant point se rendre » à la sujétion de cette leçon , il faudra la quitter » pour quelque temps, et revenir au principe du trot » étendu. »

Je ne conçois pas qu*on passe ainsi sans intermé** diaire du trot à Tépaule en dedans , et de Vépaule en dedans à cette allure. Quant à moi , je le répètOi je ne conseillerais pas de commeneer le travail sur

102 fiPEBON.

les hanches par Fépaule en dedans : le cheval n*ayant rien qui Tarréte et limite son travail , il ne Fexécute qu'avec peine et incertitude; il y a plus : le point d'appui que ses jambes postérieures rencontrent au mur lui donne le moyen de résister , et souvent il s'en empare. L'expérience m'a démontré que les lignes diagonales des changements de main faisaient comprendre plus vite nos intentions au cheval. Voici commentée procède : Je fais marcher le cheval d'une piste sur une ligne, jusqu'à ce qu'il soit à trois ou quatre pas du mur opposé; puis je lui fais terminer ce court espace de deux pistes. Je l'arrête, le caresse; ensuite, je recommence en diminuant graduellement le terrain sur lequel il marche d'une piste ; si le cheval refuse , ce qui arrive rarement après trois semaines ou un mois d'exercice propre à l'assouplir , c'est qu'il n'a pas encore le liant convenable; alors il faut reprendre le travail en place et l'allure du pas pour lui donner le moelleux qui lui manque, et par ce moyen rendre aisées toutes les positions qu'on lui fera prendre.

* C'est toujours au détriment de la raison et de la justice que la forme l'emporte sur le fond.

ÉPERON. Les éperonnîersont fabriqué plusieurs sortes d'éperons. Le nombre en eût été plus restreint si l'on eût moins sacrifié à la mode ; mais une foule de personnes qui ne montent pas à cheval ont trouvé gracieux d'avoir à leurs bottes de longues branches droites ou courbes, armées d'une infinité de petites pointes ; on peut se contenter de rire d'une habitude qui, en définitive, ne fait de mal à personne. J'en dirai autant de ceux qui s'en servent, à la vérité.

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pour monter dans les promenades , mais qui, grâce à la position de leurs jambes, les tiennent tout a fait inoffensifs pour leur cheval.

Le collet des éperons d*un homme de theval doit avoir un pouce ou dix-huit lignes de long. Cette dimension est utile pour ne s*en servir qu'après avoir employé tous les degrés qui se trouvent dans Taug— tentation progressive de la force des aides.

* La considération que Ion doit à la vieillesse n'oblige point à partager ses erreurs ; on doit se servir de son expérience pour discerner le mensonge de la vérité et s*élancer vers le progrès de toutes ses forces.

ÉQUITATION (r) est Tart de bien monter à cheval.

Traiter un pareil article, comme il mériterait de rêtre, ce serait faire un livre tout entier. Je me contenterai de citer les passages suivants sur Forigine àe Téquitation et ses avantages hygiéniques, passages extraits de l'ouvrage intitulé : Gymnastique médicale, par M. Charles Londe, D. M., dont je m'honore d'être l'ami.

Cet ouvrage, ex professa , renferme les notions les plus exactes sur la matière, et jouit d'une estime justement acquise.

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