‹ Dictionnaire raisonné d'équitationChapitre 38 sur 67 · FREIN · texte numérisé non relu

FREIN

et lai donne, ainsi qa'au cheyal, l'habitiide d a-

gir indépendamment de ses voisins.

FOUiiCHE (la troisième), appliquée aux selles de femmes est encore de mon invention ; elle donne à l'amazone une solidité à l'épreuve de tout mouvement brusque ou violent. Elle rem- * place les genoux du cavalier et donne à la femme une sûreté morale qu'elle n'aurait jamais pu avoir sans le secours de cette troisième fourche qui est aujouid hui sanctionnée unanimement.

FOURNIR SA CARRIÈRE, se dit d un cheval qui va d'une égale vitesse jusqu'au bout d'un ter*

rain limité.

C'est au cavalier à ménager les forces du che* val, à entretenir et à renouveler son action, de façon qu'elle ne s altère pas et que sa vitesse resté la même. '

FREIN. (Foyez HORS.)

FREIN (mâcher son). Le cheval mâche son frein quand, par un mouvement de mâchoires, il l'agite de temps en temps.

Les chevaux bien placés, soit naturellement, soit par l'art, détachent fedlement la mâchoire ; le cheval qui mâchera iiaturellemeat son frein

f5B VOIBé

sera tonjoor» léger à la tnaîn 6t constammenl

bien intentionné ; jainais un cheval ne se défen^ dra ayant la mâchoire ouverte.

Cependant, il ne suffira pas qne le cheval mâche mi frein^ il faudra qu'il IMie son frem^ c està*dire qu'il écarte (à volonté) autant que pofigible la mâchoire iûfeiieure,

FUIR DES HANCHES, rum vss tamks, pas m COTE y MARGHsa DE oBux PISTES, oAt la mâoie signification.

Peu de personnes conçoivent les difficultés que présente oe travail; elles l'estiinent d'autant moins qu'elles ne connaissent ni les services ni les résultats qu'on en peut obtenir. Comme on se figure que oe n'est qu'une parade de manège, chacun 1 essaye à sa manière, sans chercher a l'utiliser, soit pour l'éducation du cheval, soit pour Tagrémenl du cavalier ; c'est ce^/eiidant là le but qu il faudrait se proposer.

Tout cheval marche, trotte et galope naturellement : 1 art pe liée lion ne les allures et leur donne le liant et la légèreté qu'elles sont susceptibles d'acquérir.

Le travail de deux pistes, étant moins dans la nature, présente, par cela seul, des diffioukés beaucoup plus grandes ; il serait même impossible de l'obtenir régulièrement sans le secours de l'éducation première» qui tend à placer le che-

rni, IM

val et â le mettre dans le cas de supporter des oommenoemeiits de rasseiabler.

Mais ausfi, quand on l'eiécute, il a pour ré« sultat, non-geulement de plier le cheval dans tous les sens, mais encorè de fiiire ressortir ses formes^ et de lui donner cette légèreté» cette oesse de tact, qui le font répondre aux imper*

ceptibles mouvements du cavalier.

Je pourrais, k la rigueur, xoe dispenser .dâ rendre raison de ce qn-on appelle airs de manège^ si le^ auteurs qui ont écrit à ce sujet avaient lait connaître antre chose que la nomenclature dea figures ; mais, comme ils n'ont indiqué ni corn-; ment le cheval doit être placé, ni comment il fiiut s'y prendre pour que l'exéculion en soit précise, je m'efibrceraî de réparer leur oubli ; je dirai donc que Técnyor qui fera exécuter avec précision des lignes droites de deux pistes, obtiendra, sans . de grands e^orts, des lignes courbes ou touloi autres, si toutefois il a exercé préalablement son cheval aux pirouettes ordinaires et renversées.

Aussitôt que îMir la souplesse de Teucolure et des reins, la légèreté sera acquise et que le che* val prendra ftcilemont toute espèce do change* ment de direction, ou pourra commencer le tra-

Tail iur les hanches.

C'est à l'extrémité des changements de main qu'il £Biut faire exécuter au cheval les premiers pas de d.eux pistes» qui 00 seront augmentés que

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bien progressivement. Le cheval ôtnnt arrivé au point de répondre îmmédiateioeot et sans aucune résîstanoe au mouvement des aides du cavalier, rien ue s'opposera a ce qu'il parcoure toute la diistance de la diagonale.

Le cheval doit travailler avec la même régularité aux deux mains ; Téouyer sentira le côté qui résiste davantage, et il saura promptement vaincre cette résistance en l'exerçant plus fréquemment.

On conçoit que si le cheval se porte d*une jambe sur Tautre, avec une vitesse égale à l'impression du contact qu'il reçoit, il pourra ejkécuter tous les airs de manège.

Pour que les pas de côté soient réguliers, il £aut : r que le cheval soit toujours dans la main; 2* que sa tête, son encolure, ses épaules et sa croupe soient sur une même ligne ; S"* que le passage des jambes se fiisse de telijd sorte, que celles qui marchent les dernières passent pardessus celles qui entament le mouvement, c'està-dire que la jambe de devant, du côté où on détermine, quitte le sol la première et soit suivie par la jambe opposée de derrière; il &ut aussi que la tète soit légèrement portée du côté oii l'on £iit.marcher le cheval, afin qu'il puisse voir le terrain sur lequel il chemine.

Cette dernière position^ qui le rend plus gracieux, servira avantageusement au cavalier pour

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