NATURE
reposent dans Tassiette du cavalier et dans une pratique basée sur le raisonnement, bien plus que dans la dureté des instrunaents qu'on emploie. Si le cavalier saisit bien l'action du morsy s'il sait en graduer les effets , le cheval aura la facilité de se placer, puisqu'il sentira , par des pressions motivées sur la force qu'il emploie lui-même, ce qui lui est permis, ou ce qui lui est défendu; et à une courte résistance succédera une soumission prompte et durable.
* Tous les moyens sont bons pour recouvrer sa liberté péniblement conquise.
IKIORS AUX DENTS. On devrait entendre par mors aux dents l'action du cheval qui prend le» branches de ce frein avec les incisives, et qui, dès lors, lutte avec avantage contre son conducteur; mais en disant qu'un cheval prend le mors aux dents, on entend généralement parler de celui qui s'emporte, bien que le frein ait conservé sa position normale.
On peut parer au premier inconvénient par l'usage de la fausse gourmette, et éviter le second en assouplissant le cheval à l'avance, pour qu'il soit facile ensuite de vaincre, au moment où elles naissent, toutes les forces qui ne viennent pas de nous.
( Voyez EMPORTER.)
* On n'arrache jamais les vices avec toutes leun racines, quelque soin qu'on y mette.
NATURE (mauvaise). Le cheval de mauvaise nature est celui qui résiste à la volonté du cavalier.
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Un cfaevd ritil m raoûngiie est de mauveîM Dature.
J'ai déjà dit qœ les ▼iees attribués aux mauvaises diqpositioDS intellectuelles du chetal ne sont, le plus souvent 9 oceasionDés que par le peu de savoir du cavalier; j'ajouterai que jamais le cheral huuk monté n'est méchant.
Bonne nature a le sens eontraire; celte expression s'emploie aussi pour désigner le cheval d'un boa tempérament, qui se maintient en parfait état avec peu de nourriture. Ces chevaux stmi excellents pour faire la guerre et pour résbter à la fatigue.
"^ L'organisation la plus heureuse a encore besoin d'un guide éclairé.
llBinP« Cheval neuf s'entend de celui qui n'a pas encore été monté.
Ne livrez jamais votre cheval , pour le panser ou le monter, aux gens dont vous ne connaissez pas le caractère. La manière dont il sera traité dans les commeneanents, influera beaucoup sur sa compréhension et sur ses bonnes ou mauvaises dispositions. Combien n'a-t-on pas vu de bons chevaux que les mauvais traitements ont rendus incapables de tout service I
Si vous n'avez pas le savoir requis pour familiariser et dresser vos chevaux, ne les confiez du moins qu'à quelqu'un de sûr, ou soyez présent aux leçons qu'on leur donne. Grâce à ce soin , vous ménagerez v^s intérêts, et vous garantirez votre cheval des défauts qu'il eût pu contracter en de mauraisea mains.
OMBRAGEUX. l7ô
* Les recherciieis consciencieuses Tonl Irouver le inoyen d*arriver juste au but. . ^
OBTENIR D'UN GHEVaL, c est venir a bout de lui faire exécuter ce à quoi il se refuse.
Le cavalier qui ne remporte pas dans le combat qu'il a à soutenir avec certains chevaux, s'expose à être pour toujours à la merci de leurs volontés.
Ce fait incontestable est une puissante raison |)our limiter nos exigences. Après nous être assurés que l'aséouplissement du cheval ne laisse rien à désirer, il faut tenir sévèrement à ce qu'il exécute ce qu'on lui demande. Une petite faute tolérée en amènerait bientôt de plus graves, qui ne se corrigeraient ensuite que par un travail long et dii£cile.
* L'esprit faible se crée des fantômes dont il n(j se débarrasse qu'imparfaitement.
OMBRAGEUX. Le cheval ombrageux est celui qui a peur de tous les objets qu'il rencontre, et que)^ quefois même de son ombre. Il faut monter ces chç* vaux avec une attention particulière, et s'occuper avec soin de les porter sur tout ce qu'ils cherchent à éviter.
Ces frayeurs étant presque toujours le résultat de mauvaises leçons, de mauvaises habitudes, eu d'événements désagréables survenus lorsqu'ils étaient poulains, il faut, pour corriger les chevaux ombra-geux , mettre beaucoup de ménagement et de patience. Les poignets et les jambes seront cependant soutenus avec vigueur, quand ils chercheront à se soustraire à l'action des aides, afin que la crainte