ZOU TRAVE&SEB
sîstotice du cheval. La cravache sera tenue h
pleine xuain de la main droite, la pointe vers la terre, ptiia elle s'élèvera lentement jusqu'à la hauteur du poitrail pour en frapper délicatement cette partie à des intervalles d'une seconde. Le premier mouvement naturel du cheval sera de fuir en s éloignant du côté opposé à celui où il sentira la doàleur. C'est par le reculer qu'il (Perchera i éviter les atteintes. Le cavalier suivra ce mouvemeut rétrograde sans discontinuer toute* fois la tension énergique des rênes de la bride, ni les petits coups de cravache sur le poitrail. Fatigué de ces effets de conlrainte, le cheval cherchera bientAt par un autre mouvement à éviter la sujétion, et c'est en se portant en avant qu'il y parviendra; le cavalier saisira ce second mouvement instinctif, pour arrêter et flatter l'animal du gesie et de la voix. Le cheval ayant bien compris le moyen à l'aide duquel il peut éviter la douleur, n'attendiM pas le contact de la cravache, il le préviendra en s'avançant forcément au moindre geste. Le cavalier en profitera pour opé* rer avec la main de ia bride, par une force de haut en bas, l'aflaissement de l'encolure et des effets démise en main, il disposera ainsi de bonne heure le cheval pour les exercices qui doivent suivre.
TRAVERSER (se). Le cheval se traverse quand
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TAtolGNER. 305
il se jette de la croupe sur Tune des jambes du oavavalier et la forée.
Pour arrêter ce mouveineot, il faut soutenir vigoureusemeot la jambe, et si ce moyen est in* sufBmDty user du filet pour opposer les épaules k U croupe.
Le cavalier doit être averti par son assiette de ces sortes de déplacements, et se mettre de suite eu mesure de les prévenir ; car, pour qu'une correction opère, il faut qu'elle suive immédiatement rintention même de la faute.
Il y a plus, le cheval ne comprendrait la volonté de Fécuyer qu'ila longue, si le mouvement de celui-ci succédait au sien, au lieu de le prévenir; il saurait bien qu'il doit revenir dans sa première position, quand on l'y forcerait; mais, comme on ne lui avait pas dit qu'il devait s'y maintenir» il ne croirait pas frire a<^ de désobéissance en se déplaçant de temps A autre ; or, voilà ce que Ion doit lui expliquer clairement.
TKÉPIGiNEIl, c est l'action d'un cheval colère qui précipite le mouvement de ses jambes en battant la terre à la même place.
Cette impatience natt quelquefois de l'irritabilité du caractère d'un cheval, souvent aussi de la contrainte maladroite dans laquelle le mettent les exigences outrées du cavalier, •
Dans le piemier cas, la doooeur, les bons tnii-
â06 TBIDB. '
lemuiits, des leçons simples et courtes sont les calmaals k employer ; dans le second» il &ut que le cheval change de cavalier, ou ce défaut ne fera que s âccroltre dans les mains inhabiles qui pre^ tendaient l'instruire.
Il y a des cavaliers qui croient faire piaffer leurs chevaux en les faisant trépigner: il est cependant aisé de reconnaître ce dernier mouvement, à la mauvaise humeur que le cheval y déploie, et qu'il n'a pas dans le vrai piaffer. Le manque d'ensemble dans la motion des jambes est un signe caractéristique, qui aide à distinguer 1 un de l'autre; dans le trépigner les jambos de devant sont seules mobiles, et l' arrière-main n'a qu'une action irreguiièi-e, tandis que, dans le piaiier, chacune d'elles fonctionne oûmme dans un trot régulier.
TRIDE est une qualité du cheval qui lève les
jambes avec vitesse, et leur donne une cadence régulière.
Cela se dit surtout des jambes de derrière , quand; malgré le poids plus considérable dont elles sont surchargées, elles quittent le sol païf un mouvement piuiupt; ou dit alors : Ce cheval a du Irufe. C'est une beauté pour le» chevaux de manège; ils se cadeneent plus agréablement, et comme ce mouvement leur est naturel, ils le prennent et le conservent tout le temps qu'on les
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TROP. Wi
recherehe. Ces chevaux ont pour l'ordiaaire de bcmnes haDches et d'exoeilento jarrets.
Si le cavalier parvient h dtmner du tride à un cheTai dont la construotioa s oppose k ce mouve«« ment, il pourra s arroger le titre de savant cava« lier.
Il faut bien se garder de coufondre le mouve*
ment moelleux du tride avec la contraction con- Tulsive de i'éparvia sec.
TROT (le) est une allure naturelle que le cheval prend en levant en même temps deux jambes transversalement, c'est-à-dire Tune des deux jambes de devant indistinctement et Topposée de derrière. Si la motion en est bien exMte, on dit que le cheval trotte régulièrement.
Comme je l'ai déjà avancé dans plusieurs arti» des» je conteste fortement l'utilité du grand trot pour donner du liant aux jeunes chevaux; il est, au contrairot indispensable de leur donner une souplesse préalable, pour qu'ils puissent se main* tenir gracieusement à cette belle allure. Les mouvements avec lesquels l'équilibre s'obtient le plus aisément, duiveut précéder ceux qui présentent plus de difficultés ; c'est le travail en place et l'ailare du pas qui préparent le cheval au trot, et le mettent à même de conserver aux allures allongées l'aplomb qu'il a aoquis aux exercices précédents.
SOS TftOT.
Ce n'est pas assez que le cheval troUe vite ; il faut encore que Teflort qii^il fiiit à cette allure, ne prenne pas sur son équilibre, et qu'il réponde aussi vivement et avec autant de précision qu*au pas, à tout ce que le cavalier lui demande; alors seulement on pourra se glorifier de la vélocité du trot de son cbevaU puisqu'on ne lui en transmettra pas moins les forces nécessaires à toutes les directions,
TROT (battue de). On entend par battue de trot» raction produite par les jambes antérieures et postérieures transversales du cheval , en se levant et en posant en même temps sur Je sol. Plus le corps du cheval est bien placé, soit naturellement, soit par l'art, plus la battue du trot est régulière. U est essentiel que cette battue ae ihsse distinctement i l'instant oh les deux pieds posent à terre, sans cela les mouvements manquent d'barmonie; la confusion qui en résulte rond le cheval plus difficile à conduire et met son équilibre en défaut. Le cavalier doit donc s'attacher à donner une battue de trot régulière à son cheval, sous peine de le rendre proujptement incapable d'aucun beau service. ( Voyez £du«
CATION RAiaOKNÉB.)
TROT ESPAGNOL. {Voyez pas sspagnol.)
TBRTIl A TBRBB*
sot
UNIR UN CHEVAL, c*est le reraettre sur le bon pjed quand il est désuni , c'est-à-dire sur le pied droit quand il est & main droite , el viee vèftà.
En ligne droite, il n y a* pas de bon ou de mauvais pied, et, pourvu que le cheval galope uniment» on ne doit rien lui demander de plus; mais, du moins, est>il essentiel de le maintenir
uni. {Voyez galop, pour les moyens à employer. )
VAILLANT (un cheval) est celui qui joint le courage à la vigueur.
Ces deux qualités, bien difficiles à rencoiitt er, laissent peu de chose à faire à Téouyer; aussi n'est-ce pas là qu'il peut développer tout son savoir.
VENTRE A TERRE. On désigne par ce mot le cheval qui galope de toute sa vitesse» et de manière À ce que l'extension de ses extrémités et leur éloignement du centre, rapproche autant que possible son ventre de la terre.
Les chevaux destinés aux courses sont ceux auxquels celte posiliou est la plus habituelle.
Si i on me demande à quoi peut servir cette accélération outrée dans les mouvements des Aevaux : à rien, répoodiai-je, soit comme utiiilé» soit pour lamélioratioa de la race cheyalîner Mais l'intérêt particulier remporte toujours sur rintérét général ; ou a voulu surprendre, éblouir» émouvoir même , et cette excessive rapidité est très-propre à produire ce résultat.
Voyez le mot couasBSt pour les moyens qu'il fiiudrait employer, afin de les rendre fructueuses, sans rien diminuer de l'admiration publique.
VOLONTAIRE, se dit d'un cheval qui se livre continuellement à des actes de fantaisie et de désobéissance.
Le cheval bien assoupli, dont on épie et dirige tous les mouvements, ne peut être volontaire; car, sentant le pouvoir du cavalier, il se soumet i son iniluence; mais il faut faire en sorte que le raisonnement serve de base à tous les moyens que l'on mettra lu pratique. Je l'ai déjà dit, ce n'est qu!à force de raison qu'on dominera le physique du obeval, et bientôt son intelligence.
VOLTË (demi-). On appelle demi-vôlte une figure dans laquelle le cheval décrit la moitié d'un cercle. Dans la demiovolte ordinaire, les jambes de devant ont le plus grand cercle à parcourir;
c'est l'oppose dans la demi-vol te reuversée. L'une
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YOLTIGIB. Mi
et l'autre se preuoent iadistiuctement dans toutes les parties du manège; ordinairement, on les commeDce après le passage d'un des [)elits c(')tés.
La demi-volte renversée est plus istcile à exécuter que la demi-^volte ordiiiaire, en ce que le contact des jambes qui active d'abord l' arrièremain, aide en même temps à sa mobilité.
Pour la demi-volte ordinaire, il faut, au «ontraire, reporter toute Faction sur la partie antérieure, pour que celle*oi ait un mouvement de rotation sur Jes hanches. La ditlieulté consiste donc à contenir la croupe de manière à ce qu'elle attende les épaules.
VOLTIGER, c'est l'action de sauter sur le cheval, soit qu'il reste en place, soit qu'il galope.
On confond souvent sous le même titre les écuyers et les Toltigeurs» quoiqu'il n'y ait entre eux aucun rapport, les études de l'équitation et de la voltige étant entièrement diiTérentes. 11 est vrai que le voltigeur est toujours à cheval, ce qui, * jusqu'à un certain point et aux yeux du vulgaire, l'assimile à Téouyer ; mais le plus souvent il né* glige et ignore les principes de l'équitation* Soit que la voltifie capùvje toute son attention, soit que l'habitude de ses mouvements de corps et de jambes l'empêche de se fixer dans une même position, toujours est-il que les voltigeurs, sauf quelques exéeptions rares, sont loin d'être de