CHATOUILLEUX
prétendent quelques professeurs» éire toujours vigoureuses; il faut proportionner l'emploi de ce
moyen à rirritabilité du cheval. Telle atlaqije faible aj^raplus vÎTementsurun cheval irascible» qu'une très-violenle sur un cheval froid ou apathique; mais ce qu'il faut éviter» c'est que les éperons, sans but ni eftet r;^el, se fassent sentir en même temps que les jambes. C'est celte incertitude qui, parfois, rend le cheval chatouilleux ou augmente chez lui ce défaut, s il y est disposé naturellement.
CHATOUILLEUX A L'ÉPEKON se dilrd un cheval qui, au lieu d'obéir i l'éperon» crie et rue à son approche, en donnant du flanc dessus.
Il y a des chevaux dont le système nerveux eist tellement irritable, que le contact du doigt sur nne partie quelconque du corps les ùii crier comme nn^ chien sur la patte dnqnel on aurait marché. Cette espèce de maladie nerveuse présente de grandes difficultés» que l'on surmontera cependant à laide de beaucoup de gradation dans . le travail; mais si cela vient seulement de ce qu'ils ont été continuellement j^icofâ pnr l'épcrûii d'un cavalier inhabile, on peut leur ^aire perdre cette mauvaise habitude en se servant longtemps des jambes et de la cravache» surtout en usant de cette dernière à propos» mais avec intelligence.
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CHERCHER SA CINQUIÈME JAMBE se dit du fibeval qui se porte sur la main et y prend un point d'appui. C'est en se servant énergiquement des jambes, et par suite des éperons, qu'on ramènera les jambes de derrière près du centre de gravité (rassembler), qu'on pourra reporter le poids du devant sur le derrière et rendre le cheval léger à la main.
CHEVAIj. Le cheval est le quadrupède qui réunit le plus, grand nombre de qualités physiques et morales; aucun autre ne peut lui être comparé pour la beauté et ia l égularité des formes; son intelligence et son utilité pour l'espèce humaine le rendent incoiLparable; il partage avec rhomme les dangers et la gloire de ses actions les plus belles ; il favorise ses desseins et assure la réussite de ses entreprises. Faut-il défen- «Ire ses foyei*s, subvenir h la nourriture de quelques milliers d'individus, contribuer à faire prospérer toute espèce d'indutlsie, entretenir les goùls lie mollesse et le luxe de l'orgueilleux citadin, c'est toujours au cheval qu'il faut recourir. Aussi nesuis-je pas surpris que les anciens, admirateurs du beau, en aient fait une divinité. Selon Hérodote, les Scythes les offraient en hc^* locausle aux dieux. M. Bochard fait observer qu'on en consacrait au soleil chez les Rliodiens, les Spartiates, les Mass^gètes, les Élhiopions, les
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Arméniens, les Pe? ses et antres nations ; le cheval était le symbole adopté par les peuples de Carlhage, de la Blacédoine et de la Tbessalie. En effet, quoi de plus beau, de plus noble que le eheval ardent, impétneox, pendant que aon canh lier le (ioiapte el le conduit? Que de mouvements irréguliers par suite de lardeur et de la force qu'il puise dans sa brillante constitution! Bientôt il devient plus obéissant à la main et à la jambe qui le déterminent à droite ou à gauche, le précipilent ou le retiennent ; eniin il est dressé et n'eiécute qoe ce qu'on lui demande. Son ardeur s'est soumise à Tobéissanee, ses forces sont cuordonnées, réglées même; l'éperon devient inutile, il ne lui faut presque plus de bride, car la bride l'avertit plutôt qu'elle ne le force, et, devenu paisible, il ne fait plus pour ainsi dire qu'écouter; son action est tellement unie à celle du cavalier auquel il est assujetti, qu'on peut dire qu'elles n'en font plus qu'une seule et même. Ai- je donc tort de répéter que, de tous les animaux, le cheval est le plus admirable? Beauté, courage, bonté, énergie, il réunit tout; aussi, je proclame sans intelligence et même étranger à tout bon sentiment celui qui ne porte pas d'amitié à ce noble animal et n'est pas pénétré d'ad» mi ration pour lui.
CHEVAL DANS LA MAIN. Le cheval dans la
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maio est oelui doot l'encolure^ la tala et le corps sont dans un tel état d'équilibre, que Ton ne sent nullement le poids que présente cette forte masse. Cette légèreté met le cheval en position d'obéir aux plus imperceptibles mouvements du cavalier ; aussi le premier soin de celui-ci doit-il être d'obtenir cette attitude, sans laquelle le cheTsl ne peut exécuter avec justesse et précision tout ce qae comportent ses moyens.
(Pour arriver à ce résultat, voyez éducaiioh
lAnONHÉB.)
CH£VÂL £KT1£R A UNE MADf (le) est cdui qoi refuse de tourner d'un cAté.
Le manque de souplesse est toujours la principale cause de cette résistance; pour la vainere,
il suiiit d exercer les chevaux dans i inaction, de finie plier lencolure des deux oAtés^ de continuer les flexions en ligne droite à l'allure du pas, et de ne commencer à les tourner du coté dîMcile que lorsqu'ils sont devenue légers è la main.
11 en est de cette detense comme de presque tontes celles dont rinexpérienee da cavalier est le principe , aussi le non-savoir fait attribuer a un vice d'organisation morale ou physique du cbeval, les causes de son refus, quand elles ne tieiinriit quàson ignorance, il a beau craindre le cbitiment, ce qu'il fait pour le fuir 1 éloigne toujours davantage du but qu oa a a^ligé de lui
montrer; cependant c'était le premier soin à prendre.
Placez d'abord, déterminez ensuite , et vous éviterez les défenses.
CHEVAL PORTANT BAS. Porter ha$ se dit d*un cheval dont l'encolure et la téte s'affaissent. Des vices de conformation» tels qu'une encolure faible, une téte forte» des reins mous et de mauvais jarrets, sont souvent la cause de ce delaul; le manque d'aelion peut aussi y contribuer.
Quand ce défaut est porté & l'excès, il faut renoncer à le corriger; mais c'est le cas le plus rare. Il y a peu de chevaux d'une nature assez imparfaite pour qu'une partie ne vienne pas au secours de l'antre. C'est alors que l'art doit montrer sa puissance, en établissant la répartition des torces avec assez d'équilibre, pour rendre propre au service un cheval qui, sans lui, fùtresié désagréable et souvent dangereux.
Avec ces sortes de ehevaux on doit recourir au travail dans l inaction et graduer leuiemeut les études préparatoires. L'art n'est point ingrat pour quiconque en conçoit la marche et en suit les règles avec discernement.
CHEVAL PORTANT AU VENT, c'est celui qui porte la tète dans une position plus ou moins horizontale. Cela tient à la longueur et à laiai-
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blesse des reins, anx hanches courtes, étroites, aux jarrets droits ou acculés; ce sont ces vices de oonstruction qui donnent une tension excessive aux muscles supérieurs et latéraux de l'encolure.
Quoi qu'on ait dit sur l'impossibilité de corriger ce défaut, l'expérience m'a prouvé que c'était encore un préjugé sur lequel il fiiUait revenir.
Je renvoie le lecteur à l'article : Tom Us dwfiom peuvent s« ramener. Les moyens de changer en moins de dix minutes cette mauvaise position y sont décrits. (Voyez ramener.)
CH£VAL£R, c'est lorsque le cheval croise les jambes de devant et de derrière l'une sur l'autre.
( Voyez FUIR les uai^cmes.)
CHEVALIiNE. Vieil adjectif féminin dont on se servait jadis pour indiquer que ce dont il était question avait rapport au cheval. Ainsi on disait : une bite chevaline. Ce mot est heureusement remis en usage par toutes les personnes qui s'occupent de chevaux; et il en devait être ainsi, puisque aucun autre ne peut le remplacer. Il sert à éviter les redites qui sont si iréquentes et rendent fastidieuse la lecture des ouvrages qui se rapportent à une spécialité.
CHEVAUCHER, vieux mot qui exprime l'ac-