‹ Dictionnaire raisonné d'équitationChapitre 40 sur 67 · GAI.OP · texte numérisé non relu

GAI.OP

beit pas, c'est qu'U n'est pas placé convenablement, oa qu'il manque de la forœ impulsive qui doit le porter en avant ; il est donc éTident que le eti6Yal o'exécute correctement que quand le cavalier lui a transmis une force et une répartition de poids convenables.

L'équilibre qui doit toujours servir de base au cheval exige qu'il galope sur le pied situé en dedans du manège^ ou, autrement dit, sur la jambe droite quand il est à main droite, ou sur la jambe gaucbe quand il est à main gauobe. Si l'ordre du jeu des extrémités était renversé, il y aurait irrégularité et danger, surtout dans les ebangements de direelioQ ; car si, malheureusement, le ebeval se trouvait comprime du côté déterminant, il en fésulterait que les jambes (antérieure et postérieure) du même eôté eutre-passeraient le centre de gravité, et amèueraient la chute de 1 animal. Si cet inconvénient, qui présente des dangen^est moins fréquent qu'il ne pouiiait l'être, c'est que le ebeval mal tenu eherebe naturellement k repiendre Véquilibre que son maladroit cavalier a détruit, et qu'il l'obtient en donnant plus d'extension au eerele sur lequel il marche, œ qui amène le posé de l'autre jambe antérieure sur le sol. On conçoit bien que ees mouvements faux en principe ne sont bl&mables que sous le cavalier qui ne sent pas son cheval, autrement ce sont des diffienlléck trèMeeaplablis eséentées par

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un écuyer qui sait si bieu disposer les forces de son cheval qu'il peut, sur uu mouyemeot faux, conserver un équilibre paria itement juste.

Passons maintenant aux galops irréguliers; il en est de plusieurs espèces que nous allons déiinir ; après quoi, nous donnerons les moyens de les rectifier.

Il n'y a qu'un galop faux; il y a deux galops désunis : désuni du devant, désuni du derrière.

Si le cheval, étant à main droite, se trouve galoper sur le pied gauche, le galop est faux.

Comme il ne peut arriver là qu'après un mouvement de corps qui a surchargé la partie d'abord allégée, il &ut par une force opposée, c'est-à-dire j>ar le soutien ferme de la jambe gauche et de la main portée aussi à gauche, lui faire reprendre la position première. Une fois la position rendue, l'accord de ses mouvements se rétablira de luimême.

Si les erreurs du cheval viennent de ce qu'il n'est pas encore assez fiimiliarisé avec l'allure du galop, il but l'arrêter et lui faire prendre on galop régulier, par les moyens précédemment indiqués. Ce temps d'arrêt devra être rigour^sement observé toutes les fois qu'il changera de pied, ou se désunira. On évite ainsi les mouvements brusques, qui sont toujours au détriment de l'organisation.

Eiaminons maintenant le cas où le chéval se

désunit du devant ou du derrière. Il est désuni du devant, lorsqu'on galopant à main droite, c'est l'extrémité antérieure gauche qui commence le galop, et il Test du derrière quand l'extrémité postérieure droite reste plus en arrière que la gauche; dans le premier cas, c'est la motion des jambes de derrière qui est régulière, et, dans le second, c'est celle des jambes de devant.

Un cheval se désunit-il du devant ? Un surcroît d'action donné avec les deux jambes fecililera reuievé de la partie aulerieure avec la main» et, en la reportant aussitôt à gauche, on surchargera cette partie et on décidera ia dioite eu avant; ici, il n'y a pas d'interruption dans le galop.

Si, RU contraire, il se désunit du derrière, le contact plus énergique de la jambe gauche, avec un soutien ferme et égal de la main, donnera une inflexion aux cotes de cette partie, et iixera cette jambe postérieure sur le sol ; en outre la jambe droite du cavalier, modérant l'action de la gauche, contiendra le cheval droit, rétablira son équilibre, et le galop sur le pied droit suivra uaturellement.

Je le répète, il est essentiel de soutenir vigon* reuseinent le bras et la nialn; sans cette immobilité momentanée , la jambe ne fait que donner une impulsion en avant, et manque ainsi l'effet qu'elle doit avoir sur l'arriére- main du cheval.

L'intelligence du cavalier suppléera à tous les

détails que ne peut contenir une définition ëtnrite; il sentira le degré de force dont se sert le cheval pour changer de position, et ne lui en imprimera que la quantité sufUsaute pour le ramener à des mouvements réguliers, sans rien changer k son allure.

Quand une fois on aura disposé le cheval afin qu'il ait la possibilité de s^mbarquer au galop sur le pied droit ou sur le gauche, quand on laura corrigé des irrégularités qui rendaient oette allure défectueuse, et accoutumé à se maintenir uniment aux deux mains, il sera temps de lui faire exécuter des changements de pieds» d'abord par un temps d'arrêt, ensuite du tact au tacL Après avoir galopé le cheval à main droite et à main gauche, par conséquent sur le pied droit et sur le pied gauche, on obtiendra ces mêmes dé^ parts du pied droit et du pied gauche À la même main; ces départs deviendront faciles, et alors les changements de pied du tact au tact s'obtiendront naturellemeiii et sans difficulté.

Une autre condition, non moins essentielle, est d'entretenir le iiièLiie degré d'action, malgré les changements de position. J'explique ceci par un exemple : Si , pour obtenir le déplacement nécessaire au changement de pied, on diminuait l'action qu'il avait précédemment et qui n'était que ouuveaable pour la conservation de l'allure, il ne pourrait se maintenir dans cette position

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énergique qui lui fait sentir, appréemr et eiéea«-

ter avec proaiptitude nos volontés ; c'est alors que ^mimâ^ tevi h gracieux et môme la possibilité dee#^ii«vail; au contraire, si, malgré nons» il augmente son action pour prendre un galop plus déoidi, il nous sera tout aussi difficile d'en tirer un bou parti ; car, s'il dispose volontairement de BÉftl6rces« ou que nous manquions d'accord pour les lui conserver au même degré, il faudra entrer en lutte avec lui dans le moment même où il est le plus nécessaire qu'il soit subordonné.

, J'ai toujours recommandé d'être peu eiLÎgeant daMleacommencementsd'un travail quelconque!

et jHnsisle sur la nécessité de celle prudence, qui accéléiira les progrès du cheval.

le ebeval une fois au galop, il est facile de le conserver à cette allure, en le soutenant vigour^Uflement, pour secourir et enlever les jambes de devant chaque i'ois qu'elles retombent. Si le cavalier conserve un accord assez parfait à aides, pour ne pas changer Taction du cheval, il donne une cadence gracieuse et continue à ses mouvements.

Avant de terminer, je dois encore mettre le lecteur en garde contre une de oes pratiques malheureuses qu'il faut proscrire , c'est celle de remener le cheval pour obtenir un changement de pieds.

Voici ce qu on appelle r^nvmer un cheval .

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Supposons-le au galop sur le pied droit; le cavalier force sans ménagemeoU l'inclinaison à droite, au point de le coucher de ce cdté, pour ainsi dire, et aussitôt il rerwene à gauche. 11 y a bien là une chance pour que le cheval change de pieds, mais il y en a mille pour qu'il tombe auparavant; car il lui iàui une force très^grande pour supporter ces deux mouvements brusques et' contraires, qui ne peuvent jamais se faire qu au détriment des jarrets.

Pour nous, tenons-nous à ce principe immuable, avec lequel on doit s'identifier : c'est qu'il faut placer avant de déterminer, sinon attendre tout du hasard.

Pour obtenir les changements de pied du tact au tact» il faut se servir de la main et de la jambe opposées au côté où le cheval doit soulever sa jambe; cela se conçoit [puisqu'il y a une force à combattre et une k transmettre.

Le cavalier doit comprendre que maigre toutes ces définitions, je compte sur son tact, car on ne peut ni écrire ni expliquer tout ce qui tient au sentiment.

GALOP GAILLARD. {Voyez pas.)

GALOPADE (la) est un galop plus raccourci et plus enlevé du devant que le galop ordinaire. Il faut, pour cette allure, une opposition des

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