‹ Dictionnaire raisonné d'équitation (volume 3)Chapitre 59 sur 73 · PARTAGER · texte numérisé non relu

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l'assielle, et que c est l'assiette qui se déplace, c'est avec leurs forces seules qu'il faut retrouver un juste point d'appui.

Par ce moyen, les bras, les poignets et les jambes n'agiront pas indiscrètement sur le cheval, et seront toujours disposés pour le contenir et le diriger.

* On abuse de tout alors qu'on ne sent plus rien. OUTRER UN CHEVAL y c'est le faire aller au

delà de ses forces.

Un bon cavalier n'outre jamais les forces de son cheval; il se garde bien d'abuser de ses services, et leur assure ainsi une plus longue durée.

* Le nom est le souffle de Thomme, la chose est le souffle de la nature : le premier s'envole , le second reste.

PALEFROI. On appelait ainsi, anciennement, les chevaux qui ne servaient qu'aux promenades, aux fêtes, et surtout aux dames , avant qu'on eût l'usage des carrosses.

Nos chevaux actuels sont moins privilégiés ; ils font toute espèce d'exercices; heureux encore quand ils ne cumulent pas la voiture, la promenade, les courses forcées, etc., etc.!

* Il faut suivre son adversaire dans toutes ses digressions pour prendre de l'empire sur lui.

PARTAGER LES RÊNES, c'est les séparer une dans chaque main ; cela ne se pratique , ordinairement , qu'avec le filet et sur des chevaux qui ne connaissent pas les effets du mors.

iiâ PAS.

Il est souvent utile d'en user ainsi pour agir d'une manière plus locale, donner des directions, arrêter les fausses inflexions de l'encolure et prévenir des défenses. Aussi, est-il bon de Si'habituer à partager les rênes du filet , c^v cet exercice exige encore une certaine dextérité pour éviter de faire sentir à la fois et cfs rênes et celles de la bride, qui, néanoioins, ne doivent pas quitter la main gauche.

* Le calme est indispensable pour la méditation. F4S (le) ^t le mouvement le plus leut , le moins

élevé et le plus doux de toutes les allures.

Après le travail en place, TuUure du p^a est la plus favorable pour disposer le cheval à exécuter toutes les difficultés de l'équitation. Les trois points d*appui qu'il prend continuellement sur le sol lui font plus naturellement conserver son équilibre, et son action étant moindre se prête à ce qu'il sente plus facilement les diverses impressions qu'on lui communique pour le bien placer.

* Le bon sens n'exige que ce que les facultés permettent.

PAS DE GOTlî. {Voyez fuir tES «anches.)

* Les sarcasmes sont de mauvais goût au milieu 4*un discours sérieux.

PAS (Le), le SAUT et le galop gaillàbd^ sont trois temps , dont le premier se compose de deux pas , le second, d*un temps de galop raccourci, et le troisième , d'une courbette ou d'une capriole.

Je ne rappelle ces vieilleries hors nature que pour satisfaire la curiosité du lecteur, mais je suis loia d'çD prescrire l'usage.

Le saut de gaîté que font certains chevaux, au

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galop, s'appelle aussi galop gaillard; galop capricieux conviendrait mieux, puisqu'il n'est que le réaoltat d'une fantaisie du cheval.

* Un langage correct fait admirer la promptitude des pensées.

PASSADE (la) se dit des divers mouvements, des l<mrs, détours et retours, que le dieval exécute au galop, en passant avec rapidité d'un point sur l'autre.

Cela peut avoir un but d'utilité pour les officiers de cavalerie, qui veulent apprendre à manier leurs chevaux avec promptitude; mais, pour cela , il faut avoir un cheval bien subordonné aux effets du mors et des jambes , et dont on puisse changer les positions du tact au tact. Ce point est le plus important, pour qu'un défaut d'équilibre ne fasse pas manquer une évolution et n'amène pas la chute de l'animal.

* Il faut être enjoué, mais toujours bienséant. PASSAGE est un diminutif du piaffer; dans cet

air, le cheval lève les jambes, comme pour le trot, mais il n'avance qu'imperceptiblement à chaque temps.

Pour ce travail , le talent du cavalier consiste , non pas à faire une opposition continue avec la bride, chaque fois que les jambes agissent , mais bien à réunir tellement toutes les forces au centre de gravité, comme pour le piaffer, que, même avec les rênes flottantes, le cheval n'avance qu'insensiblement à chaque surcroît d'action.

On conçoit qu'il faut un assouplissement total de l'encolure et des reins pour que le cheval puisse exécuter, avec régularité, ce brillant et savant air de manège.

184k PIAFFER.,

* On expose son avenir en négligeant ses appais véritables.

PESADE (la) se dit du cheval qui lève très-haut son avant-main en ne quittant pas le sol de ses pieds de derrière.

Ce mouvement est une imitation du cabrer, mais jc*est le cavalier qui en est le promoteur. Il faut que le cheval soit bien dressé pour qu'il ne s'y livre pas malicieusement, ce qui dégénérerait en défense; aa reste, on conçoit difficilement que l'on demande k l'animal des actes qu'on châtierait comme des défenses dangereuses s'ils venaient de lui-même.

* La persévérance et le savoir peuvent donner à la nature informe sa noblesse et son harmonie.

PIAFFER se ^t du cheval qui lève ses jambes par la diagonale, comme au trot , mais sans avancer ni reculer.

Si ce mouvement, qui rend le cheval fier et belliqueux ,. ne coûte au cavalier que d'imperceptibles oppositions de main et de jambe, il est une preuve de son savoir, car, pour lui donner cette cadence précieuse, que d'obstacles à surmonter par des exercices habilement gradués I

Il faut faire une exception pour les chevaux appelés piaffeursy qui se prêtent si aisément à ce mouvement, que la difficulté, avec eux, est de les en corriger et de leur donner une allure.

Néanmoins, la plus grande partie des chevaux est susceptible d'un piaffer plus ou moins gracieux.

Pour en arriver là , non-seulement il est essentiel de mettre son cheval dans un parfait équilibre et de lui donner le rassemblé le plus complet, mais comme

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