‹ Dictionnaire raisonné d'équitationChapitre 33 sur 67 · DU€AT(0N · texte numérisé non relu

DU€AT(0N

le régler et de le régulariser, ce qui le conduira à prendre beaucoup plus vite la position à laquelle on veut le souuiettre.

J'engage les personnes qui s'occn^nt de l e-

quitation à prendre en consuleialioii les moyens de succès que je viens d'indiquer; je les ai étudiés, et j'en ai reconnu l'efficacité. Si je les recommande, G est que les immenses avantages que j'en ai retires m'ont prouvé qu'ils étaient un véritable progrès pour Fart.

Les volontés du cheval ne seront soumises i celles du cavalier que quand rassouplissenient Taura conduit a prendre une bonne position ; alors le développement de l'intelligence du cheval deviendra facile, et quelques répétitions d un même travail les lui feront comprendre Qt exécuter sans peine.

Mais pour arriver à ce résultat on doit d'abord chercher les moyens de s'emparer entièrement de ses forces»- de façon que notre volonté de^ vienne la sienne; il fiiut ensuite mettre assez de progression dans ce que nous lui demandons pour que son intelligence nous suive, et comprenne qu il n'y a dans nos actes ni méchanceté ni maladresse.

Sous ce rapport, le talent de l'écuyer consiste à trouver les moyens d'agir si. directement, si locar lement sur son cheval, que celui*ci ne puisse pas se refuser aux mouvements qu'on lui demande.

ÊDUGATICm. ils

Or, cette habileté de l'éciiyer ne peut lui venir qu'à la suite d'une étude iodispeusable, celle des moyens par lesquels le cheval opère tel ou tel iDOuvement, ou par lesquels il résiste.

Une fois cette connaissance acquise, en disposant tous les muscles de son cheval d'une façon telle qu'il n'ait plus besoin que d^action pour exécuter, en lui donnant en un mot la position nécessaire» on sera sûrement obéi.

Pourquoi le cheval refuse-t-il de tourner à droite ou a gauche, de galoper, ou de fuir les hanches ? c'est qu'on exige de lui des mouvements qii'avcc sa position première, il ne peut pas physiquement et matériellement exécuter. Aussi, doit'On bien se garder de rien demander avant d'être certain qu il y soit parfaitement disposé.

Comment se soumettra-t<il à cet assujettissement, si nous ne l'avons habitué d'abord à mettre en jeu chacune des parties qui doivent entamer

une ligne qiirlcoiique; c'est-à-dire par une position en rapport avec le mouvement, surcharger celle qui doit rester sur le sol» alléger celle qui

doit le quitter?

J'ai déjà signalé l'erreur dans laquelle sont

lotiihés ceux qui regardent le trot comme i allure la plus favorable à un prompt déveioppemeiit ^ j'ajouterai que je ne suis pas plus partisan de la plale-lpng»;} pour assouplir les jeunes chevaux ; comme le cheval ne se meut régulièrement qu'à

11& âOOCAÏlOlff.

la suite d'une bonne position, celle qu*il ptend par ce genre d exercice» où il est libre de dis* pèser de ses forces, ne pent pas être It position que vous lui donnerez quand votls le monterez. 8i le oheval a quelques parties défectueuses, il néglige de les utiliser, et s'habitue à de fausses attitudes ; si, au contraire, toutes les parties sont bieti oonstituées, la plate-longe est inutile, et ne tait que prolonger le temps de l'éducation.

Le seul ccis où l'usage en soit admissible, est celui où nos mourements ne peuvent calmer, ches le jeune cheval, une gaieté excessive, capable de dégénère! en défense. Alors, en le laissant trotter dix minutes en cercle, on calme sa fougue, et il devient plus attentif aux observations.

Je ne m'occuperai ici spécialemetit ni du trot

m tiu ^alo[) ; le premier aura toute l'extension OU la cadence relative aux moyens du oheval, quand on aura suivi la route progressive que j'ai indi^ quée. Pour le second, j'ai fait un article à part.

Mais ce qui est une partie essentielle de Téducation, c'est la rectification (les mauvaises positions, Ati mojen desquelles les chevaux résistent.

Voici d'abord la position normale r La tète doit être presque perpendiculaire au sol. Pour qu'un cheval reste ainsi placé, il fiint, ou qn'il ait une belle conformation, ou qu'il soii savamment monté. Malheureusement les ohevauz bien ooo*

ÈMIGATlOll. 115

formés sont rares chez dous, et les cavaliers, «6868 inslruits pour suppléer par Tari aux impei'fections de la nature, le sont peut-être encore davaotage.

CependaM la bonne position de la téte et de

1 eDCoiure est de première nécessité pour celle das autres parties du corps.

En effet, si l'encolure est basse ou tendue, il n y a plus d'action possible du cavalier sur le dieval, parce que toute celle qu'il eferce n'est ressentie que par l'encolure seulot et n'agit que &iblement sur le retfte du corps.

La main ne pat vient à diriger le cheval que parce que l'impulsion qu'elle donne i la téte réagit sur le reste de l'animal, et détermine son mouvement; mais» si cette partie, par une con-traction qudconque, absorbe tout Teffort du ca*^ valier^ il est clair que toute direction devient im-

Si le cheval met plus de force dans l'un des deux oàté^ de Tenoidurey celle-ci ne sera plus droite, et l'inégalité des forced fera perdre aux .rênes et au mors de la bride leur efiiet déterminant.

Rendons cette théorie plus intelligible par une applioation matérielle. Supposons que l'encolure du cheval soit comme le fléau d'une balance entraîné d» chaque côté psi^ dix kilos de force. Dans cet état d équilibre» le moindre mouvemeni de*

116 ÉDDGAnoll.

Cidera celle partie à droite ou à gauche; mais si Fun des deux côtés s'est emparé d'une portioa du poids destiné à l'autre, il est clair que ce côté va former un levier puissant de toute la diiiérence qu*il absorbe à son profit. Or, le mors étant d'un seul morceau, et se faisant toujours sentir également, n'aura plus qu'une action trèsfaible sur le côté qui, par l'eilul de la llèiion, forme arc-boutant, et se trouve ainsi presque indépendant de l'effet des rênes ; alors le cheval pourra s'emporter ou se livrer à tout autre mouvement désordonné. En admettant la flexion è gauche , est-ce un déplacement de gauche à droite qu'on* lui demande? Jamais Fanimal n-y comprendra rien, puisque la réne de la bride n'agissant que par une pression, tant que l'encolure aura cette forme concave, son effet sera nul.

Est-ce à gauche qu'on veut le déterminer, en le supposant déjà incliné de ce côté? On aura pour premier iucouveaient d'être toujours prévenu par lui; et, pour deuxième difficulté» de ne pouvoir corriger l'excès de ce mouvenieiU sans de grands efl'orls pour le ramener droit de-, vaut lui.

Si l'encolure est inclinée à droite, les résultats seront les mêmes, mais en sens inverse.

Il est rare de rencontrer des chevaux qui soient également maniables des deux côtés ; mais on remédiera promptement à cet inconvénient,

ÉDUCATION. il7

si l'on y apporte quelques soins dès les premières fois que Ton s occupe de riustructioD du dieval; il suffira de renouveler, dans l'inaction et au pas, les pressions du iiiet du côté où i'encolure présente plus de résistance, pour l'assouplir également et rhabituer à céder immédiatement ; mais on néglige ce travail important. Le cavalier doit s'attacher h bien placer la main gauche, c'est-àdire Tarrondir légèrement de iaçon à ramener la rêne droite i Tégalité de la gauche, qui, })ar la position même de la main» se trouverait plus courte de vingt-cinq millimètres,, l'encolure prendrait nécessairement un pli qui demanderait un certain' temps pour être détruit.

La téte suit toujours les mauvaises attitudes de Tencolure, ce qui fait naître des positions sou*vent dangereuses et toujours disgracieuses; j'en signalerai deux qui rendent les effets du mors impuissants pour ralentir, arrêter ou enlever, et qui ôtent aux rênes le pouvoir déterminant à droite ou à gauche : l'une est quand le cheval éloigne son nez (ou porte au vent), l'autre quand il s'encapuchonne. Le cheval prend la première position en contractant les muscles supérieurs de son encolure, et comme c'est par la flexion de ca« muscles qu'on fait refluer la force et le poids de id partie antérieure sui 1 ai rière-main, cette translation devient impossible; aussi ces chevaux sont-ils fort désagréables a conduire, la grande

118 toOCATIOBI.

quantité de force dont cette position leur permet de disposer se trouvant toujours en oppositiou aveo les moyens de résistanee du oavalier. Ce dép faut m tardera pas à en amener encore un autre: il rendra 1^ cheval ombrageux* ear son rayoa vi» siiel, parcourant un trop grand espace, lui fait apercevoir des olgets qu'il peut ni distinguer ni apprécier; aussi eherche-t-il tout d*abord à les fuir» et il le peut d'autant plus aisément que son cavalier a perdu les moyens de le mattriser.

Quand la tête, au contraire, outre-passe la ligne perpendiculaire vers le poitrail , le cheval s'encapuchonne ; dès lors l'et^iii libre est détruit. Le cheval est porté sur ses épaules, son menton touche au gosier, et alors le mors perd sa puissance.

Je le répète, c'est h corriger ces vices de posi* tion que Técuyer doit mettre tous ses soiiis, et les assouplissements partiels, la légèreté parfiiite l'y conduiront proniptement ; les difficultés se* ront vaincues dès que le cheval sera disposé de manière è céder aux mouvements les plus im-^ perceptibles, aux forces les plus minimes; et c'est ce t}U9 l'équilihre amènera infailliblement,

Combien ne voyons-nous pas d'écuyers subir tous les caprices de leurs chevaux , faute de ce travail préalable! Combien assurent que leurs chevaux sont des mieux dressés, et cependant avouent qu'ils, sont fantasques, et que leurs dis-

posilions Varient au jour le joufI ^i, au lieu dô s m fier aux bons moments de son cheval, on s'oooupait de la bien plaeer, il est indubitable que les positions de la veille, quj ont donné île (jous réfiultato, las amèneraient eiieope la lendemain;

luais oa néglige ce point principal , et de là l'incertitude. Comment» en effet , le cbeval se per* tera-t-il sur une ligne droite, s'il n'est pas droit lui-même? comment se maintiendra-lril mv une ligne ûourbe, s'il n'est' pas inclina oomme alla ? comment la partie antérieure s'enlèvej'ft-t-elle, elle n'est pas plus «allégée qne la partie postérieure?

Je n'en finirais pas si je voulais énumarer les difficultés sans nombre que prémita le aheval

auquel ou n'a donne d abord ni équilibre ni afdomb. Aossi n'est-il pas étonnant que le pen d'érudition du cavalier le mette souvent l'impassibilité de bien diriger son cihe?al, et qu'il reste, enfin, soumis à ses fantaisies et à ses boutades.

Résumons oet article. Que le cheval soit jeune

ou vieux, qu il ait été monté par un cavalier ne coAnaîssiint pas mes principes» il faudra comnien?

cer son éducation de la même mauieiu, c'esl-àdire par le travail de la cravacha d'abord, las flexions à pied ensuite, puis continuer ce travail i pied jusqu'à ce qu'il ne laisse nen à désirer; c'estinlire que, réponijant à l'action de nos mon*

120 £doca.tion«

vements, il exécute facilement toutes les iïexions de lencolure et de la mâchoire; alors seules ment on renfourcfaera pour obtenir en place la même mobilité d encolure et de mâchoire. Ces flexions, qui aii début présentent quelques difficultés, ileviennent faciles quand le travail à pied a été bien complet. Lorsque les flexions latérales d'encolure et la mise en main arec mobilité de mâchoire seront complètes, on commencera les flexions dé croupe, pour arriver aux pirouettes renversées, puis on passera aux pirouettes ordinaires ; on se contentera dans le principe d'un pas ou deux qui serunl suivis d'un effet d'ensemble pour arrêter le cheval ; on ne recommencera qu'après avoir obtenu une immobilité complète. C'est alors qu'on mettra le cheval au pas» tout en faisant des flexions d'encolure à droite et è gauche, le cheval restant droit de corps; on exécutera également des eflets de mise en main avec mobilité de mâchoire, sans laquelle la légèreté serait imparfaite; on n'obtiendra un ramener exact que par des effets d'ensemble qui ne seront justes que lorsque le cheval n'oilrira plus de résistance et conservera la même allure; c'est ce qu on appelle position et mouvement. Les changements de direction seront faciles lorsque le cheval répondra aux effets d'ensemble. On voit combien ces moyens sont diilerents de ceux qui se pratiquaient autrefois ; par leur application» on

ilMNUlTXOll. 131

prolongeait volontairement Téducation du che- Tal; ils blessaient autant le physique que le mo^ lal , car le mouvement que Ton exigeait de lut était d*autant plus pénible qu'il n'avait pas été disposé i l'avance» par conséquent son intelligence ne pouvait être imprégnée d'une chose à laquelle il n'avait pas été amené. Le même travail s'exécutera au petit trot, flexions d' encolure à droite et à gauche, effets d'ensemble multipliés pour amener la légèreté. La légèreté, toujours la légèreté, c'est la pierre de touche, la pierre phir losophale, c'est toute Téquitation; en un mot, c'est l'équilibre ; c'est une poutre que des ou- . vriers sont arrivés k placer de manière à ce que, se soutenant d'elle-même, uu enfant puisse la changer de position.

Les effets d'ensemble que Ton a obtenus au moyen des jambes fortement soutenues, ont dû amener le cheval à supporter le toucher de l'é* peron ; si Ja main peut intercepter ce surcroît de forces au profit de l'équilibre, ie résultat sera immense. Il faut bien éviter une trop grande précipitation dans ces délicats touchers de l'épeton ; on ne devra s'en servir qu'après avoir amené le cheval à supporter la plus grande pression des jambes sans forcer la main. On essayera ensuite quelques pas de côté sur les hanches, on en aug- . montera le nombre progressivement. Les pi* ronettes renversées et ordinaires ont déjà rendu

le cheval impressionnable h redal <ld».jiunlm pour Tobliger à se portor de l'une sur Ti^iitfQ,

coiiiaiu ils ont servi pour les changemepts de àU

rection. Arrivé àee point « oa ooinioei(aera lei

premiers temps de reculer, yn pas d'abord, suivi d'uu eilet d'ensemble, puis deux igA^» et amsi suite. Od fera d'abord préeéder les jamlies, comme dans tous les mouveiaents, y compris le^ temps d'arràt. Le reoaler tera régulier si la ohe-r

\al reste léger pe rai a al ce mouvement rétrograde.

Uoe foià arrivé à ce poiat de réducation 9 oa commencera quelques eflbts de rassembler, ea mobilisan t le cheval sans trop avancer ; les jambes de derrière se rapproebaol aisément da centre, il sera facile de disposer le cheval pour ce mou* vement. Quant à l'allure du galop, Ids grandes diffinullés consislaat dans les départs et dans les temps d'arrêt, on les renouvellera fréquemment* et pour y parvenir sans fetiguer le eheval, on ne lui en fera faire que dix 0|i douze pas chaque fois. Quand il s'enlèvera et se mainti'aiiclra &ailOf iiieat au galop à une main, on lui fera faire le même travail à Tautrà main. Les départs sur le9 deux piods devenus égalemeat faciles, on obtien-; dra le galop sur le pied droit et s|ir le- [^ed gaui ehe i la même main , toujours aveo des temps d'arrêt.

Cest è laide de oette gradation qu'on arrivera

à changer de pied da tact au tact, sans.efiuris

ËFffiTS. 192^

de la pftrt du eavalier ni d« eheval* Le piaffer, 6DÛn, sera le complemaut Uti réducatioo. Ltô eheval jrépoadaat fecilement aux effets d'eosem^^ ble, à la i^^iadatioii des attaques qui sert à le reui fermar et loblige à rester entre la main et les jambes, le rassembler, le piaffer, n oflriront plus de difficultés. Les allures, le irot surtout, acquer^* font plus de vitesse et de célérité lorsque le cheval sera équilibré de cette maaière; elles au^ ront plus de régularité, ce qui sera suffisamment indiqué par une continuelle légèreté. 11 existe une vingtaine d'ai|tres difficultés de mouvements plus ou moins compliqués, qu on peut obtenir ensuite. Je renverrai le lecteur aux articles qui y ont rapport. Avec du tact et de la persévérance, un cavalier peut exécuter tous les mouvements dont j'ai donné la nomenclature dans le cours de cet ouvrage, si toutefois son organisation a queU que chose d'équestre*

A voir les résultats de cette façon de dresser les chevaux , on croirait que pour y atteindre il faut une patience exemplaire; c'est une erreur : cha^ que minute amèue une amélioration, chaque ef-

fort un progrès ; le cheval bien ménagé obéit comme s'il savait déjà, et le cavalier trouve trop de plaisir dans le succès de son travail pour se

rappeler qu'il lui faut de la patience.

EFFETS D'ENSEMBLE. Les effets d'ensemble

124 Bmra.

s'entendent de la force continue et jusiement opposée entre la main et les jambes. Ils doivent avoir poor bot de ramener dans la position d'4quilibre toutes les parties du cheval qui s'en écartent, afin de l'empêcher de se porter en avant, sans qu'il recule, et viceversâ; enliii, ils serviront k arrêter le mouvement de droite è gauche ou de gauche i droite. C'est encore, par oe moyen que l'on arrivera à répartir également le poids de la masse sur les quatre jambes, et que Ton produira rimaiobilisé momentanée. L'eflet d'ensemble doit précéder et suivre chaque exercice, dans la limite graduée qui lui est assignée. Il est essentiel, lorsqu'on emploie les aides pendant -ce travail, de faire précéder toujours Taction-des jambes, pour empêcher le ciieval de s'acculer, car il trouverait alors, dans ce mouvement, des points d'appui propres à augmenter ses résistances. Ainsi toute mobilité des extrémités, provenant du cheval, dans quelque mouvement que ce soit, devra être arrêtée par un effet d'ensemble; chaque fois enân que les forces se disperseront, le cavalier trouvera un cjjrrectif puissaulel infaillible dans l'emploi des effets d'ensemble.

Ce n'est pas par des holà ! ou toute autre interjection, que i on immobilisera le cheval irritable qui est toujours en action malgré le cavalier. Si le cheval a été exercé aux effets <i ensemble, il s'arrêtera immédiatement. Peut-il en être autre-

ÉLARGIR. iSS

ment? puisque les forées de Favant èt de lar-

rière-maiu sont dans une juste opposition, le centre de gravité se trouve naturellement fixé au milieu du corps du cLeval , la mise eu pratique des effets d'ensemble est aussi un sûr moyen de donner promptement un acoord parfait aux aides

du cavalier.

ÉGARER LA BOUCHE D'UN CHEVAL. Des écuyers croient encore que les faux mouvements du cavalier ne produisent un mauvais effet que sur les barres, tandis que celles-ci sont les dernières i en souffrir.

C'est en agissant k faux sur Teacolure et le reste du corps qu'un cavalier ignorant fait prendre à son cheval de mauvaises positions, qui détruisent promptement la souplesse de toutes les parlies du corps, et l'empêchent de comprendre les efiets du mors et d'y répondre*

ÉLARGIR SON CHEVAL, c'est, au manège, lui faire serrer le mur, ou lui fiiire embrasser un plus grand espace de terrain.

Il n'est pas plus difficile d*élargir que de ré-trédr im cheval ; toutes les directions sont aisées quand une l'ois on l a bien assoupit, et les chevaux n'ont de mauvaises habitudes ou n'éprou-' vent de diilicultés que laute d'une bonne éduca-

tion première.

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