‹ Dictionnaire raisonné d'équitationChapitre 37 sur 67 · FLEXIONS · texte numérisé non relu

FLEXIONS

par des translalîons de poids fiiciles i opérer, entièrement à la disposition du cavalier.

Elles se divisent en flexions k pied et en flexions à cheval.

Les premières se subdivisent elles-mêmes en :

V Flexions de l'encolure et de la mâchoire, au moyen des rênes de la bride.

2** Affaissement de Tencolure.

3° Flexions directes de la tête et de l'encolure. 4** Flexionslatérales de lenoolure avec les rênes du bridon.

Les ilexions à cheval sont au nombre de trois:

V Flexions latérales de l'encolnre.

2" Flexions directes de la téte et de l'encolure ou ramener.

S*' Flexions et mobilisation de rarrière-main.

M*" 1 . Pour exécuterla flexion de l'encolure à droite, le cavalier étant h pied saisira la réne droite de la bride avec la main droite» a seize centimètres de la branche du mors, et la rêne gauche avec la main gauche, à dix centimètres seulement de la branche gauche. U approchera ensuite la main droite de son corps, en éloignant la gauche, de manière à contourner le mors dans la bouche du cheval. La flexion à gauche s exécutera par les mêmes principes et par les moyens inverses.

N*" 2. Pour Taffaissement de Fencolure par la flexion de la mâchoire , le cavalier se placera comme pour les flexions latérales» il croisera les

FLEXIOl». 149

lénes da bridon sous la ganache, en tenant la vène

gauche avec la main droite et la réae droite avec la main gauche, tontes les deux à environ seize oentimrtres du mors; il étreindra la mâchoire inférieure entre les rênes ainsi croisées, avec une force dont la puissance s'aoerottra en rai^n de la résistance que présentera le ciieval; mais cette force devra cesser entièrement anssitèt que le cheval abaissera son encolure en ouvrant la bouche.

N* 3. Les flexions directes de la téte et de l'encoiure s'obtiendront en prenant» je suppose, la réne gauche de la bride avec la main droite, i seize centimètres de la bouche du cheval ; on la tirera directement vers Fépaule gauche, en donnant en même temps avec la main gauche une tension à la réne gauche du bridon en avant, de manière à ce que les poignets du cavalier tenant les deux rênes soient en regard sur la même ligne. Cette flexion se pratiquera aux deux mains.

N"* 4. Pour les flexions latérales de l'encolure, le cavalier, toujours placé près de l'épaule du cheval» saisira la réne droite du bridon, qu'il tendra en Tappuyant sur l'encolure, pour établir un point intermédiaire entrel iiopuisioa qm viendra de lui et la résistance que présentera le cheval : il soutiendra la réne gauche avec la main gauche, à trente*trois centimètres du mors. Dès que le

ISO FLEXIONS.

idieval chercheTft à éwiti&t la teoBion ooiistanie de

la rêne droite, en inclinant la tète à droite, le ctvaliér laisBera glisser la réne gauche» aûn de ne préeenier auciioe opposition h )a flexion de l'encolure. Cette rêne gauche devra se soutenir par une sucoeBsioii de pelitea lenaîonis spoataaées, chaque iois que le cheval cherchera a se soustraire par la croupe, à raaaojeltisseiDeat de la réne droite.

Lorsque l'encolure et la inàchoire auront complétenlent «édé à droite, )e cavalier donnera une é^le tension aux deux rênes, pour placer la téte p^piendieulairement.

La ftexion de l'encolure à gauche ts' exécutera d'après les mêmes principes, mais par les moyens 'inYenes. Le oavalier pourra rauwvder avec les irénesde la bride, ce qu'il aura fait d'abord avec celles du bndoo , dont l'effet est moitts puissant et plus direct.

. LesileiiousÀ cheval se pratiquent dans l'ordre suivant:

M"" i . Pour exécuter la ilexion à droite^ le cavalier prendra uâe réne de brtdon dans chaque main, ia gauche sentant à peine l'appui du mors; la droite, au contraire» doonaut une impression modérée d'aberd , mais qui augmentera en proportion de la résistance du cheval, et de manièro à la dooper toujours» jusqu'à ce qu'il ioclineia téte du coté où âe iail sealir la piebsioa ; dès que

FLfiiUOltft. ifti

1« téte du dieyal aura été ramenéa à droite « k

réne gauche ioTtam. opposition, pour empêcher la Dûi de dépaMer la parpendieulaire. La mouya* ment régulièrement accompli, on fera reprendre au ohevai 9a positioa oaturelie par une légère taoaion de la rdna gauche.

La flexion à gauche s exécutera de même, le cavalier employant alternativement les rènos de bridon et celles de la bride.

TU"* 2* four obtenir le» flexion» direotes de la téte et de rencolure on ramener, le eavaUar se servira d abord des rênes du bridon, qu'il réunira dan» la main gauche en les tenait comme

ceilas (le la bride. 11 appuiera la main droite de champ sur le» réncA on avant de la main gauobe, afin de donner à la première une plus grande puissance; après quoi il fera sentir progressivement l'appui du mors de bridon. Dés que le cheval cédera, il suffira de soulever lu luaiu droite pour diminuer la tension des rênes et récompen* ser l'animal. La main ne devant jamais présenter qu une force proportionnée à la résistance neule de l'enoolare» on n'aura qu'à tanir las {ambas

légèrement piès pour Uxer rarrière-main. Lorsque le cheval obéira à l'action du bridon. il cé* dora bien plus promptement à celle de la bride* dont reflet est plus puissanl ; eUe devra par em-^ séquent être employée avec plus de ménagement* - I46 cheval aura complètement cédé 4 l'action de

152 fjumoiis.

la main, lorsque sa téte se trouTera ramenée dans luie position tout à fait perpendiculaire à la terre; la contraction cessera' dès lors* ce que Tanimal constatera comme toujours en luachaat son mors. Le cavalier aura soin de compléter exactement la flexion sans se laisser tromper par les feintes du cheval; feintes qui consistent dans un quart ou m tiers de cession suivis de bégayement.

Cette flexion est la plus importante de toutes, les autres servant principalement à la préparer; ii faut que les jambes du cavalier soutiennent l'arrière-main du cheval pour obtenir leramener« de façon k ce qu'il ne puisse éviter l'effet de la maiu par un mouvement rétrograde du corps.

. N"" 3. Pour les flexions et mobilisations de Tar* rière-main, le cavalier tiendra les rênes de la bride dans la main gauche» et celles du bridon croisées l'une sur l'autre dans la main droite, leâ ongles en dessous; il ramènera d'abord la téte du cheval dans sa position perpendiculaire par un léger appui du mors; après cela, s'il veut exécuter le mouvement i droite, il portera la jambe gauche en arrière des sangles et la fixera près des ûancs du cheval jusqu'à ce que la croupe cède k cette pression. Le cavalier fera sentir en même temps la rêne de bndon du même coté que la jambe, en proportionnant son eflét à la résistance qui lui sera opposée. De ces deux forces imprimées ainsi par la réae gauche et la jambe du

luéme côté, la première est destinée à déplacer la croupe, et la seconde à combattre les résisUmces. On se contentera dans le principe de ùive exécuter à la croupe un ou deux pas de côté seulement. Lorsque la croupe aura acquis plus de facilité de mobilisation, on pourra continuer le mouvement de manière à compléter à droite et À gauche des pirouettes renversées. Aussitôt que les banches céderont à la pression de la jambe, le cavalier, pour arriver à Féquilibre parfait du cheval, fera sentir iuiiuediatement la rêne opposée à cette jambe; son effet, léger d abord , augmentera progressif . vement, jusqu'à ce que la tête soit inclinée du coté vers lequel marche la croupe, et comme pour la voir venir.

La jambe du cavalier, opposée à celle qui détermine la rotation de la croupe, ne doit pas demeurer éloignée durant le mouvement , mais rester près du cheval et le contenir en place, en donnant d'arrière en avant une impulsion que l'autre jambe communique de droite à gauche ou de gauche à droite.

FOND. Un cheval qui a du fond est celui qui'

supporte un long exercice sans se fatiguer.

Heureux sont les amateurs qui ont en partage des chevaux nés avec ces bonnes dispositions! Mais un travail gradué sur les moyens du cheval, peut fortifier l'animal que la nature a moins bien

iM ffC»GI5.

traite, et le rendre aussi capable de résister à de

longues courses.

FORCER LA M AUM , c'est la même chose que s'emporter. (Voyez emportée.)

FORCES [faire les). Un cheval i^ui ouvie beaucoup la bouchOt au lien de se ramener quand on lui tire la bride, fait des forces.

Cette expression veut dire qu il imite par ce mouvement la figure d'une espèce de tenailles de fer que Ton nomme forces*

Les cavaliers qui cherchent d abord è ramener leurs chevaux quand ils sont en action , rencontrent parfois cette résistance; la contraction de la mâchoire, jointe à celle de l'encolure, présente une telle opposition, que beaucoup d'écuyers ont été obligés d'y renoncer.

Le travail dans Tinaction et en place, en ne s'occupant que des assouplissements et de la mise en main, est Tunique moyen de combattre ces résistances. Je puis répondre qu'en moins de quatre leçons, d'une demi-heure chacune, leeheval aura acquis une très-grande légèreté.

FORCES DU CHSVAL (les) se divisent en fofeas tfiftîfidiseï et en forces IrcÊundiei. Elles

sont ioslinyùlives lorsque le cheval en règle lui-

même l'emploi ; elles sont traosmises lorsqu'elles émanentdu cavalier* Dans le premier cas» rhomme domÎDé par son cheval devient le jouet de ses caprices; dans le second» au contraire^ ii en fait un instramenl dociloi soumis à toutes les impulsions de sa volonté.

L'éducation du cheval consiste dans la domination complète do ses furccs; ou uc peut en disposer qu'en annulant toutes les résistances*

Le cheval , dès qu'il est monté» ne doit plus agir que par des forces transmises.

FORGER. Ce iiiul veut dire que le cheval, en marohant ou trottant» s'attrape les fers des pieds, de devant avec ceut de derrière*

De mauvaises constructions, telles que desreins bibles» des épaules courtes» une encolure massive et affaissée, rendent infaillible la rencontre des fers. Les chevaux mal mantés, auxquels on laisse prendre des positions qui nuisent au jeu ré«^uiier des quatre jambes, forgent aussi» bien que leur conformation ne les y contraigne pÎBus.

Eu disposant le cheval de layun à ce que le mouvement de ses jambes ne détruise pas son équilibre, on le corrige de ce défaut ; mais, pour y parvenir, il faut 1 exercer avec beaucoup d attmtion, et ne lui faire d'abord prendre que des allures lentes» pour que ses ioices demeurent bien répartie», et que chaïque jambe» se mouvant

156 FOUtfi.

avec l'énergie convenable, n'aille pas frapper le pieci postérieur coutre celui antérieur.

iOUGUEUX, cheval colère ejl fantasque. Les mauvais traitements sont» pour l'ordinaire, le principe de ses emportements désordonnés.

La douceur» la patience, peu d'exigence et beaucoup de progression dans les exercices, sont de grands moyens de corriger ce défaut.

Avec des leçons courtes et fréquentes» on ha* bituera le cheval à la société de l'homme et à la soumission, sans lui donner une impatience qui le rend fougueux et le fait parfois se défendre.

A cet égard» et comme moyen très-ejEâcace pour détruire cette défense, je recommande pardessus tout le travail en place.

FOULE, c'est lorsque plusieurs cavaliers manient à la fois leurs chevaux dans uu manégei et leur font exécuter chacun un travail différent.

Il serait beau de faire revivre cette belle manière de ftire de la science; il est vraiment gracieux de voir une douzaine de cavaliers exécuter diûérents airs de manège : les uns décriraient des figures de deux pistes, pendant que les antres seraient au passage, au piaffer et au galop sur de petits cercles, en changeant souvent de main. Cette manière de travailler son cheval séparément Mi appréciée le mérite de chaque cavalier,

Page 1