‹ Dictionnaire raisonné d'équitation (volume 3)Chapitre 72 sur 73 · TRIBE · texte numérisé non relu

TRIBE

an caractère d*uD cheval, souvent aussi de la contrainte maladroite dans laquelle le mettent les cxîgetîces outrées en cavalier.

Dans le premier cas^ la douceur, les bons traitements , des leçons simples et courtes sont les calmants à employer; dans le second, il faut que le cheval change de cavalier , ou ce défaut ne fera qtle s*accroltre dans les mains inhabiles qui prétendaient rinstruire.

Il y a des cavaliers qui croient faire pîaflfer leurs chevaux en les faisant trépigner. Il est cependant aisé de reconnaître ce dernier mouvement , à la mauvaise humeur que le cheval y déploie , et qu'il n'a pas dans le vrai piaffer. Le manque d'ensemble dans la motion des jambes est un signe caractéristique, qui aidé à distinguer l'un de l'autre; dans le trépigner les jambes de devant sont seules mobiles, et l'arrière-main n'a qu'une action irrégulière, tandis que , dans le piaffer , chacune d'elles s'actionne comme dans un trot régulier.

* La connaissance du beau fait admirer la nature et chérir l'art, qui en est l'image.

TRIDE est une qualité du cheval qui lève les jambes avec vitesse, et leur donne une cadence régulière.

Gela se dit surtout des jambes de derrière, quand, malgré le poids plus considérable dont elles sont surchargées, elles quittent le sol par un mouvement prompt, on dit alors : ce cheval a du tride, C*est une beauté pour les chevaux de manège; ils se ca— dencent plus agréablement , et comme ce mouvement leur est naturel, ils le prennent et le conservent tout

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le temps qu*on les recherche. Ces chevaux ont, pour l'ordinaire, de bonnes hanches et d'excellents jarrets.

Il faât bien se garder de confondre le mouvement moelleux du tride avec la contraction convulsive de Téparvin sec.

* La volubilité du langage ne doit pas en détruire rharmonie ni diminuer la netteté des pensées.

TROT (le) est une allure naturelle que le cheval prend en levant en même temps deux jambes transversalement, c'est-à-dire Tune des deux jambes de devant indistinctement et celle opposée de derrière. Si la motion en est bien exacte , on dit que le cheval trotte régulièrement.

Comme je l'ai déjà avancé dans plusieurs articles, je conteste fortement l'utilité du trot pour donner du liant aux jeunes chevaux; il est, au contraire, indispensable de leur donner une souplesse préalable, pour qu'ils puissent se maintenir gracieusement à cette belle allure. Les mouvements avec lesquels l'équilibre s'obtient le plus aisément, doivent précéder ceux qui présentent plus de difficultés; c'est le travail en place et l'allure du pas qui le préparent au trot, et le mettent à même de conserver aux allures alongées l'aplomb qu'il a acquis aux exercices précédents.

Ce n'est pas assez que le cheval trotte vite; il faut encore que l'effort qu'il fait à cette allure ne prenne pas sur son équilibre , et qu'il réponde aussi vivement qu'au pas, et avec autant de précision, à tout ce que le cavalier lui demande; alors seulement on pourra se glorifier de la, vélocité du trot de son cheval, puisqu'on ne lui en transmettra pas moins les forces nécessaires à toutes les directions.

VENTBE. 24-9

* Les défauts que nous reprochons à nos'^subordonnés sont parfois notre propre ouvrage.

UNIR UN CHEVAL y c'est le remettre sur le bon pied quand il est désuni , c'est-à-dire sur le pied droit quand il est à main droite, et vice versa.

£n ligne droite, il n'y a pas de bon ou mauvais pied, et, pourvu que le cheval galope uniment, on ne doit rien lui demander de plus; mais, du moins, est-il essentiel de le maintenir uni. {Voyez gâlop, pour les moyens à employer.)

* Pourquoi les belles âmes sont-elles d'une aussi grande rareté?

VAILLANT (un cheval) est celui qui joint le courage à la vigueur.

Ces deux qualités, bien difficiles à rencontrer, laissent peu de chose à faire à l'écuyer ; aussi n'estce pas là qu'il peut développer tout son savoir.

"* VENTRE A TERRE. L'asservissement outré dégrade l'âme et prépare une misère anticipée.

On n'abuse pas impunément des forces du cheval. En le faisant courir UÉnfr^ à ^erre on prend sur le brillant de ses formes et on le conduit promptement à sa ruine. Un cheval vaut-il plus que les cinq minutes de loisir qu'il doit aux folles rêveries de son noble maître?

* L'insubordination demande une pomme aujourd'hui et exige la lune le lendemain.

380 voitu.

VOLONTAIRE, se dit d'un cheval qui se livre continuellement à des actes de fantaisie et de désobéissance.

Le cheyal bien assoupli, dont on épi« et dirige tous les mouvements, ne peut être votontaire;^ car, sentant le pouvoir du caValier, il se soumet à son influence; mais il faut faire en sorte que le raisonnement serve de base à tout ce qu*on lui demande. Je Tai déjà dit, ce n*est qu*à force de raison qu'il faut dominer Tintelligence de ce noble animal.

* VOLTE. La forme du monde est pour nous de peu d'importance; mais le fini des détails mérite toute notre attention.

La ligne circulaire qui constitue la volte est insignifiante par elle-même. La difficulté consiste à la faire parcourir au cheval avec la plus exacte précision de mouvements.

* Les difficultés ne sont attaquables qu'autant qu'on a la conviction de les combattre avec succès.

VOLTE (demi-). On appelle demi-volte une figure dans laquelle le cheval décrit la moitié d'un cercle. Dans la demi-volte ordinaire, les jambes de devant ont le plus grand cercle à parcourir; c'est l'opposé dans la demi-volte renversée. L'une et l'autre se prennent indistinctement dans toutes les parties du manège; ordinairement, on les commence après le passage d'un des petits côtés.

La demi-volte renversée est plus facile à exécuter que la demi-volte ordinaire, en ce que le contact des jambes, qui active d'abord l' arrière-main , aide en même temps à sa mobilité.

Pour la demi-volte ordinaire, il faut, au con-

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traire , Reporter toute laction sur ta partie antérieure, pour que celle-ci ait un mouvement de rotation sur les hanches. La difficulté consiste donc h contenir la croupe de manière à ce qu*eile attende les épaules.

* Il faut joindre Tesprit à l'art pour captiver les fareurs du puhlic et se rendre digne de ses suffrages.

T0LT101ER y c*estraction de sauter sur le cheval, soit qu'il reste en place, soit qu'il galope.

MM. Ducrow, Paul et autres brillants voltigeurs, ont remplacé les sauts de force par àes poses mimées , où ils déploient une légèreté pleine d'aisance et de grâce , préférable , sans contredit, aux tours de force qui surprennent et ne charment pas.

On confond souvent sous le même titre les écuyers et les voltigeurs, quoiqu'il n'y ait entre eux aucun rapport , les études de l'équitation et de la voltige étant entièrement différentes. Il -est vrai que le voltigeur est toujours h cheval , ce qui, jusqu'à un certain point et aux yeux du vulgaire, l'assimile à l'écuyer ; mais le plus souvent il néglige et ignore les principes de l'équitation. Soit que la voltige captive toute son attention , soit que l'habitude de ses mouvements de corps et de jambes l'empêche de se fixer dans une même position , toujours est-il que des voltigeurs, sauf quelques exceptions rares, sont loin d'être de bons écuyers. M. Laurent Franconi, dont je me plais à reconnaître la haute capacité, est nécessairement dans l'exception. Il peut à bon droit revendiquer le titre d'écuyer.

On devrait donc, pour distinguer les voltigeurs, des danseurs de corde et des écuyers, ajouter un trait d'union entre ces deux titres , et dire éGuyers-^voltigeurs.

252 FAITISAN.

* PARTISAK.La Dation la plus orgueilleuse est forcée d*abaisser son arrogance devant Tennemi généreux qui, après l'avoir vaincue, embeUit ses do— maines et rehausse sa dignité.

Le cheval Partisan est d'une race pure et d'origine anglaise. On le crut d'abord indomptable. Lie fini de son éducation démontra le contraire; et, loin que la privation d'une liberté dont il abusait le rendit informe, il excita l'admiration générale; toutes ses poses sont devenues gracieuses et tous ses mouvements réguliers.

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