‹ Dictionnaire raisonné d'équitationChapitre 54 sur 67 · POSITION · texte numérisé non relu

POSITION

C(Mnment surmontera-t'-on ces obsUioles? En

lui lésumaot tous ces détails en ce pou de mots : Fléchir le lmde$ reins. C'est seulement en renon- Velant la flexion de cette partie qu'on donûera au buste la position la plus convenable.

On conçoit quelle sera Tinfluenee de cette mobilité : les reins servant de base aux épaules» ' celles-ci n'acquerront le degré d'abandon néees* saire qu'autant qu'elles pourront, pour ainsi dirOt s'en fier aux reins de la solidité de l'assiette.

En effet» si les reins sont dans un état permanent de roideur, tous les chocs se répercuteront chez le cavalier, dérangeront sou é<iuilibre,: et le fdrcelvnti pour le rétablir, de faire nsage de toutes les parties de son corps; si, au contraire, par des flexions faites à propos, et souvent repé- Icci?, on s'habitue à suivre tous les mouvements du cheval, on conservera aux autres muscles tout lé liant et la liberté désirables. Or, pour en arriver là, il faut que la flexibilité des reins ait détruit la roideur qui rend tous les chocs sensibles, et par snite l'assiette incertaine. Sans doute ces temps seront loin d'être bien saisis la première fois, ils amèneront beaucoup d'oscillations dans • Tassiette ; mais il n'y a rien là de décourageant ni de. dangereux.

Il faut que l'élève chancelle, sans quoi il n'apprendra pas à se tenir solidement. C'est par les déplacements continuels, méfné des parties qui,

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pluâ tard, seront immobiles, qu'on iQur donnera

le jusle emploi de force d*oh naîtra la liaison intime des deux corps; cela permettra au cavalier de distinguer rapidement, entre aes diverses pui»sauces, celles qui le mettent en garde contre les mouvements brusques du cheval, et celles qui doivent le diriger. Âînsi, fléthir ks reim (o'est^* dire les vertèbres lombaires) êbt la seule expression qui, sans embrouiller l'élève, le mettra proraptement h même de pi r iuire ut conserver la position voulue, et de s'y trouver à Taise.

Si les bras tombent sans force, les épaules se* root effacées, et la poitrine saillante, par la raison bien simple qu'on ne peut pas frire céder le bas des reins sans porter la ceinture en avant, sans se grandir du haut du corps, et ^ns que la poitrine soit onvwle.

Une fois que, par la multiplicité des mouvements des. lombes, le corps aura acquis la sou- [desse convenable, il faudra habituer les bras à tous les mouvements possibles , en ajant bien soin que le corps n'en éprouve aucun déplacement.

Les rênes du bndon seront séparées, une dans chaque main, en leur laissant assez de longueur

pour que le jeu des bras ne fasse éprouver aucune sensation au cheval. On pourra môme les croiser dans une seule main^ afin que le bras libre puisse s'éloigner et se rapprocher du corps sans dépla-

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eer les épaales, et s^habitiier par ce moyen à rendre local l'emploi -des iorces. Ainsi on arrivera promptement au seul mouvement utile pour , bien diriger le cheval.

Le poignet a trois mouvements sur lavantbras, connus en anatomie sous les noms de rotatioUf supination et promùon. La première de ces positions sert k donner une égale tension aux rênes (il s agit ici de la main de la bride) ; la seconde augmente la pression de la réne gauche sur oe côté de lencolure, pour porter k droite ; et la troisièrae, la pression de la rêne droite pour déterminer à gauche.

L'avant'bras prêtera son secours au poignet quand la iorce propre de celui-ci sera insuidsante, mais sans pour cda &ire éprouver la moindre oscillation an bras.

C'est avec ces explications qu on iéra connaitre au cavalitf les divers leviers que donne diaqne articulation, et dont le jeu combiné donne la force, la grâce et la précision.

Je Tai déjè dit/le ofaeval.ne peut prendre untf allure quelconque ai se livrer à aucune défense sans revenir sur iui<»inêaie; comme il faut l'attendre pour le suivre, Tappui des fesses, prodoit par la ilexion des lombes, donnera cette facilité. Il en sera de même pour le conduire; comme on ne lui résiste qu'en vertu d'un levier, et qu'il n'en existe pas sans point d'appui, c est aux fesses

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