‹ Dictionnaire raisonné d'équitation (volume 3)Chapitre 46 sur 73 · HANCHES · texte numérisé non relu

HANCHES

bouche; cela tient à ane cause tout autre qti*k la confonnation des barres. ( Voyez faire des forges.)

* On doit conseiller l'ignorance et mépriser Tarrogance.

GUINDE. Être guindé à cheval, c'est $*f tenir avec trop de force et d'affectation.

Les élèves qui ne font qu'ébaucher leur éducatioa ont souvent ce défaut; ils ont acquis une position qu'ils ne se sont pas donné le temps de consolider par un emploi de force raisonné; aussi sont-ils raides et maladroits. L'excessive force dont ils usent se communique à toutes les parties du corps , sans que ce soit dans une proportion convenable. Tant que dure cet état de contraction, pas de possibilité de se lier gracieusement et solidement au cheval, ni surtout de le bien conduire.

* HAGARD. La défiance ne peut arriver à voir les choses sous leur véritable aspect qu'en prenant la douceur pour confidente.

11 n'y a rien dans la nature du cheval qui le porte à être hagard; les mauvais traitements seuls lui font contracter ce vice. L'homme spirituel et bon doit détruire ce que l'homme stupide et brutal a fait naître dans l'esprit du cheval.

* Il ne faut pas outre-passer ce qu'on se doit à soi-même et aux autres.

HANCHS8 (être sur les), se dit du cheval qui baisse sa croupe pour la disposer à supporter le poids dont on dégage les jambes de devant. Pour mettre

HAilAS. 143

UD cheval sur les hanches sans le contracter, il faut rapprocher ses jamhes de derrière du centre de grar vite, pour que les jarrets ne cèdent qu*après les hanches.

On doit bien éviter d*abuser de cette positior^ > car, en comprimant ces parties trop fortement, on en détruirait le ressort. Il faut s'en servir modérément, pour les ménager et donner toute la légèreté et le brillant possibles à Tavant-main.

"" Piédestal du foyer où certains bâtards prirent naissance.

HAQUENJÊE. vieux mot pour désigner un cheval qui va l'amble.

A cause de la douceur de leur allure , ces chevaux étaient jadis réservés aux princesses et aux grandes dames de la cour.

Agnès Sorel avait une haquenée d*une éclatante blancheur, et célèbre par la beauté de ses formes, dit un de nos vieux fabliaux.

Maintenant , ce sont nos bonnes fermières qui se servent de ces chevaux pour porter le beurre et les cBufs au marché. Le temps, qui change les mœurs, ne change guère moins le sens des mots : à présent, on entend par haquenée un cheval maigre, laid, et incapable d'un bon service.

* Les illusions de la jeunesse s'évanouissent peu à peu devant Tâgemûr, et cèdent la place à la triste réalité.

HARAS y lieu destiné à loger des étalons et des juments, pour la propagation de Tespèce, et à élever les poulains qui en proviennent.

Honneur au gouvernement qui mettrait tout ea

IH HARtDttLtE«

œuvre pour que notre belle France , déjà riche de tant de produits , pût se distinguer encore par ses races de chevaux , et disputer aux étrangers la supériorité qu*ils ont acquise!

Il n*est pas de pays qui présente un sol mieux disposé, plus fertile que le nôtre. Le Limousiriy V Auvergne , la Normandie y la Bretagne, le Poitou, la Saintongey la Lorraine, fourniront, quand on le voudra , la quantité de chevaux dont on peut avoir besoin pour la guerre , la chasse , le manège , la promenade, les voitures, etc., etc.

Il est encore temps de régénérer toutes ces espèces; mais il faudrait s'en occuper activement et sans lésineric. Jamais gouvernement ne placerait plus utilement l'argent du pays, puisque, outre les avantages qu'il en tirerait pour sa gloire et sa sûreté , il ferait chaque année une épargne considérable sur les fonds qui sortent de France pour Tachât des chevaux étrangers.

* L'ignorance conduit à la brutalité.

HARDIES (branches), sont des branches de mors, dont le levier forme une longue saillie. Elles aident , disent les auteurs , à ramener le cheval et à le mettre dans la main. Si c'est par la force que donne la construction des branches qu'on obtient ce résultat, celui qui les confectionne me parait avoir plus de talent que l'écuyer. ( Voyez mors et ses effets. )

HARIDELLE. La nature a ses misères , et l'espèce humaine ses froides railleries.

On est, en général, sans pitié pour une haridelle , et cependant la faute en est à la nature que nous

HÂCTE'^iGOLE. lU

adm^ODg, ou à Tbomme, deat iKmi prodamom la supéfiorité.

* Une bonQ0 ou une mauTaÎM édaoatiûa aide ou .conlrafielanatiira.

HABPBR, c'est lever les jambes de derrière par UQ mouvement cenvulsif plus grand que eelui qui est naturel au cheYal. Cette flexion spontanée est le défaut des ebevaax qui ont des éparvina leos. On doit bien éviter de confondre ce que Ton appelle harf$T avee le tride d*UB cheval bien oonstilui ^ qoi se cadence également et régulièrement.

* Le bon sens n'abuse jamais de sa supérierité. HARRAMER VN CHEVAL, c'est resténuer

de fatigue.

Les courses foircées sans m^na^ememt Narrassent promptement un cheval ; c'est en commençant par un travail modéré qu'on arrive peu è peu à lui donner Thaleine et la force convenables.

* La noblesse n^est héréditaire qu'autant que la dignité est le principe de ses actions.

H4UTE»RCOI*B, On entend parla hMite^ole tout travail de deux pistes au pas, au trot et au galop ( voyei fuir les banchbs ), ainsi que \&^ chan*< gements de pieds du tact au tact sur les lignes rétrécies, ou en formant des huii^'de'-chlffres, le piaf** fer, etc., etc. ( Yoye^ ces dififérents mots. )

Lea chevaux qui exécutent toutes ces fif^ises avec précision s'appellent chevaux de tête, d'étude en de baute^école.

Dans la haute-école^ le cavaliei^ agit de toute sa puissance sur le physique et le moral du cheval; par les exercices difficiles auxquels il le soumet, il per^

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