‹ Dictionnaire raisonné d'équitation (volume 3)Chapitre 60 sur 73 · PILIERS · texte numérisé non relu

PILIERS

il est difficile de lui faire concevoir qu'il doit agir sous l'impulsion égale de deux aides contraires, il faut exiger peu à la fois, le caresser aussitôt qu'on obtient un mouvement, puis, petit à petit, régulariser l'action des extrémités, et quinze jours ne s'écouleront pas sans qu'on obtienne ce nec plus ultra de l'équîtalion.

* On froisse toujours l'irritabilité des autres quand on ne se possède pas soi-même.

PICOTER un cheval, c'est lui faire sentir les éperons sans cause et avec incertitude.

C'est le défaut des gens chancelant à cheval , qui se servent des jambes comme moyen de solidité.

Les chevaux mal montés ainsi , contractent l'habitude de ruer à la botte, heureux encore s'ils l)ornent là toute leur défense! Le remède est d'acquérir de l'assiette avant de chercher à faire usage des aides ou du châtiment.

* Chassez loin de vous les intrigants qui , à force de flatteries , font révoquer en doute le talent que vous possédez.

PILIERS (les) sont deux poteaux placés aux trois quarts de l'un des bouts du manège, et entre lesquels on met un cheval pour lui apprendre à exécuter tous les airs relevés.

Beaucoup d'écuyers ont encore recours à cet expédient pour asseoir un cheval sur les hanches ou le former au piaffer. C'est un tort, selon moi , car les longes qui l'assujettissent, la chambrière qui l'excite, ne peuvent jamais remplacer l'accord des mains et des jambes. Ce n'est qu'avec l'ariette qu'on peut saisir ces milliers de petits déplacements dont

la répression fait rédoettion du cheval. Le eavalier seul peut intercepter et retirer i temps la force et le poids qnt nuisent, on 'donner immédiatement celle n^essaire à une prompte extoition. Ce sont là des effets de taet que les piliers ne peuvent remplacer. En effet, dans lea piliers, e*est par les yeux seuls qu'on distingue quand le cheval fait mal ou bien ; tes yeux ne peavent apercevoir qu*un déplacement opéré, et c*est le déplacement naissant qu'il fallait prévenir. Il est donc impossible , avec ce genre d'exercice , de saisir justement les temps, et de les réprimer d'une manière convenable.

Les piliers sont sans doute indispensables pour les airs relevés (que doit posséder ce que l'on appelle un santeur); comme ces mouvements sont tous forcés et hors nature , il n'est pas étonnant qu'on emploie, pour l'y façonner , des moyens hors raison ; d'ailleurs, le cheval devant toujours les exécuter dans les piliers, il est indispensable que ce soit là qu'il les apprenne. Mais , pour tout ce qui tient à donner ou à parfaire l'équilibre d'un cheval, c'est im moyen inutile, et qui prive même le eavalier d'une instruction nécessaire. (Voyez Mmrn dans

LES PIUEASt)

PINCER DES DEUX. ( Voye» attaqueii.) * Les secrètes pensées ne doivent être confiées qu'à la plus grande intimité.

PIRCHIETTB (la) s'exécute sur les jambes de devant, ou sur celles de derrière, en faisant tourner le cheval sur lui-même, de tdle façon que la jambe du côté où il se porte pivote, et soit Tappui principal autour duquel les trois autres jambes parcourent

leur rçA.^tioQ p^lus ^^ moins grand^^, plos eu màm élevée.

Avant de subir cette épreuve > le ob^vri doi^ exécuter tou$ les ^^rs de n^aftég^ de deii» pi$te$ avec une grande prestesse. Les dem^voUes ordivMre» et renversées ramèneront insensiblement aux qaiifta de vpUe ot de là aux pirouettes. Cet ^r de ms^iége est fort gracieux et donne une grande fifiesse de tact au cheval.

* On doit ti^acer à l'avance son plan de conduite; pour que le chemin sinueux de la vie $ait uae roule de bonheur.

JPISTI; (la) esil uue ligne supposée sur laquelle on fait marcher le cheval.

Quand les jambes de derrière suivent la mêmeligne que celles de devant, le cheval est dit marcher d'une piste. Il va de deux pistes quand ses pieds de derrière paçcoureot une Ugae parallèle \ celle tracée p^r le& pieds de devant, Dans un cas .comme dans l'autre, il est toujours essentiel de se créer imaginaireçient des lignes, afin de le^ faire suivre exactement au cheval» et de se rendre raison par là de tout ce qu'il fait. Cela mène à le conduire d'une manière plus précise.

* La vie serait un fardeau si l'on ne savait l'embellir.

PI;A€SII un CHfi¥AL, c'est, aprèa l'avoir assoupli, coerdonner ses forces pour le mettre en équilibre.

Pour^éviter des répétitions fastidieuses, je me conten^rai d'ajeuter ici que le premier conseil à donner aux jeunes écuyers , o'eat d'acquérir eux-^

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