ÉCUYER
* LMnoonTéDienl opposé aurait lieu si> dans le
premier cas, les jaiiibes venaieiit à doubler 1 action déjà trop considérable ; car, non-seulement on ne corrigerait pas le mouvement de la téte, mais on faciliterait encore le changement d'allure, ce qu'il est' bien essentiel d'éviter, puisqu'alors un laisserait au cheval la possibilité de se livrer à une désobéissance qui pourrait devenir funeste.
Pense-t-on que ia-oonnaissance de ces moyens^ sans lesquels on ne peut dresser parfaitement un
cheval, s'acquière sans beaucoup de pratique et de diseernement? Non , cela est impossible. On verra à Tarticle Homme de cheval quelle distinction j'établis entre Téouyer et celui-ci. L'un n'est que le bon cavalier; l'autre est le professeur capable de former de vrais hommes de che^ val. Mais pour atteindre ce but, ee ne sera pas assez pour l'écuyer de connaître à fond l'équitation : il lui faudra de plus étudier ses élèves, et créer pour chacun une manière spéciale d'enseigaer. Si , grâce à ee soin, il parvient à n'en décourager aucun, à faire de leurs quabtes et même de leurs défeute des moyens de progrès, il aura mérité le titre d'écuyer.
Ce n'est pas, selon moi, un des moindres talents à exiger des personnes auxquelles on confie la direction des manégeSj que cette habitude d'observation morale, sans laquelle on rebute
If .
iOd ÉDUCATION.
beaucoup d'élèves, et ce serait un giaiid lurt (|ue d'accorder ces places à des hom mes qui n'auraient
pas l'ensemble des coooaissances que je viens de détailler.